April 2015 Archive

Diabète : y a-t-il des « mauvais » sucres ?



Diabète : y a-t-il des « mauvais » sucres ?

On a longtemps conseillé aux diabétiques de limiter au maximum les aliments sucrés. Le discours a changé, même s’il faut faire attention.

Mais quels sucres, quels aliments choisir ? Saccharose, fructose, sucres lents ou rapides, index glycémique haut ou bas… pas facile de s’y retrouver au quotidien. 

Index glycémique : variable

Concrètement, les aliments contenant une même quantité de sucre ne font pas forcément monter la glycémie de la même façon. Par exemple, le sucre des bonbons est absorbé très vite et entraîne une élévation importante et rapide de la glycémie, d’où un risque néfaste chez le diabétique : l’hyperglycémie. On dit que leur index glycémique (IG) est élevé. Celui des féculents (pâtes, haricots secs, lentilles…) et du pain complet, bien que contenant aussi des sucres, est plus bas : ils sont digérés plus lentement ; la glycémie grimpe globalement moins, et plus progressivement − ce qui est bien en cas de diabète. Mais cette notion est difficile à mettre en pratique car l’IG d’un aliment varie en fonction de plusieurs facteurs : s’il est consommé seul ou au cours d’un repas, cuit ou cru, à l’état solide ou liquide, associé ou non à des protéines ou des fibres… Exemples : un morceau de pain blanc, dont l’IG est élevé (contrairement au pain complet), a un IG plus bas s’il est accompagné de jambon, de fromage ou de tomates. Des pâtes cuites al dente ont un IG plus bas que très cuites et des pommes de terre en purée un IG plus haut qu’en robe des champs…

Équilibre et petits écarts…

En fait, il n’y pas de « mauvais » sucres et rien n’est interdit. Il faut simplement suivre ces repères : faire trois repas par jour, ne pas faire d’excès, limiter les produits industriels (à cause des sucres ajoutés), privilégier légumes et féculents et supprimer les boissons sucrées, y compris les jus de fruits, très caloriques et riches en sucres. Ceux-ci ne remplacent aucunement les fruits qui, eux, contiennent fibres et vitamines : deux par jour en fin de repas. Attention aussi aux compotes semi-liquides, qui font davantage augmenter la glycémie que les fruits et que l’on a tendance à manger en plus grandes quantités que l’équivalent d’un fruit.

L’aide des édulcorants de type aspartame, stevia et sucralose, en pastilles, poudre et sticks, est appréciable car ils n’ont aucun impact sur la glycémie, ne contiennent aucune calorie (pour les diabétiques en surpoids) et permettent en même temps de s’offrir des plaisirs sucrés… 

Article publié par le 04/05/2015

Sources : Diabète : y a-t-il des « mauvais » sucres ?, Bien-Etre & Santé, magazine N° 321, Mai 2015.

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Phytothérapie et infections urinaires : un expert répond à vos questions

Phytothérapie et infections urinaires : un expert répond à vos questions

Vous avez été nombreuses à poser des questions sur la façon d’utiliser les plantes pour traiter ou prévenir les infections urinaires (cystites). Le Dr Jacques Labescat*, expert en phytothérapie, a choisi d’apporter des réponses aux questions les plus fréquentes et les plus utiles au plus grand nombre.

Comment soigner rapidement les infections urinaires avec les plantes ?

Sachez que vos infections urinaires, ou inflammations des voies urinaires, sont peut-être liées à un problème alimentaire, comme une consommation excessive de produits laitiers de vache. Elles peuvent être liées aussi à une mauvaise digestion, comme une constipation par exemple. Ces facteurs doivent être explorés afin de les éliminer. 

S’il n’en est rien, après avoir consulté votre médecin traitant, demandé son accord et en l’absence de complications, vous pouvez utiliser cette recette de tisane :

Laisser bouillir pendant 10 minutes un mélange composé de 3 cuillerées à soupe de fleurs de bruyère et d’une cuillère de chacune des plantes suivantes : racine de persil, feuilles de busserole, racines de chiendent et feuilles de myrtille.

À consommer tout au long de la journée à raison d’un litre par jour pendant quatre à cinq jours.

Si l’infection urinaire ne cède pas, il faut consulter à nouveau votre médecin.

Je souffre beaucoup d’infections urinaires depuis que je suis en ménopause. Que puis-je faire pour éviter les rechutes ?

Avec la ménopause, différents troubles apparaissent, liés à la baisse des hormones, parmi lesquels une sécheresse des muqueuses, dont celle du vagin. Ce peut être une des causes de cystite. Pour éviter les récidives, vous pouvez recourir à cette infusion.

Dans une tasse d’eau bouillante, ajoutez une cuillère à soupe du mélange de plantes suivantes : alchémille plante, valériane racine, pensée sauvage plante, noyer feuilles, mauve fleurs. À consommer en cure de 1 à 2 semaines par mois, à raison de trois tasses par jour.

Article publié par Isabelle Eustache le 30/04/2015

Sources : *Le Dr Jacques Labescat est médecin phytothérapeute, expert en phytothérapie, auteur de nombreux livres de référence dans ce domaine, intervenant dans plusieurs médias écrits, radiophoniques et télévisuels.

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Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin : des ex-orphelines



Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI) : des ex-orphelines

Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), regroupant la maladie de Crohn et la recto-colite hémorragique, ne sont plus si orphelines que ça.

Autrefois considérées comme des affections rares, on assiste aujourd’hui à un nombre croissant de malades, et à des malades de plus en plus jeunes…

Les MICI, des maladies en progression

Les MICI des maladies en progression

La maladie de Crohn et la recto-colite hémorragique sont deux maladies invalidantes dont on ne guérit toujours pas. Il faut le plus souvent vivre avec.

120 000 Français sont touchés par la maladie de Crohn et 80.000 par la recto-colite hémorragique.

On dénombre aujourd’hui en France 200.000 malades, avec 20 nouveaux cas diagnostiqués chaque jour, et 15% sont des enfants. Le nombre de ces maladies inflammatoires chroniques de l’intestin a doublé en 15 ans.

Les MICI sont le plus souvent diagnostiquées chez des sujets jeunes âgés de 20 à 30 ans. Mais aujourd’hui, de plus en plus de patients sont touchés avant même l’âge de 20 ans. La recto-colite hémorragique est aussi de plus en plus fréquente après 60 ans. Il existe également des formes précoces touchant le jeune enfant.

Une prédisposition génétique a été démontrée. Ainsi, 5 à 15% des sujets atteints de MICI ont au moins un membre de leur famille souffrant déjà de ces affections. Ce pourcentage s’élève plus le patient est jeune et surtout s’il s’agit d’une maladie de Crohn. Mais face à la progression actuelle des MICI dans les pays industrialisés et notamment en Europe du Nord-Ouest et aux Etats-Unis, notre mode de vie jouerait un rôle important.

Mis à jour par Isabelle Eustache le 29/04/2015
Créé initialement par Isabelle Eustache le 13/11/2002

Sources : Association François Aupetit, www.afa.asso.fr. Inserm, Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), mai 2011, http://www.inserm.fr

Cet article fait partie du dossier MICI : dur dur, ces maladies de l’intestin

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Syndrome prémenstruel : très fréquent chez les adolescentes



Syndrome prémenstruel : très fréquent chez les adolescentes

Très régulièrement, votre adolescente se plaint de douleurs dans le bas-ventre, présente un malaise général ou des troubles émotionnels (irritabilité, tristesse…). A quel rythme exactement ? Et si c’était un syndrome prémenstruel ? De tels symptômes associés au cycle féminin interfèrent avec la vie active des adolescentes.

Douleurs des règles : 93% des adolescentes

Le syndrome prémenstruel peut être responsable chaque mois de divers symptômes plus ou moins prononcés et interférant plus ou moins avec la vie quotidienne.
C’est ainsi que les ados peuvent régulièrement se plaindre de douleurs abdominales, de maux de tête, ou présenter des troubles de l’humeur (tristesse, angoisse, irritabilité…). L’important est d’y penser car ce syndrome est très fréquent et peut aussi évoquer une endométriose.

Le syndrome prémenstruel est très fréquent chez les adolescentes

Selon cette étude australienne menée en 2010 auprès de 1.000 jeunes filles âgées de 15 à 19 ans, 93% d’entre elles ont signalé ressentir des douleurs au moment des règles, 71% des crampes, 73% des troubles de l’humeur et au total 96% ont rapporté des symptômes typiques du syndrome prémenstruel, c’est-à-dire qu’elles ressentent, en plus des douleurs abdominales, d’autres symptômes physiques (ballonnements, sensibilité au niveau des seins, maux de tête, etc.), psychologiques et émotionnels, soit durant les quelques jours qui précèdent les règles, soit pendant les menstruations.
Environ 25% présentent des troubles menstruels marqués, 21% des douleurs sévères et 26% souffrent au moins de 5 symptômes. Au final, ces troubles se répercutent souvent sur les activités et sont à l’origine d’absentéisme scolaire pour 26% des adolescentes.

Ce syndrome est donc très fréquent et très douloureux, avec un fort impact sur la vie quotidienne. Il est essentiel de consulter pour bénéficier d’une prise en charge efficace. La consultation permet également d’écarter ou inversement de diagnostiquer précocement une endométriose.

Mis à jour par Isabelle Eustache le 29/04/2015
Créé initialement par Isabelle Eustache le 14/06/2010

Sources : Parker M.A. et coll., BJOG, 117 : 185-92, 2010.

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Le zona est-il contagieux ?



Le zona est-il contagieux ?

Cette question semble légitime dans la mesure où le zona est dû à un virus très contagieux, le virus de la varicelle. Pourtant, non, le zona ne se transmet pas d’une personne à une autre. En revanche, attention de ne pas attraper la varicelle au contact d’une personne qui fait une crise de zona !

Le zona est dû à une réactivation du virus de la varicelle

Le zona se caractérise par une éruption cutanée douloureuse entraînant des brûlures et des démangeaisons. Cette manifestation siège souvent sur un côté du torse ou du dos. Le zona touche majoritairement des personnes âgées de plus de 50 ans, avec une nette augmentation de la fréquence du zona avec l’âge.

20% des personnes qui ont eu la varicelle

Toutes les personnes atteintes d’un zona ont un point commun, celui-ci d’avoir eu la varicelle. En effet, le zona est dû à une réactivation du virus de la varicelle. Il faut savoir qu’après avoir contracté la varicelle, la plupart des virus sont éliminés sauf quelques-uns qui restent latents dans les ganglions. Probablement à l’occasion d’une baisse des défenses immunitaires, ceux-ci peuvent se réactiver et provoquer un zona. C’est ainsi que 20% des personnes ayant eu la varicelle développent un zona à un moment de leur vie.

Le zona se transmet-il d’une personne à une autre ?

La réponse est non, le zona n’est pas contagieux. Il n’est pas possible de développer un zona après avoir été en contact avec une personne atteinte.

En revanche, dans certaines conditions, une personne en contact avec un sujet atteint d’un zona peut développer la varicelle.

Si vous n’avez jamais eu la varicelle, attention !

Pour cela, il faut ne jamais avoir eu la varicelle (10% de la population). Ensuite, il faut entrer en contact avec le contenu des vésicules. Lors d’une crise de zona se forment des vésicules (boutons) emplies d’un liquide contenant des particules du virus de la varicelle. Ces particules peuvent infecter quelqu’un d’autre si elles entrent en contact avec une muqueuse. Il suffit par exemple de se frotter les yeux ou la bouche avec une main souillée par le virus.

Femmes enceintes, nouveau-nés…

Cette contamination peut être dangereuse pour les personnes ayant un système immunitaire affaibli, mais également pour les nouveau-nés et aussi pour les femmes enceintes (dangereux pour le fœtus).

Toute personne atteinte d’une crise de zona doit donc éviter les personnes à risque : très jeunes enfants, femmes enceintes et sujets immunodéprimés.

Mis à jour par Isabelle Eustache le 29/04/2015
Créé initialement par Isabelle Eustache le 09/11/2009

Sources : Manuel Merck, Editions Larousse. Dermatonet.com.

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Le zona est-il contagieux ?



Le zona est-il contagieux ?

Cette question semble légitime dans la mesure où le zona est dû à un virus très contagieux, le virus de la varicelle. Pourtant, non, le zona ne se transmet pas d’une personne à une autre. En revanche, attention de ne pas attraper la varicelle au contact d’une personne qui fait une crise de zona !

Le zona est dû à une réactivation du virus de la varicelle

Le zona se caractérise par une éruption cutanée douloureuse entraînant des brûlures et des démangeaisons. Cette manifestation siège souvent sur un côté du torse ou du dos. Le zona touche majoritairement des personnes âgées de plus de 50 ans, avec une nette augmentation de la fréquence du zona avec l’âge.

20% des personnes qui ont eu la varicelle

Toutes les personnes atteintes d’un zona ont un point commun, celui-ci d’avoir eu la varicelle. En effet, le zona est dû à une réactivation du virus de la varicelle. Il faut savoir qu’après avoir contracté la varicelle, la plupart des virus sont éliminés sauf quelques-uns qui restent latents dans les ganglions. Probablement à l’occasion d’une baisse des défenses immunitaires, ceux-ci peuvent se réactiver et provoquer un zona. C’est ainsi que 20% des personnes ayant eu la varicelle développent un zona à un moment de leur vie.

Le zona se transmet-il d’une personne à une autre ?

La réponse est non, le zona n’est pas contagieux. Il n’est pas possible de développer un zona après avoir été en contact avec une personne atteinte.

En revanche, dans certaines conditions, une personne en contact avec un sujet atteint d’un zona peut développer la varicelle.

Si vous n’avez jamais eu la varicelle, attention !

Pour cela, il faut ne jamais avoir eu la varicelle (10% de la population). Ensuite, il faut entrer en contact avec le contenu des vésicules. Lors d’une crise de zona se forment des vésicules (boutons) emplies d’un liquide contenant des particules du virus de la varicelle. Ces particules peuvent infecter quelqu’un d’autre si elles entrent en contact avec une muqueuse. Il suffit par exemple de se frotter les yeux ou la bouche avec une main souillée par le virus.

Femmes enceintes, nouveau-nés…

Cette contamination peut être dangereuse pour les personnes ayant un système immunitaire affaibli, mais également pour les nouveau-nés et aussi pour les femmes enceintes (dangereux pour le fœtus).

Toute personne atteinte d’une crise de zona doit donc éviter les personnes à risque : très jeunes enfants, femmes enceintes et sujets immunodéprimés.

Mis à jour par Isabelle Eustache le 29/04/2015
Créé initialement par Isabelle Eustache le 09/11/2009

Sources : Manuel Merck, Editions Larousse. Dermatonet.com.

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Homéopathie : effets réels ou illusion ?

Les défenseurs de l’homéopathie jurent bec et ongle que cette médecine alternative prouve son efficacité au quotidien, que ce soit pour du préventif ou du curatif. Pourtant, aucune étude de grande ampleur n’a jamais prouvé son efficacité. L’homéopathie fonctionne-t-elle uniquement grâce à un effet placebo ?

homéopathie effets

Ce phénomène déconcertant a été découvert dans les années 1950 lorsque, pour contrôler l’efficacité des nouveaux médicaments, on entreprit de les tester contre un leurre. L’idée était simple : on rassemblait des patients en deux groupes comparables, puis l’on donnait à certains le produit à tester, aux autres une substance inactive de même apparence. On découvrit que le faux remède entraînait en moyenne 35 % d’amélioration ! Et pas seulement pour des maladies bénignes. On l’a vu guérir de sévères décompensations cardiaques et améliorer de plus de moitié les douleurs de patients cancéreux. De récents travaux ont montré que, sous l’action d’un placebo, le cerveau commande à l’organisme de se mobiliser, en produisant lui-même des remèdes : amphétamines, hormones, substances antidouleur, anti-inflammatoires et même dopamine pour les parkinsoniens.


L’homéopathie pourrait-elle n’avoir qu’un effet placebo ?

Depuis 200 ans, les détracteurs de l’homéopathie nient son efficacité qu’ils attribuent à ce seul effet. D’une part, quand bien même ce serait le cas, son intervention n’en resterait pas moins précieuse. Si des granules agissent aussi bien que des somnifères ou des bêtabloquants, sans leurs effets secondaires, pourquoi s’en passer ? Ce qui guide avant tout les prescripteurs, comme les patients, ce sont les résultats (l’arnica est désormais utilisé en compétition par l’équipe de France de football, car il n’est pas dopant et agit très rapidement).

Les homéopathes s’insurgent cependant contre cette vision réductrice. À ceux qui prétendent que « Ça ne marche que parce qu’on y croit », ils rappellent que l’on a utilisé l’aspirine pendant un siècle avant de comprendre son action. Alors, même si l’on ignore toujours exactement comment l’organisme reçoit le message homéopathique, cela ne démontre pas qu’il n’existe pas.

Le pouvoir de conviction des médecins et la qualité de la relation médecin patient entrant pour beaucoup dans l’effet placebo, les sceptiques soulignent que les consultations plus longues chez l’homéopathe et sa meilleure écoute en amplifieraient la portée. Ce à quoi le Dr Bernard Chemouny rétorque : « Les effets placebo sont globalement identiques dans la relation qui existe entre un médecin et son patient, quelle que soit la thérapeutique employée. De plus, en allopathie, les comprimés jouent sur des couleurs différentes pour amplifier leur action. On a démontré, par exemple, que les gélules vertes étaient plus efficaces que les rouges ou les jaunes contre les troubles anxieux. »


Des études scientifiques ont-elles validé son efficacité ?

On a longtemps reproché à l’homéopathie d’être incapable d’apporter les preuves de son action selon la règle en vigueur pour les autres médicaments : le test contre placebo (voir page précédente) en double aveugle*. Il est évident que la démarche homéopathique a du mal à se soumettre aux méthodes d’évaluation de la médecine classique puisqu’en théorie elle s’adapte à chaque patient et ne soigne pas systématiquement la même maladie par le même médicament. Elle mène cependant de plus en plus d’études, dont certaines semblent probantes. Ainsi, le Dr Demonceaux a piloté un essai sur la bronchiolite, de décembre 2000 à juin 2001, comparant le devenir d’enfants traités par les médecins classiques d’une part, et par les homéopathes d’autre part. Six mois plus tard, 17 % des jeunes patients pris en charge par l’allopathie avaient eu au moins deux épisodes de rechute, contre 4,5 % en homéopathie. Des résultats ont également été enregistrés chez les enfants souffrant d’asthme, dans les diarrhées aiguës, la fibromyalgie, pour réduire l’engorgement des seins des jeunes mamans allaitantes, ainsi que dans le traitement des troubles anxieux, dans lequel l’homéopathie fait aussi bien que les psychotropes, sans leurs effets secondaires. En cancérologie, elle a montré sa capacité à réduire les nausées et vomissements liés à la chimiothérapie, ainsi qu’à protéger la peau lors de séances de radiothérapie. Le laboratoire Boiron a aussi réalisé une étude pour le lancement d’Acthéane® contre les troubles de la ménopause. Résultats (publiés en octobre 2012 dans « Drugs in R&D ») : une diminution de 56,7 % du nombre et de l’intensité des bouffées de chaleur sur trois mois, soit 21,5 % de mieux que le placebo.

Et pour ceux qui douteraient encore, une expérience a montré que l’homéopathie était efficace… sur les dindes. Stressées, celles-ci se cognaient dans le camion de transport et présentaient une viande pleine de bleus sur les étalages. Mais les éleveurs biologiques ont trouvé la parade : mélanger du Gelsemium et de l’Arnica à leur nourriture.

* Double aveugle : le patient mais aussi le médecin ignorent quel est le placebo.


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Fumer pourrait donner des envies suicidaires

Tabac et tentative de suicide sont liés selon une étude franco-américaine parue dans la revue scientifique Plos One. Elle suggère que fumer pourrait être un facteur de risque aggravant de tentative de suicide.

Fumer pourrait donner des envies suicidaires

Le tabac peut-il pousser au suicide ? La question pour le moins insolite mérite d’être posée après la parution d’une étude que le sujet. Le docteur Ivan Berlin, tabacologue à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière a interrogé avec son équipe de chercheurs 30 000 fumeurs. Ceux-ci ont été suivis pendant quatre ans et sondés au début et à la fin de l’expérimentation.

Les conclusions de ces travaux sont claires et effrayantes : peu importe le nombre de cigarettes fumées, le tabac augmenterait le risque de tentatives de suicide.

Dans le détail, plus de 1 600 personnes ont reconnu avoir tenté de mettre fin à leurs jours à la sortie de l’étude, contre 2 200 au début de l’enquête. Mais les personnes qui fumaient au début et à la fin de l’étude sont celles qui ont le plus fait de tentatives de suicide par rapport aux non-fumeurs.

Pire, le risque de tentative de suicide serait multiplié par quatre chez les nouveaux fumeurs ou les anciens fumeurs qui ont rechuté pendant l’étude, par rapport aux non-fumeurs. Une donnée qui suggère que le risque suicidaire lié à la cigarette disparaitrait seulement après un certain temps, “un peu comme le risque cardiovasculaire”, souligne le docteur Ivan Berlin au Figaro.

Ces résultats ont été observés indépendamment des caractéristiques socio-démographiques, de l’historique psychiatrique et d’éventuelles tentatives de suicide antérieures.


Un risque suicidaire à prendre en compte

La cigarette est néfaste pour les poumons, le cerveau et bien d’autres organes, mais dans quelle mesure peut-elle générer des pensées suicidaires et suggérer le passage à l’acte ? Le Dr Berlin, interrogé par le Figaro a une petite idée : “la cigarette possède un effet pharmacologique qui induit des tentatives de suicide. L’hypoxie, c’est-à-dire le manque d’oxygène du cerveau est l’une des hypothèses qui pourraient expliquer cet effet”.

Comme le risque cardiovasculaire ou le risque de cancer, le risque suicidaire devrait faire l’objet d’un suivi attentif chez les fumeurs et les anciens fumeurs, conclut le chercheur.

>> A lire aussi : Suicide : les prises en charge qui évitent la récidive

Tabac : fumer moins ne réduit pas les risques


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FIV : un test pour connaitre le moment idéal

Dans un cas sur cinq les fécondations in vitro (FIV) échouent en raison d’une erreur de timing. Des chercheurs espagnols ont mis au point un test pour calculer le moment idéal d’implantation de l’embryon dans l’utérus.

FIV : un test pour connaitre le moment idéal

Connaître le bon moment pour faire une Fécondation in vitro (FIV) est essentiel car cela conditionne la réussite de la FIV et la chance pour un couple souffrant d’infertilité d’avoir un bébé. Aujourd’hui les médecins calculent la fenêtre de tir pour la FIV entre le 20e et 22e jour de chaque cycle menstruel. L’endomètre, la paroi interne de l’utérus, est en principe prêt à accueillir l’embryon six à huit jours après l’ovulation du 14e jour. C’est ce qu’on appelle la fenêtre d’implantation. Mais la nature n’est pas une science exacte et dans un cas sur cinq, les FIV échouent en raison d’un manque de synchronisation avec cette fameuse fenêtre d’implantation.

Pour remédier à cela, le Pr Carlos Simon, responsable de l’Institut valencien d’infertilité et du laboratoire espagnol Igenomix, a conçu un test capable de déterminer précisément le moment le plus propice à la FIV. Son test, baptisé Era (Endometrial Receptivity Area) a été présenté lors d’un congrès international sur l’infertilité (Alicante, Espagne) le 23 avril dernier.

Era est personnalisable et s’adapte à chaque future mère. Il repose sur une biopsie de l’endomètre un mois avant la date prévue d’implantation de l’embryon. Au cours de cette analyse, 238 gènes sont scrupuleusement étudiés sur cette portion de muqueuse utérine. L’objectif : évaluer la réceptivité de l’utérus et ajuster en fonction la date de la FIV.


Un test proposé en cas d’échecs répétés de la FIV

Ce test ne s’adressera qu’aux femmes candidates à la FIV qui ont connu des échecs répétés moyennant 700 euros. Non remboursé, cette technique n’est proposée que dans certains centres spécialisés.

Les femmes qui n’auront pas accès à ce test devraient pouvoir se tourner vers une autre méthode moins contraignante. Le laboratoire Igenomix collabore avec MerckSerono sur un test moins invasif que la biopsie qui consiste en une analyse des sécrétions utérines obtenues par aspiration.

En France, 70 000 FIV sont réalisées chaque année.

>>A lire aussi : FIV : quels sont les risques de complication

8 idées reçues sur la FIV


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Suède : les comprimés du paracétamol retirés du supermarché

Les boites de paracétamol ne seront plus disponibles en dehors des pharmacies en Suède en raison d’une hausse des intoxications.

Suède : les comprimés du paracétamol retirés du supermarché

Six ans après avoir élu domicile dans les rayons des supermarchés, les comprimés de paracétamol vendus dans les supermarchés suédois vont devoir retourner à la case départ, c’est-à-dire dans les pharmacies. “Les comprimés de paracétamol sans ordonnance ne seront plus vendus que dans les pharmacies (…) à compter du 1er novembre 2015″, a indiqué l’agence du médicament dans un communiqué. Cette mesure est prise dans une optique de prévention et de santé publique.

En Suède, les cas d’intoxication chez des personnes ayant recours à l’automédication ont augmenté. Le paracétamol représenterait la majorité de ces intoxications selon l’autorité sanitaire suédoise.

Entre 2009, date à laquelle le paracétamol a été disponible à la vente en dehors des pharmacies, et 2013, les intoxications liées à cet antalgique ont bondi de 40 %. Ces enseignes sont ouvertes à des heures plus tardives et aucun professionnel n’est formé spécifiquement à conseiller les consommateurs sur les médicaments. Ce qui aggraverait le risque de mésusage et d’effets indésirables.

Le surdosage de paracétamol peut nuire gravement au foie en provoquant des lésions hépatiques. En France, le dépassement régulier des doses de paracétamol serait la première cause d’indication de greffe hépatique en raison d’une hépatite aiguë grave, signalait déjà en 2011 le professeur Dominique Larray, hépato-gastro-entérologue du CHU de Montpellier, interrogé par le Figaro.


Les laboratoires pharmaceutiques indignés

Reste que la décision de la Suède de retirer les médicaments au paracétamol n’est pas du goût des laboratoires pharmaceutiques qui les fabriquent. C’est le cas du laboratoire GSK (GlaxoSmithKLine) qui refuse de penser que la vente du médicament dans les grandes surfaces soit responsable de cette hausse des cas d’intoxications. “A partir des données présentées, nous ne pouvons pas conclure que la vente en grande distribution est responsable de la hausse” des intoxications, a affirmé à l’agence de presse suédoise TT une représentante du géant britannique, Johanna Blom.

La France n’est pas à l’abri d’une telle polémique si elle autorise un jour la vente libre des médicaments sans ordonnance dans la grande distribution.

>> A lire aussi : Médicaments antidouleur : comment vous y retrouver

Prenez-vous souvent du paracétamol ? Réagissez sur le forum


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