November 2014 Archive

Sexualité : quand reprendre les rapports après un accouchement ?

Douleurs, fatigue mais aussi appréhension, la reprise de la vie sexuelle après un accouchement n’est pas si simple. Une reprise pourtant essentielle pour le couple, mais aussi pour l’enfant qui, même tout petit, perçoit l’amour entre ses parents. Les conseils du Dr Catherine Solano, médecin sexologue et andrologue (hôpital Cochin, Paris).

Sexualité : quand reprendre les rapports après un accouchement ?

Après l’accouchement, les saignements (les lochies) durent de trois semaines à deux mois selon les femmes. Nombreux sont les couples préférant attendre la fin de ces saignements pour recommencer une vie sexuelle. D’autre part, le désir de la jeune maman est au plus bas. Cela est lié à ses hormones : la prolactine augmente considérablement bloquant le désir sexuel pendant environ trois mois. C’est probablement prévu par la nature pour donner du temps à la maman. Elle peut ainsi s’occuper de son bébé qui a besoin d’attention nuit et jour à plein temps.


3 à 4 semaines pour “cicatriser”

La prolactine est aussi l’hormone de l’attachement : elle aide chimiquement une maman à s’attacher à son enfant. La fatigue, liée en particulier au manque de sommeil, a elle aussi tendance à abaisser le désir sexuel. Et puis, la sécheresse vaginale systématique plusieurs semaines après un accouchement est due à la baisse des hormones estrogènes… Le col de l’utérus restant ouvert, il est déconseillé d’avoir des relations sexuelles après l’accouchement pendant au moins trois à quatre semaines, de manière à éviter les infections. Des bactéries risqueraient de s’introduire dans le vagin et de remonter plus facilement dans l’utérus.

Quand une femme a eu une épisiotomie, le médecin ou la sage-femme a pratiqué une incision au niveau du périnée. Cette zone ayant été ensuite recousue, doit cicatriser. Idem en cas de petite déchirure spontanée du périnée. La zone cicatricielle se trouvant au bord de l’entrée du vagin, tant qu’elle est rouge et gonflée, la pénétration risque d’être douloureuse. La cicatrisation peut prendre seulement deux à trois semaines, mais beaucoup plus quand une femme a, par exemple, un abcès sur les fils. Auquel cas il faut parfois plusieurs mois pour que le périnée retrouve une sensibilité normale non douloureuse.

En cas de césarienne, il est bon d’attendre au moins trois semaines, le temps que la cicatrice s’améliore.


Ensuite, quand on en a envie…

C’est au nouveau père de s’adapter à la jeune maman. Néanmoins, il n’est pas indispensable d’attendre un désir sexuel torride pour recommencer à s’aimer physiquement. Pensez que « l’appétit vient en mangeant ». Des relations sexuelles agréables contribuent à relancer le désir.

La sexualité peut recommencer sans pénétration vaginale, et c’est le moment d’explorer toutes les autres caresses. Lors des premières pénétrations vaginales, attention : une douleur supportée en serrant les dents a souvent pour conséquence de finir par bloquer la sexualité, à cause de la peur d’avoir mal la fois suivante. Il ne faut donc jamais accepter de rapports douloureux. Et penser à utiliser beaucoup de lubrifiant au début.

Un petit conseil : incitez, dès la naissance, le papa à prendre son enfant dans les bras très souvent, à le câliner, lui donner son bain. Le contact corporel fréquent avec le nouveau-né fait monter le taux de prolactine masculin et diminue le désir sexuel. De cette manière, il peut mieux s’adapter à son épouse et attendre qu’elle soit à nouveau disponible !

A lire aussi : Comment se remettre de son épisiotomie ?

                    Parents et amants, c’est possible !

Posted by admin in santé

Pouce ou tétine, quelles différences ?

Entre le pouce et la tétine, la bataille fait rage depuis des années. Le premier déforme les dents et retarderait le développement du langage, la seconde serait plus physiologique. Les arguments pour vous faire une idée…

Pouce ou tétine, quelles différences ?


Côté pouce

Il est plus naturel

C’est le bébé qui choisit de le mettre dans sa bouche et non les parents qui le lui imposent. Sucer son pouce correspond au début de la découverte naturelle de son corps. Enfin, Il est à portée de main et reste propre. A la différence de la tétine qui traîne un peu partout et peut devenir un véritable nid à microbes.

Il ne nuit pas au langage

Dès l’âge de six mois, la communication orale se met en place. Or, avoir en permanence un objet à téter dans la bouche empêche d’émettre correctement des sons. L’avantage du pouce est qu’il peut être pris, abandonné et repris selon les besoins.

Il abîme les dents

En raison de sa rigidité, le pouce reste plus déformant. Mais la tétine, si elle est constamment en bouche, peut faire plus de dégâts. L’un et l’autre ont des effets délétères sur la denture et la bouche de l’enfant. Le problème n’est pas que le bébé suce son pouce ou sa tétine, mais qu’il tête longtemps. Plus la succion est tardive, plus les conséquences sont importantes. Pour éviter le pire, il faut faire en sorte que le petit suceur arrête de téter avant l’âge de 3 ans.

Il ne peut pas être jeté !

Au moment du sevrage, il est à l’évidence plus facile de se débarrasser d’une tétine, voire de plusieurs ! Pour le pouce, il faudra faire preuve de persuasion, quitte à mettre un sparadrap autour pour en changer le goût.


Côté tétine

Elle préviendrait le développement des allergies

En nettoyant la tétine avec leur salive, les parents transmettent des « bonnes » bactéries qui vont stimuler la flore microbienne buccale de l’enfant. Son système immunitaire devient alors plus résistant. Mais cette affirmation reste une hypothèse qui va à l’encontre des conseils précédents : ne pas lécher la cuillère de son bébé pour ne pas lui transmettre ses germes.

C’est une aide pour les prématurés

Lorsque le bébé prématuré est alimenté par sonde ou par perfusion, la tétine permet de ne pas perdre le rythme de la succion et ainsi de pouvoir passer plus facilement à l’allaitement maternel le moment venu.

Elle n’est pas physiologique

En 1992, une étude publiée par l’American Academy of Pediatric Dentistry montrait déjà qu’il n’y a pas de différence notable sur les déformations dentaires entre les utilisateurs d”une tétine normale et d’une tétine dite « physiologique » ou encore « orthodontique », comme certains fabricants le laissent croire.

Elle déclenche plus d’otites

Une étude hollandaise a montré que le risque d’otites moyennes récurrentes est 90 % plus élevé chez les utilisateurs de sucettes. En cause, l’augmentation du reflux des sécrétions du nez et du pharynx dans l’oreille qui faciliterait l’entrée de microbes. De surcroît, les modifications de la mâchoire provoquées par la tétine entraîneraient des dysfonctionnements de la trompe d’Eustache (organe qui relie les oreilles à l’arrière du nez).


Comment aider bébé à arrêter?

Rien ne peut se faire sans l’adhésion de l’enfant. Il faut éviter de le brusquer et l’aider dans sa démarche. Suggérer de ne pas sortir la tétine de son lit ou de sa chambre. Ranger le doudou qui donne envie de téter. Parler en amont du jour où il pourra arrêter de sucer pouce ou tétine et qu’il deviendra grand. Proposer de fêter l’événement, avec un cadeau à l’appui.

Merci au Dr Frédérique Aloé Tavernier, orthodontiste.

A lire aussi : La tétine, un frein à la relation parents-bébé ?

                    Santé des dents : les bonnes résolutions des enfants

Posted by admin in santé

Aérophagie : 4 méthodes naturelles pour arrêter de gonfler

Ballonnements, spasmes, rots… Pas très grave en soi, mais plutôt gênant et parfois douloureux. Pour retrouver une bonne digestion, ça vaut le coup d’essayer les médecines douces.

Aérophagie : 4 méthodes naturelles pour arrêter de gonfler

L’homéopathie calme les ballonnements

L’aérophagie est une accumulation d’air dans l’œsophage et dans l’estomac. Ce symptôme est sans conséquence pour la santé générale mais il est handicapant quand il provoque des ballonnements, des spasmes parfois douloureux et des rots. Plusieurs facteurs peuvent en être responsables : les aliments, le stress et l’anxiété. C’est sur eux qu’il faut déjà agir.

Pour calmer les troubles : Carbo vegetabilis 9 CH, 5 granules avant les deux principaux repas pendant une quinzaine de jour si sous souffrez de ballonnements après le repas. Asa foetida 9 CH, 5 granules avant le déjeuner et le dîner en cas d’impossibilité de roter et de sensation de boule à l’estomac. Lycopodium 9 CH, 5 granules deux fois par jour si vous ressentez des ballonnements en fin d’après-midi. Ignatia 9 CH, 5 granules deux fois par jour si vos crises d’aérophagie sont dues au stress.

Un produit prêt à l’emploi : Gastrocynésine, Boiron, 6,10 € les 60 comprimés.

Les plantes jouent un rôle régulateur

L’estragon combat les spasmes, la badiane ou l’anis étoilé prévient l’aérophagie, le carvi facilite la digestion, la menthe poivrée stimule les fonctions de l’estomac, la livèche excelle en cas de ballonnements, l’angélique régule la digestion. Faites infuser la plante de votre choix et buvez une tasse bien chaude après chaque repas.

En cas de stress, déguster une infusion de basilic frais après les repas.

Un produit prêt à l’emploi : Basilic sacré Fort antistress, Nutrigee, 24,50 € les 60 comprimés.

Les huiles essentielles améliorent la digestion

On peut utiliser au choix l’huile essentielle (HE) d’estragon ou de laurier noble ou de gingembre. Attention, les huiles essentielles ne sont pas à utiliser chez la femme enceinte et allaitante !

Poser 1 goutte d’HE de votre choix sur une boulette de pain ou un comprimé neutre ou un petit sucre, à prendre au milieu du repas. Si vous souffrez de reflux gastro-oesophagien, il est préférable d’utiliser les HE en massages : massez votre ventre dans le sens inverse des aiguilles d’une montre avec 2 gouttes d’HE de votre choix, diluées dans une noisette de votre lait corps ou d’une huile végétale.

Si vous préférez prendre vos HE après le repas, vous pouvez opter pour l’HE de basilic, d’aneth ou de romarin, 2 gouttes d’HE de votre choix dans du miel. Votre sauce digeste crudités : mettre 2 gouttes d’HE de cardamone dans une cuillère à café d’huile végétale.

Si vous êtes stressée, diffuser 15 gouttes d’HE de lavande officinale ou de mandarine ou d’orange douce (au choix) deux fois, par jour dans les pièces à vivre pendant une vingtaine de minutes.

Si vous êtes anxieuse, délassez-vous dans un bain aromatique, le soir, avant de vous coucher : diluez 10 gouttes d’HE de lavande officinale dans un bouchon de votre produit de bain.

Un produit prêt à l’emploi : Puressentiel, Massage maux de ventre aux 15 huiles essentielles, 15 € les 15 ml.

La gemmothérapie agit sur le stress et l’anxiété

Les bourgeons de figuier sont de grands régulateurs du système digestif et exercent une action apaisante sur le stress : prendre 10 gouttes le matin et 10 gouttes le soir pendant 21 jours. Refaire une cure si nécessaire avec une semaine d’arrêt.

Produit prêt à l’emploi : Vitaflor, Extrait de bourgeon figuier bio, 11,90 € les 15 ml et Herbalgem figuier, 11,50 € les 15 ml.

Merci au Dr Jacques Labescat, médecin généraliste, phyto-aromathérapeute, au Dr Monique Berion, médecin généraliste homéopathe et à Thierry Morfin, naturopathe.

A lire aussi : Ballonnements, spasmes : 4 plantes qui aident à digérer

                     3 massages anti-ballonnements

Posted by admin in santé

Royaume-Uni : le succès de l’allaitement maternel en échange de bons d’achat

Recevoir une contrepartie pour allaiter son enfant. Le projet pilote, expérimenté dans les régions du Derbyshire et le South Yorkshire l’an dernier a bien fonctionné. Il va être étendu à tout le pays.

Royaume-Uni : le succès de l'allaitement maternel en échange de bons d'achat

Au départ, elles étaient 108 jeunes mamans britanniques à avoir accepté d’allaiter en échange de bons d’achat pour chouchouter leur bébé avec des vêtements, des jouets et des produits alimentaires. Si l’initiative a suscité pas mal de remous en Grande-Bretagne, elle a été victime de son succès. Le bilan est si positif que l’expérience, à l’origine circonscrite à deux comtés, va être étendue à 4 000 femmes originaires de tout le pays.

Le Royaume-Uni connaît le plus bas taux d’allaitement en Europe (65 % de mères allaitent, un taux en-dessous des autres pays européens). Malgré ses détracteurs, la méthode semble avoir fait ses preuves au niveau local pour inciter les mamans britanniques à donner le sein à leur nourrisson. Les participantes au projet ont pu gagner jusqu’à 240 euros pour six mois d’allaitement. Elles ont reçu leurs bons d’achat selon leur souhait, quand leur bébé avait deux jours, dix jours, trois mois ou six mois.

L’extension du projet va être supervisée par les universités de Sheffield, Dundee et Brunel, au Royaume-Uni. Le Dr Clare Relton, interrogée par The Guardian, justifie la méthode : “Pendant des décennies des majorités de bébés ne recevaient pas assez de lait maternel malgré les efforts entrepris pour changer la donne. Maintenant nous allons conduire ce vaste projet pour voir si les bons d’achat peuvent augmenter le taux d’allaitement du pays et constituer une utilisation utile des fonds publics britanniques”.

Posted by admin in santé

Cancer de la vessie : une percée dans le traitement du cancer avancé

C’est l’avancée la plus marquante depuis 30 ans dans le traitement du cancer avancé de la vessie. Les chercheurs ont découvert un anticorps qui rend le cancer plus vulnérable face au système immunitaire.

Cancer de la vessie : une percée dans le traitement du cancer avancé

En publiant leur étude sur le cancer de la vessie dans la revue scientifique Nature http://www.nature.com/nature/journal/v515/n7528/full/nature13904.html, les chercheurs de l’équipe du Dr Tom Powles, oncologue à l’Institut du cancer de l’Université Queen Mary de Londres (Royaume-Uni) annoncent avoir fait un véritable bond en avant dans la recherche de traitement pour le cancer avancé de la vessie.

« Pendant des décennies, la chimiothérapie a été la seule option, avec un résultat médiocre et de nombreux patients arrivé à un stade trop avancé de la maladie pour pouvoir y faire face. Notre découverte est véritablement la première avancée majeure depuis 30 ans dans le traitement du cancer de la vessie ».

Le Dr Powles et ses collègues ont mené une étude expérimentale en immunothérapie sur un anticorps mis au point par le laboratoire Roche qui bloque la protéine PD-L1, la une protéine qui est censé aider les cellules cancéreuses à échapper à la détection du système immunitaire. « Les premiers résultats de cet essai sont si prometteurs que la Food and Drug Administration (FDA) américaine a accordé à ce médicament expérimental le statut de « thérapie révolutionnaire», explique le médecin.

Ce dernier pense que si les résultats sont confirmés lors d’essais plus vastes, le médicament sera rapidement développé afin d’apporter un espoir aux milliers de personnes qui reçoivent un diagnostic de cancer de la vessie avancé chaque année.

Le cancer de la vessie est le 5e cancer le plus fréquent et les hommes sont environ trois à quatre fois plus susceptibles de développer la maladie que les femmes. Le risque de développer un cancer de la vessie au cours de leur durée de vie est d’environ 1 sur 26 alors que chez les femmes, il est de 1 sur 90.

Le tabac est le principal facteur responsable de ce cancer car les substances toxiques et cancérigènes sont éliminées par la sphère urologique (les reins et la vessie) où elles peuvent provoquer de gros dégâts.

A lire aussi

Cancer de la vessie : arrêter de fumer est la seule prévention

Cancer de la vessie : on le diagnostique plus tôt

Cancer de la vessie : agrumes et carottes réduisent le risque

Posted by admin in santé

Cernes et poches sous les yeux : les solutions sans chirurgie



Cernes et poches sous les yeux : les solutions sans chirurgie

Les cernes légers peuvent être camouflés par du maquillage ou par l’application de crèmes drainantes pour le contour des yeux. Mais ces procédés sont contraignants pour un résultat peu durable. La médecine esthétique offre aujourd’hui des solutions sans chirurgie ni anesthésie générale : laser, peeling et injection.

Les cernes sont des modifications de la peau formant des creux sous les paupières inférieures et de couleur souvent bleutée ou grise. Généralement disgracieux, ils donnent (eh oui, « cerne » est un nom masculin) un aspect fatigué et vieilli, surtout chez les jeunes.

On distingue deux types de cernes :

  • les cernes creux (simples ou avec des poches sous les yeux),
  • les cernes colorés (origine constitutionnelle, couleur violacée ou veineuse, pigments sanguins visibles sous la peau très fine).

Pour les faire disparaître, on peut recourir, selon les cas, à trois techniques non chirurgicales :

  • le laser,
  • les peelings,
  • les injections.

Solution contre les cernes : le traitement par laser

Le laser utilise des rayons lumineux dont l’énergie peut être concentrée avec précision en un point donné. Sont ainsi pratiquées des incisions d’une finesse extrême sans aucun saignement, ce qui estompe les sillons des cernes.
Cette technique est également employée pour éliminer les rides du visage en lui redonnant un aspect lisse (c’est également le cas des peelings et des injections).
Il est utilisé seul ou combiné avec une autre technique (avec le peeling par exemple).

Les peelings sont aussi anti-cernes

Le peeling permet un renouvellement de la structure de la peau par action chimique. Il consiste donc à peler la peau, ce qui rend la nouvelle peau plus tonique et atténue ainsi les cernes.
On utilise un peeling doux pour les cernes car la peau est extrêmement fine et sensible à cet endroit du visage.
Cette technique est efficace, durable (plus d’une dizaine d’années) et elle ne modifie pas l’harmonie du visage. Le résultat est visible au cours des semaines suivant l’application du produit chimique. La vie sociale et professionnelle est impossible durant une huitaine de jours, lorsque la peau desquame.

Mis à jour par Isabelle Eustache le 28/11/2014
Créé initialement par Isabelle Eustache le 26/12/2006

Cet article fait partie du dossier Quelles techniques esthétiques quand notre visage prend de l’âge ?

Posted by admin in santé

Parkinson : des médicaments aux effets secondaires incongrus…



Parkinson : des médicaments aux effets secondaires incongrus...

Attention, les médicaments les plus souvent prescrits dans le cadre du traitement de la maladie de Parkinson, les « dopaminergiques » peuvent entraîner des effets indésirables, dont des troubles du comportement. Une addiction au jeu développée par un parkinsonien a notamment été relatée…

Il est un fait, comme avec tout médicament, que le traitement par les dopaminergiques peut entraîner des effets secondaires indésirables. Ceux-ci sont connus des médecins, mais méritent d’être suffisamment bien expliqués aux patients parkinsoniens et à leur entourage. L’objectif est d’apprendre aux patients et à leur entourage à reconnaître les effets indésirables et à les signaler au médecin, puisqu’ils sont réversibles en diminuant les doses ou en modifiant le traitement.

Les médicaments dopaminergiques

Les patients parkinsoniens présentent des lésions dans des régions précises du cerveau, celles dont les neurones fabriquent précisément de la dopamine. C’est pourquoi le traitement de la maladie de Parkinson repose sur l’administration de médicaments dopaminergiques, afin de compenser le manque de dopamine. Ils permettent notamment d’améliorer les troubles de la mobilité (amplitude des mouvements diminuée, rigidité, tremblements, instabilité, troubles de la posture, etc.). Ces médicaments dopaminergiques sont indispensables pour atténuer les conséquences de la maladie sur la vie quotidienne.

A noter que les médicaments dopaminergiques sont également utilisés pour deux autres maladies : le syndrome des jambes sans repos et un trouble hormonal appelé hyperprolactinémie.

Les inconvénients des médicaments dopaminergiques

Les médicaments dopaminergiques peuvent entraîner des troubles du comportement.
L’utilité des médicaments dopaminergiques ne peut être remise en cause, même s’ils ont l’inconvénient de pouvoir entraîner des effets indésirables, notamment des troubles du comportement.

Mis à jour par Isabelle Eustache le 28/11/2014
Créé initialement par Isabelle Eustache le 22/04/2011

Sources : Point d’information de l’Ansm, 11 avril 2013. http://www.franceparkinson.fr/telechargement/650-AFSSAPS_DOPAMINE_PARKINSON_1.pdf. http://ansm.sante.fr/var/ansm_site/storage/original/application/5cf66d0be5d557a23e42e625dcd34e47.pdf.

Posted by admin in santé

Quel âge ont vos poumons ?



Quel âge ont vos poumons ?

Si vous êtes fumeur ou si vous êtes exposé à des polluants, vos poumons risquent de vieillir prématurément. L’évaluation de l’âge de vos poumons permet de savoir où ils en sont et le cas échéant de prendre des mesures préventives.

Le pire ennemi des poumons, c’est la BPCO, maladie pouvant mener à l’insuffisance respiratoire……

Comme pour les artères, le cerveau ou la peau, les poumons peuvent vieillir plus ou moins rapidement, indépendamment de votre âge réel. En effet, si les poumons vieillissent naturellement, l’âge de vos poumons dépend aussi de nombreux facteurs environnementaux et notamment des expositions aux polluants. Le tabac par exemple, est le pire facteur de vieillissement prématuré de nos poumons. Mais hélas, il n’est pas le seul : exposition professionnelle à des substances chimiques, à la poussière de bois, pollution automobile, sans oublier la pollution intérieure.

Evaluer l’âge de ses poumons permet de dépister la BPCO

Le plus urgent est de dépister la BPCO (bronchite chronique obstructive ou Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive) grâce à l’évaluation de l’âge pulmonaire. La BPCO est une maladie grave qui touche très souvent les fumeurs. L’objectif est de dépister précocement cette maladie afin d’empêcher l’ultime étape de l’insuffisance respiratoire. Aujourd’hui le diagnostic est trop souvent réalisé lorsque la fonction pulmonaire est déjà amputée de moitié et que la qualité de vie est nettement altérée. Il faut dire que les patients fumeurs considèrent comme normaux les symptômes suggérant l’existence d’une BPCO. Pour eux, la toux, les crachats matinaux et les essoufflements sont habituels. C’est ainsi que même si ces signes s’accentuent progressivement, avec une intolérance à l’effort, une limitation des activités quotidiennes et une faiblesse musculaire, ils ne sont pas très inquiets, jusqu’à ce qu’un épisode aigu d’aggravation de l’état respiratoire impose une hospitalisation.

Alors, fumeurs et non-fumeurs, dites-vous bien qu’il n’est pas normal de tousser tous les jours, de cracher et d’être limité dans ses activités par des essoufflements.
Ayez le réflexe (à défaut de celui d’arrêter de fumer) de faire mesurer votre souffle par votre médecin ou un pneumologue.

A savoir : la BPCO touche 5 à 10% de la population des pays industrialisés et c’est la 3e cause de mortalité dans le monde.

Comment mesurer l’âge des poumons ?

La BPCO se caractérise par une obstruction progressive et anormale des bronches. Ce rétrécissement des bronches rend la respiration difficile. La mesure du souffle dont l’unité est le VEMS forcé, c’est-à-dire la quantité d’air qui sort des poumons en une seconde d’expiration, permet d’évaluer le degré d’obstruction des bronches, indiquant ainsi l’âge des poumons. Le résultat doit tenir compte du vieillissement naturel de la fonction respiratoire : on perd environ 25% de sa fonction respiratoire entre 30 et 75 ans.

En pratique cette mesure est réalisée très simplement par le médecin traitant (il suffit de souffler dans un embout), à condition qu’il dispose du petit appareil de mesure de souffle (technique de la spirométrie). Si ce n’est pas le cas, il pourra vous orienter vers un pneumologue.

 

Mis à jour par Isabelle Eustache le 28/11/2014
Créé initialement par Dr Philippe Presles le 29/09/2008

Sources : Communiqué de presse Pfizer, septembre 2008. Association BPCO, http://www.bpco-asso.com/.

Posted by admin in santé

Le Wifi pour traiter les patients à distance

Un implant électronique activé par un simple signal Wifi pourrait permettre de soigner des infections.

Le Wifi pour traiter les patients à distance

Les possibilités du Wifi ne se bornent pas à l’écoute de musique ou au visionnage de films en streaming à tout moment. La technologie sans fil pourrait bientôt se mettre au service de la médecine curative. C’est ce qu’assurent en tout cas des chercheurs des universités de Tufts et de l’Illinois, aux Etats-Unis. Les scientifiques ont développé une méthode qui permet d’activer des implants électroniques dans le corps à distance et d’éliminer les infections bactériennes, tout ça grâce à un signal Wifi.

Pour les besoins de l’expérience, le corps de souris a été infecté par le staphylocoque, à l’origine d’infection du sang. L’implant électronique a été déclenché à distance. Son activation a généré de la chaleur et favorisé le traitement des tissus infectés.


Un implant bio-dégradable

Vingt-quatre heures après, les cellules ne montraient plus aucun signe d’infection. L’appareil électronique s’est quant à lui dissout tout seul au bout de 15 jours dans l’organisme.

Le traitement par l’implant Wifi a également fonctionné sur des souris contaminées par la bactérie E. Coli, souvent responsable d’intoxications alimentaires.

“C’est la preuve qu’on peut développer des appareils médicaux et les commander à distance pour soigner un patient, tout en faisant en sorte qu’ils disparaissent sans intervention humaine après utilisation, explique Fiorenzo Omenetto, professeur de génie biomédical à l’Université de Tufts. “Ces stratégies sans fil pourraient par exemple aider à gérer les infections post-chirurgicales ou ouvrir la voie à la délivrance de médicaments via Wifi”.

L’étude est parue dans la revue scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences.

Pensez-vous que le Wifi est une technologie prometteuse pour soigner les patients ? Dites-le sur le forum !

Posted by admin in santé

Polyarthrite rhumatoïde : quelles conséquences au travail ?

Près de 7 malades sur 10 atteints de polyarthrite rhumatoïde et en recherche d’emploi déclarent avoir perdu leur dernier poste à cause de leur maladie.

Polyarthrite rhumatoïde : quelles conséquences au travail ?

Raideurs, fatigue, douleurs et difficulté à mobiliser ses articulations : les conséquences de la polyarthrite rhumatoïde sont souvent sous-estimées sur le lieu de travail. Pourtant, alors que s’ouvre le Congrès Français de Rhumatologie, l’étude PRET (Polyarthrite Rhumatoïde et Travail) montre que seuls 38% des personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde bénéficient d’une adaptation de leur poste de travail.

La polyarthrite rhumatoïde est une pathologie fréquente. Généralement diagnostiquée chez des patients âgés de 40 à 60 ans, elle évolue lentement et par poussée pour aboutir, en l’absence de traitement, à la destruction des articulations.

“Cette pathologie requiert des aménagements de poste pour éviter d’aggraver les symptômes mais aussi, et c’est très important, pour permettre aux phases de stabilisation de se poursuivre” insiste le Dr Martine Giros, médecin du travail à Paris.

Pourtant, l’étude PRET est sans appel :

- 26% des malades estiment que leur besoins en matière d’aménagement de leur poste sont insatisfaits ;

- 75% des patients inactifs déclarent être sortis définitivement du marché du travail en raison de leur pathologie ;

- 49% des patients actifs font état d’arrêts de travail dans les 12 derniers mois ;

- Près de 7 patients sur 10 en recherche d’emploi attribuent cette situation à leur maladie.

Réalisée sous l’égide d’un comité scientifique, cette étude a impliqué 144 médecins et 488 patients de moins de 60 ans. Elle a fait ressortir un réel déficit d’information de la médecine du travail sur la pathologie et ses enjeux, et une méconnaissance des aménagements possibles et des aides financières qui peuvent soutenir leur mise en place.

C’est pourquoi l’Andar (Association nationale de défense contre l’arthrite rhumatoïde) mettra prochainement à disposition des patients, un livret informatif détaillé sur, les droits des patients, les aides et démarches, le rôle de chaque interlocuteur. “Ce livret a pour objectif d’aider les patients à prendre les bonnes décisions tout au long de leur parcours professionnel et de leur permettre de mieux communiquer sur ce sujet avec leur médecin traitant, leur rhumatologue mais aussi leur médecin du travail” explique l’association.

Plus d’infos au N° vert : 0800 001 159

A lire aussi

La bonne alimentation pour soulager la polyarthrite rhumatoïde

Polyarthrite : objectif rémission

Polyarthrite : la bonne hygiène pour limiter les crises

Posted by admin in santé