September 2014 Archive

Des antioxydants pour contrer la myopathie

Un traitement à base d’antioxydants mis au point par une équipe de recherche de Montpellier a permis d’améliorer les fonctions musculaires de patients atteints de la myopathie FSH.

Des antioxydants pour contrer la myopathie

Les résultats d’un essai clinique contre la myopathie FSH, la forme la plus répandue de la maladie, ont été publiés récemment dans la revue scientifique Free Radical Biology & Medicine, et montrent l’effet bénéfique des antioxydants pour contrer la dégradation musculaire.

La myopathie FSH, ou facio-scapulo-humérale est une pathologie génétique qui affaiblie progressivement les muscles, et en particulier ici les muscles du visage, avant de se généraliser à l’ensemble du corps.

Une équipe du CHRU de Montpellier a mis au point un « cocktail » d’antioxydants composé entre autres de vitamine E, de vitamine C et de zinc, qui a permis d’améliorer les fonctions musculaires des patients ayant reçu la supplémentation.

L’essai clinique a eu lieu sur 53 malades pendant 17 semaines, et s’est déroulé en double aveugle : ni le malade ni le médecin prescripteur ne savaient s’il s’agissait du placebo ou du traitement véritable. Cette technique de test est utilisée afin de ne pas fausser les résultats finaux.

Au terme de 4 mois de traitement, les patients ayant eu la vraie supplémentation ont montré des améliorations significatives aux tests de force de quadriceps et de marche de 2 minutes, par rapport au groupe témoin soumis au placebo.

Pour la communauté scientifique, ce traitement représente une avancée importante, et donne aux malades l’espoir de freiner la maladie, en attendant un traitement ciblant l’origine des symptômes : la dégradation progressive des muscles.

C’est l’activation anormale du gène DUX4 qui provoque un surplus de radicaux libres, des molécules oxydantes, qui engendre la destruction des protéines musculaires et est à l’origine de la myopathie.

Les antioxydants permettraient donc, dans un premier temps, de contrer l’effet de ce gène DUX4 surexprimé, en attendant de trouver comment empêcher cette sur-activation néfaste.

Pour l’heure, le CHRU de Montpellier a estimé que les résultats étaient assez convaincants pour proposer le traitement aux malades atteints de myopathie FSH qui se présenteront à l’Hôpital.

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Crises de goutte : deux verres de jus de cerise par jour pourraient les éviter

La prise quotidienne de deux verres de jus de cerise pourrait permettre de réduire les niveaux sanguins d’acide urique, et donc le risque de crise de goutte, d’après une petite étude anglo-africaine.

Crises de goutte : deux verres de jus de cerise par jour pourraient les éviter

La goutte est un rhumatisme inflammatoire provoquant douleurs et gonflement des articulations, à cause de l’accumulation de cristaux d’acide urique. Issu de la dégradation des cellules mortes et de notre alimentation, l’acide urique est normalement éliminé par les urines, mécanisme qui n’a pas toujours lieu chez les patients obèses, diabétiques ou atteints d’insuffisance rénale.

Des chercheurs britanniques et sud-africains se sont attelés à trouver une solution pour empêcher les crises de gouttes, et ont constaté que le jus de cerise pris quotidiennement pouvait faire baisser le taux d’acide urique dans le sang, et ainsi éviter les crises de goutte.

L’étude a été menée sur 12 volontaires de 26 ans en moyenne, en bonne santé et sans problème de goutte. Ces participants ont été soumis à un régime alimentaire précis, excluant tout autre apport d’anthocyanes (pigment coloré) en dehors de celui provenant des cerises. Ils ont alors bu soit 30 ml soit 60 ml de jus de cerise concentré dilué dans l’eau chaque jour.

Les chercheurs ont ensuite mesuré leur taux d’acide urique dans le sang jusqu’à 48h après la prise de jus de cerise.

Les résultats ont montré qu’une baisse des concentrations sanguines d’acide urique avait lieu pour deux doses de jus de cerises ingérées, et que l’acide urique était majoritairement éliminé par l’urine deux à trois heures après la prise.

D’autre part, les chercheurs ont constaté qu’un marqueur de l’inflammation artérielle était moins présent dans le sang après la prise.

Publiés dans la revue scientifique The Journal of Functional Food, ces résultats concordent avec une étude menée en 2012, qui avait montré que la prise de cerises réduisait le risque de crise de 35% chez des patients atteints de goutte.

Ce sont les anthocyanes contenus dans les cerises qui influeraient sur l’élimination de l’acide urique, par leur effet antioxydant important.

D’autres études complémentaires et à plus grande échelle seront nécessaires pour confirmer ces résultats et calculer plus précisément la dose à consommer pour obtenir des effets conséquents.

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La meilleure méthode de contraception pour les ados serait le stérilet

L’Académie américaine de pédiatrie vient de recommander l’usage du stérilet chez les adolescentes. Le dispositif intra-utérin serait le meilleur mode de contraception pour réduire le nombre de grossesses non désirées chez les jeunes filles.

La meilleure méthode de contraception pour les ados serait le stérilet

L’Académie américaine de pédiatrie vient de recommander le dispositif intra-utérin comme meilleure forme de contrôle des naissances pour les adolescentes autres que l’abstinence périodique. Ces recommandations publiées dans la revue professionnelle Pediatrics vantent les mérites d’un mode de contraception peu utilisé par les adolescentes mais pourtant efficace.

De nombreuses jeunes filles pensent encore que le stérilet est réservé aux femmes qui ont eu des enfants. L’Académie américaine de pédiatrie veut combattre cette idée reçue et recommandent aux pédiatres de conseiller aux adolescentes à la recherche d’une méthode de contraception : “par ordre d’efficacité décroissante, les implants contraceptifs, les dispositifs intra-utérins et enfin la contraception orale “.

Les médecins rappellent que la contraception orale est l’option la moins efficace chez les adolescentes car beaucoup ne parviennent pas à les utiliser correctement et oublient de la prendre tous les jours. Ils soulignent qu’aux Etats-Unis environ 18% des jeunes filles qui utilisent le préservatif masculin comme mode de contraception subissent une grossesse non désirée, pour 0 ,8% des jeunes filles qui ont un stérilet.

En France, le stérilet est de plus en plus prescrit

En France, l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) a lancé un site qui permet à chacun de faire le choix de la contraception la plus efficace et qui sera la plus adaptée à sa situation. Le stérilet au cuivre (c’est-à-dire le stérilet non imprégné de progestatif) s’y trouve en bonne position, derrière l’implant et le stérilet hormonal.

Rappelons que l’an dernier, la plus forte augmentation des prescriptions de contraceptifs concerne les dispositifs intra-utérins au cuivre, dont les ventes ont progressé de 47 %. “On a même observé une hausse supérieure à 50% chez les femmes âgées de 20 à 39 ans” a annoncé l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

Et vous, quelle méthode de contraception avez-vous conseillé à votre ado ? Parlez-en sur le forum.

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Grossesse et cancer : les traitements seraient sans risque majeur pour bébé

Lors du Congrès européen d’oncologie, deux études ont montré qu’un traitement chimiothérapique ou radiothérapique pouvait être compatible avec une grossesse, sans mettre en danger le bébé.

Grossesse et cancer : les traitements seraient sans risque majeur pour bébé

Voilà une nouvelle rassurante pour les femmes enceintes atteintes de cancer. Les traitements chimiothérapiques et radiothérapiques ne seraient pas néfastes pour le bébé.

Lors du Congrès de l’European Societey for Oncology (ESMO) de Madrid dimanche 28 septembre, des chercheurs belges ont présenté les résultats de deux études sur l’incidence de traitements anticancéreux sur le fœtus lors d’une grossesse.

Menée par le Docteur Frédéric Amant de l’Université de Louvain (Belgique), la première étude était concentrée sur la chimiothérapie, traitement anticancéreux autorisé pour les femmes enceintes, mais déconseillé avant le 1er trimestre.

L’équipe de recherche a examiné 38 enfants dont les mères avaient suivi un traitement chimiothérapique durant leur grossesse. Les scientifiques ont ensuite comparé leurs capacités mentales et cardiaques à celles d’enfants dont les mères n’avaient pas été soumises à ce traitement lorsqu’elles les portaient.

Il s’est alors avéré qu’aucune différence n’était notable entre les deux groupes d’enfants.

« Quand la chimiothérapie est administrée après le premier trimestre de grossesse, nous ne discernons aucun problème chez les enfants, assure le Docteur Amant, auteur principal de l’étude. Les craintes quant aux risques de la chimiothérapie ne devraient pas être une raison de mettre fin à une grossesse, de retarder le traitement du cancer de la mère, ou de provoquer un accouchement prématuré. »

Menée par la même équipe, une seconde étude a porté sur l’incidence de la radiothérapie sur le développement de l’enfant à naître. A l’heure actuelle, ce type de traitement n’est pas recommandé en France lors d’une grossesse.

L’étude a analysé l’état neurologique, le comportement et la santé générale de 16 enfants et de 10 adultes exposés in utero à la radiothérapie de leur mère. Il s’est alors avéré qu’un seul enfant présentait un retard mental sévère, mais qu’il était potentiellement imputable à d’autres facteurs. Les 15 autres enfants et les 10 adultes avaient quant à eux des résultats tout à fait normaux.


Une étude inédite qui change la donne

C’est la première étude au long cours menée sur des enfants et adultes exposés in utero à la radiothérapie. Les nouvelles techniques de rayonnement et de stimulation en fonction de la dose fœtale maximale admise vont désormais changer la donne en matière de traitement anticancéreux lors de la grossesse. La communauté scientifique et médicale conseille cependant la prudence concernant l’administration d’un tel traitement durant le troisième trimestre.

Lors du Congrès ESMO de Madrid, l’équipe de recherche du Dr Amant a par ailleurs rappelé l’importance d’évoquer la contraception lors d’un traitement anticancéreux, car une grossesse inopinée a souvent un impact émotionnel fort sur la patiente et risque de compliquer la prise en charge médicale.

Source:

Press Release: Cancer During Pregnancy: Chemotherapy and Radiotherapy are Safe for Babies, Studies Show, ESMO 2014.

Recrudescence des caries chez les enfants dès 3 ans

Laisser les enfants boire du jus de fruit dans un biberon n’est pas une bonne idée. Cela provoque l’apparition de caries sur les dents de lait.

Recrudescence des caries chez les enfants dès 3 ans

Un tiers des enfants des enfants souffrent de caries dès l’âge de 3 ans car ils boivent trop de jus de fruits, viennent d’alerter les autorités sanitaires britanniques. Sans réaliser que les jus de fruits sont bourrés de sucre, les parents font en apparence un geste anodin : ils remplissent le biberon ou le gobelet de leur enfant avec du jus de fruit et laissent ce dernier le suçoter tout au long de la journée. Or, ces boissons sucrées sont directement responsables de la production d’acides par la plaque dentaire, et donc hautement cariogènes. C’est ce qui inquiète les autorités sanitaires qui voient apparaître des caries précoces chez les enfants dont l’émail des dents est encore fragile.

Ce n’est pas parce que les dents de lait vont tomber qu’il ne faut pas en prendre soin. C’est en substance le message que les dentistes britanniques aimeraient faire passer dans la population. En croyant bien faire pour respecter la recommandation de cinq fruits et légumes par jour, les mamans font de plus en plus de fruits pressés et de smoothies. Mais, selon les dentistes britanniques : “Les recettes à base de fruits pressés sont de plus en plus populaires. Mais, une fois pressés, les acides des fruit sont beaucoup plus agressifs pour les dents que lorsqu’on mange ces mêmes fruits.”

Le pire étant de laisser le biberon à l’enfant pendant la sieste. Pendant les périodes de repos, en effet, la salivation, plus réduite, ne peut assurer son rôle anti-carie aussi efficacement que lorsque l’enfant est éveillé.

Dents de lait : comment en prendre soin

- Arrêter les boissons sucrées et les remplacer par de l’eau.

- Commencer le brossage des dents dès l’apparition des dents de lait. À partir de 2 ans, un brossage deux fois par jour pendant au moins deux minutes est conseillé.

- Ne pas hésiter à consulter un dentiste si vous observez une coloration de la dent (brune ou transparente). Les lésions qui se situent entre les dents, comme les caries, sont moins facilement décelables.

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Cheveux colorés : des soins naturels anti chute et tonifiants

Deux bons réflexes anti-chute

On pense à masser son cuir chevelu, à sec ou pendant l’application du soin, du bout des doigts pendant quelques minutes. On stimule ainsi la circulation sanguine, ce qui active la pousse du cheveu et le rend plus résistant.
Pour booster un peu plus l’efficacité des massages, on peut frictionner ses cheveux avec ces ingrédients naturels, au choix :
-des plantes anti-chute : sève de bouleau, jus de pomme (bio, sans sucre ajouté), jus de concombre,
ortie (feuilles ou racine), cresson (jus ou feuilles), persil, lavande. Riches en nutriments, minéraux, oligo-éléments et vitamines, ces plantes tonifient le cuir chevelu, préviennent la chute des cheveux et soulagent les démangeaisons.
-des eaux florales : lavande vraie, menthe poivrée, cèdre de l’Atlas, romarin (à verbénone), cyprès vert, pin sylvestre, laurier noble ou tea-tree. Ces hydrolats parfument la chevelure et agissent contre la chute des cheveux ou les pellicules.

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Cancer du pancréas : des marqueurs sanguins permettraient de mieux l’identifier

Une équipe de chercheurs a mis en évidence un type d’acides aminés qui pourraient signaler la présence d’un cancer pancréatique, l’un des plus difficiles à déceler et à soigner à l’heure actuelle.

Cancer du pancréas : des marqueurs sanguins permettraient de mieux l'identifier

5%, c’est le taux de survie pour l’ensemble des malades atteints d’un cancer du pancréas 5 ans après le diagnostic, d’après les données communiquées par l’Inserm.

A cause de sa localisation au plus profond du corps, le pancréas est peu visible par les systèmes d’imagerie. De plus, l’absence de symptômes au début de la maladie ne permet souvent de déceler le cancer qu’une fois qu’il a atteint les organes périphériques.

Ainsi, dans le but d’améliorer le diagnostic et donc les chances de survie, une équipe de chercheurs américains s’est intéressée au contenu sanguin de patients atteints, et a mis en évidence des niveaux plus élevés de certains acides aminés.

L’étude a porté sur des échantillons sanguins de 1 500 personnes prenant part à une vaste collecte de santé. Suite à des analyses poussées, les scientifiques ont constaté que les participants qui ont par la suite développé un cancer du pancréas avaient un taux plus important d’acides aminés à chaînes ramifiées (appelés BCAA) dans le sang que les participants qui n’ont pas contracté ce cancer. Les acides aminés sont des nutriments essentiels que le corps extrait des protéines apportées par notre alimentation.

Ces taux importants de BCAA ont été retrouvés dans le sang de patients 2 à 25 ans avant qu’on ne leur décèle un cancer pancréatique. S’il n’est pas prouvé que ces niveaux élevés induisent forcément ce cancer, ils semblent associés à un plus haut risque.

Des résultats du même ordre avaient déjà été observés chez les souris, dont la présence de tumeurs pancréatiques était associée à de forts taux de BCAA sanguins.

Ces résultats font espérer un test de détection précoce de la maladie, permettant d’augmenter les chances de survie, actuellement faibles.

« Ce travail incite au progrès au niveau de la détection précoce des tumeurs pancréatiques, et permettra potentiellement d’identifier des nouvelles stratégies thérapeutiques pour les patients atteints de cette maladie» s’enthousiasme le Docteur Matthew Vander Heiden de l’Institut de Technologie du Massachusetts, co-auteur de l’étude, parue dans le journal scientifique Nature Medicine.

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7 conseils pour arrêter de tout remettre au lendemain !

On croit toujours avoir de bonnes excuses pour remettre au lendemain les choses qu’on n’a pas envie de faire. Stop à la procrastination ! On se met en action illico avec un peu de méthode.

7 conseils pour arrêter de tout remettre au lendemain !

On classe ses sujets de procrastination

La première étape consiste à analyser la raison de cette mauvaise manie à tout reporter. Pour cela, on peut faire une liste des actions qu’on a tendance à repousser.

On se fixe un objectif simple et on le décortique

Notre mission : amorcer le changement et transformer le statut quo en action. Pour cela, on se concentre sur ses objectifs et on les reprend un par un, dans l’ordre d’importance qu’on leur accorde. On s’aide de la liste établie précédemment. On décompose chaque objectif en différentes étapes qui vont nous donner une feuille de route.

Par exemple, si on souhaite se remettre au sport, on dissèque cet objectif en une liste d’actions simples qui vont aider à le mettre en œuvre :

-choisir sa tenue de sport

-proposer à une copine de nous accompagner

-mettre ses baskets

-courir pendant les 30 premières secondes…

Ce décorticage en plusieurs étapes est une bonne façon de concrétiser son objectif.

On fait sauter les verrous mentaux

Un seul mot d’ordre : bienveillance ! On ne culpabilise pas sa procrastination passée. On fait la paix avec soi-même en se pardonnant pour cette relative passivité. On prend confiance en soi en se débarrassant de ses peurs. On fait sauter ces limites mentales qu’on s’impose tout seul (“je n’en suis pas capable”, “ça ne sert à rien”, etc). On se prépare ainsi mentalement à quitter sa zone de confort. Un préalable nécessaire pour repartir sur de bonnes bases et agir en accord avec soi-même.

On ne place pas la barre trop haut

De la même manière qu’on ne se fixe pas des objectifs irréalisables, on s’accorde suffisamment de temps (même plus que nécessaire) pour mener à bien chacun de nos projets. Cette indulgence permet de faire les choses sans pression avec calme et sérénité. On garde ainsi la pleine maîtrise de ses choix et de ses actes.

Insolite : une appli à l’hôpital pour prévenir en direct l’équipe médicale

Quand la technologie et le monde médical coopèrent, cela donne une application informatique ingénieuse, qui permet de diminuer le taux de mortalité à l’hôpital. Explications.

Insolite : une appli à l'hôpital pour prévenir en direct l'équipe médicale

Pour réduire le taux de mortalité au Queen Alexandra Hospital de Portsmouth (Royaume-Uni), le personnel de l’établissement a choisi d’expérimenter…une application informatique sur ordinateur portable.

Si cette solution semble un peu légère, elle a déjà permis de sauver plus d’une vie, voire même plus de 400 d’après les résultats de l’étude.

Lancée en collaboration avec The Learning Clinic, une entreprise spécialisée dans l’amélioration de la Santé, l’application pour ordinateur portable calcule automatiquement des données sur le patient branché à la machine (pression sanguine, niveau d’oxygène, pouls,…), et informe le personnel responsable en cas de changement anormal de ses caractéristiques physiques. Cela permet alors d’augmenter la vitesse de réaction du personnel médical en cas de problème, puisque celle-ci saura tout de suite la marche à suivre.

Du nom de VitalPAC, l’application a tout d’abord été introduite dans le Queen Alexandra Hospital en 2005, puis dans l’University Hospital Coventry près de Birmingham en 2007.

A l’aide des taux de mortalité précédant l’introduction du dispositif, les chercheurs de l’Hopital de Portsmouth ont calculé que depuis le lancement de l’application jusqu’en 2010, 397 patients de moins que prévu sont décédés au Queen Alexandra Hospital, ainsi que 372 à l’Hôpital de Coventry.

Ce serait donc plus de 350 vies qui auraient été sauvées par cette appli, le taux de mortalité ayant chuté de 15% environ depuis son utilisation.


Eviter des erreurs commises avec les données sur papier

« C’est un excellent exemple d’une solution informatique bien conçue, avec une fin heureuse » a déclaré le Professeur A. Mohammed, co-auteur de l’étude publiée dans la revue scientifique BMJ Quality and Safety. « Tout ceci a été mené cliniquement, et conçu afin de pallier aux erreurs humaines, et encourager le personnel médical à prendre les mesures appropriées. Il en résulte une amélioration de la qualité des soins. »

D’après les auteurs de l’étude, une des causes majeures de décès évitables en hôpital est de ne pas réussir à identifier et à répondre à la détérioration de l’état de santé du patient. L’introduction de cette application permettrait alors d’éviter les erreurs commises actuellement avec les données sur papier.

Ce nouveau système informatique ne fait cependant pas l’unanimité parmi le monde médical. Pour Michael Adams, co-directeur de l’Ecole d’infirmières de la Birmingham City University (Royaume-Uni), la machine ne devrait pas remplacer l’infirmier :

« Je trouve cela un peu triste que le personnel infirmier ait besoin d’un téléphone (ou tout autre matériel électronique) pour lui dire d’appeler un médecin. Nous devons apprendre au personnel à repérer la détérioration de l’état physique du patient et à savoir agir en conséquence, [...] sans aide extérieure. »

Et vous qu’en pensez vous ? Venez en parler sur le forum.

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Paralysie : la stimulation électrique pour remarcher

La stimulation électrique serait efficace pour faire refonctionner des membres paralysés, selon une nouvelle étude scientifique suisse.

Paralysie : la stimulation électrique pour remarcher

Des rats paralysés ont réussi à remarcher grâce à la stimulation électrique, selon les résultats d’une nouvelle expérience publiée dans la revue médicale Science Translational Medicine. Cette découverte innovante sera testée chez les humains lors d’essais cliniques.

Les scientifiques de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) ont réussi à faire marcher un rat totalement paralysé. Ils ont stimulé électriquement la partie de la moelle épinière sectionnée de l’animal. Les chercheurs ont implanté des électrodes souples le long de la moelle épinière du rat. Ils ont réactivé le circuit nerveux qui contrôle la marche grâce à la stimulation électrique. Les chercheurs ont développé des algorithmes pour ajuster les paramètres de stimulation électrique en fonction des déplacements du rat. Grâce à ce dispositif, ils ont réussi à contrôler en temps réel le mouvement (déplacement et hauteur) des pattes du rongeur.

“En réactivant et stimulant la moelle épinière sectionnée, nous parvenons à contrôler les membres postérieurs du rat en temps réel et à lui redonner ainsi une marche naturelle, explique Grégoire Courtine, neuroscientifique à l’EPFL. Nous pouvons contrôler la manière dont il se déplace et la hauteur à laquelle il lève ses pattes”. “Nous sommes parvenus à contrôler la foulée du rongeur pour lui permette de passer des obstacles qui se présentent devant lui, tels que des barrières ou des escaliers”.

“Cette recherche démontre que la compréhension du fonctionnement du système nerveux central permet de développer des technologies neuroprosthétiques plus efficaces, explique Silvestro Micera, neuro-ingénieur et co-auteur de l’étude. Nous pensons que cette technologie pourrait un jour améliorer de manière significative la qualité de vie des personnes souffrant de troubles neurologiques”.


Des essais cliniques chez l’homme

La stimulation électrique utilisée lors cette expérience sera testée chez des patients lors d’essais cliniques. Les chercheurs espèrent commencer leurs travaux dès l’été prochain en utilisant la nouvelle plateforme d’analyse de la marche, récemment installée au CHUV (Centre Hospitalier Universitaire Vaudois). Ils s’inscriront dans le cadre du projet européen NEUWalk, projet qui finance des recherches sur la reconstitution de la motricité à la suite de blessures de la moelle épinière et sur le traitement symptomatique du syndrome de Parkinson.

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