June 2015 Archive

Commencer le sport dès le plus jeune âge entraîne des bénéfices tout au long de la vie

Faire du sport jeune offre des bénéfices pour la santé et le poids tout au long de la vie, selon les résultats d’une étude publiée dans la revue médicale Physiology & Behavior.

Commencer le sport dès le plus jeune âge entraîne des bénéfices tout au long de la vie

L’activité physique pratiquée jeune et régulièrement permettrait de prendre des bonnes habitudes alimentaires et physiques, de garder un poids de forme et d’augmenter le taux de leptine (l’hormone la satiété) tout au long de la vie d’adulte. Ces conclusions obtenues chez les souris doivent être confirmées chez l’homme rappellent les bienfaits du sport sur la santé.

Les chercheurs de l’Université de Californie- Riverside (Etats-Unis) ont observé l’évolution de souris ayant grandi avec une roue. Ils ont évalué les effets de l’exercice physique pratiqué jeune, sur un certain nombre de résultats à l’âge adulte, comme les habitudes physiques, le poids, et les taux de leptine. Les conclusions de leur expérience ont montré que des niveaux raisonnables d’activité physique favorisaient l’effort spontané dans le temps, des habitudes alimentaires raisonnables et un taux de leptine élevé.


Maintenir l’effort

Si la pratique d’un sport dans la jeunesse a des effets durables sur le comportement, les effets bénéfiques doivent être entretenus, rappellent les auteurs qui insistent sur l’importance de stimuler les enfants dès le plus jeune âge pour limiter le risque d’obésité et de sédentarité. « Si les enfants pratiquent régulièrement pendant leurs années d’école, ils continueront à l’âge adulte, ce qui garantit des effets positifs sur leur santé et leur bien-être aussi».

«La prévention de l’obésité doit être mise en place suffisamment tôt dans la vie, en particulier par des interventions en milieu scolaire portant sur les bonnes habitudes d’exercice physique à adopter pour la vie » expliquent les chercheurs. « Cette étude rappelle l’importance de limiter la sédentarité et le temps d’écran chez leurs enfants», concluent les auteurs de l’étude.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) préconise de pratiquer au moins 60 minutes d’activité par jour pour les enfants de 5 à 17 ans et au moins 150 minutes d’exercice modéré par semaine pour les adultes.

A lire aussi:

Le sport est excellent pour la mémoire des enfants

Santé : les enfants ne font pas assez de sport

Une heure de sport après l’école améliore les fonctions cognitives des enfants


Posted by admin in santé

Bébé : l’apprentissage trop précoce du pot entraînerait des problèmes d’incontinence

Selon une étude américaine, l’apprentissage de la propreté avant l’âge de 2 ans multiplie par trois le risque d’incontinence dans la vie future. En cause : la rétention des selles et de l’urine alors même que la croissance de la vessie n’est pas terminée.

Bébé : l'apprentissage trop précoce du pot entraînerait des problèmes d'incontinence

« Rien ne sert de courir, il faut partir à point. » Cette morale de fable pourrait bien s’appliquer à l’apprentissage de la propreté des bébés. En effet, une étude américaine a trouvé un lien de corrélation entre l’apprentissage du pot avant l’âge de deux ans et un plus grand risque d’incontinence urinaire plus tard dans la vie.

L’équipe de recherche du Wake Forest University (Winston-Salem, Etats-Unis) a suivi 112 enfants de 3 à 10 ans, la plupart reçus dans le service d’urologie du centre médical pour des problèmes d’incontinence. Les informations sur l’apprentissage de la propreté de ces enfants ont été comparées à celles d’enfants témoins reçus en pédiatrie générale, sans antécédents de problèmes mictionnels. Les chercheurs ont réparti les enfants selon trois modes d’apprentissage de la propreté : un premier groupe correspondant à un apprentissage précoce avant l’âge de 2 ans, un deuxième groupe pour un apprentissage normal entre 2 et 3 ans, et un troisième groupe pour les enfants ayant reçu un apprentissage tardif après 3 ans.

En comparant les liens entre fuites urinaires et apprentissage, les scientifiques ont constaté que 60% des enfants ayant utilisé le pot avant l’âge de 2 ans avaient par la suite des problèmes de fuites durant la journée. Ce risque d’incontinence est ainsi multiplié par trois lors d’un apprentissage précoce par rapport à un apprentissage normal. Par ailleurs, les enfants ayant appris la propreté précocement sont également trois fois plus enclins à la constipation.

Pour autant, l’apprentissage tardif de la propreté n’est pas non plus idéal, puisqu’il entraîne les mêmes problèmes chez les 10 enfants formés à la propreté après 3 ans.

Pour expliquer ces résultats, les chercheurs mettent en avant l’habitude de rétention des selles et de l’urine de ces enfants formés trop jeunes à la propreté. Le dysfonctionnement mictionnel observé pourrait ainsi être dû à une vidange retardée de l’intestin et de la vessie, puisque l’enfant se retient. Le rectum exerce alors une pression sur la vessie pleine, ce qui réduit la capacité des nerfs à contrôler la miction. Pour les auteurs de l’étude publiée dans la revue Research and Reports in Urology, les couches doivent être privilégiées avant l’âge de deux ans pour respecter la croissance progressive de la vessie et le transit de l’enfant. La pression parentale à la propreté, due à des délais d’entrée à l’école ou à des raisons économiques ne doivent pas empiéter sur la santé future de l’enfant.

A lire aussi :

Bébé devient propre : testez vos connaissances!

Bébé : 5 conseils pour l’aider à devenir propre

Bébé: 8 produits de toilette sans paraben


Posted by admin in santé

DMLA : antioxydants et oméga 3 ont des effets protecteurs

Les complémentaires alimentaires riches en antioxydants et en oméga 3 permettraient de protéger les rats de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), selon les résultats d’une étude publiée dans la revue médicale PlosOne. Des conclusions qui pourraient trouver des applications chez l’homme.

DMLA : antioxydants et oméga 3 ont des effets protecteurs

Les chercheurs de l’Institut français pour la santé et la recherche médicale (Inserm) ont évalué chez les rats les bénéfices médicaux d’un complément alimentaire (vendu dans le commerce sans ordonnance) composé d’antioxydants et d’oméga 3 pour lutter contre la DMLA.

«Des études relatent des bénéfices, pas toujours très clairs d’ailleurs, de composants isolés : certaines vitamines, les oméga-3… Mais aucune évaluation médicale n’est effectuée lors de la mise sur le marché d’un mélange de ces molécules. Nous avons voulu tester la capacité réelle de l’un de ces produits à protéger la rétine dans un contexte de dégénérescence induite par la lumière », explique Isabelle Ranchon-Cole, chercheuse en neurosciences et co-auteur de l’étude.

Les scientifiques ont enrichi l’alimentation des rats avec des compléments nutritionnels riches en antioxydants, en huile de poisson riche en acides gras oméga-3 et en oligoéléments. Puis, ils les ont exposés à une lumière cyclique de forte intensité (12 heures de lumière /12h de nuit) qui déclenche normalement la mort de cellules rétiniennes et l’apparition de la DMLA.

Les résultats de leur expérience ont montré qu’une alimentation enrichie par ces compléments alimentaires permettait de protéger la rétine des rats contre cette maladie oculaire.

Les chercheurs ont observé une modification lipidique de la rétine, sans altération ni de sa structure, ni de son fonctionnement.

«Ce complément nutritionnel a permis de protéger les rétines de la dégénérescence induite par la lumière, alors que ce phénomène délétère était flagrante chez les animaux contrôles », a expliqué Isabelle Ranchon-Cole.


Ralentir la progression de la DMLA

Si les résultats ont été concluants chez les rongeurs, ils doivent être éprouvés chez l’homme et à des doses plus faibles. «Toutefois, les doses quotidiennes utilisées dans cette étude étaient proportionnellement supérieures à celles consommées par l’homme et la durée du traitement plus courte. Par conséquent, il serait intéressant d’évaluer l’effet de doses moins importantes administrées plus longtemps », conclut Isabelle Ranchon-Cole.

Les chercheurs veulent aussi comprendre si ce même assortiment nutritionnel ralentit la progression de la maladie chez des animaux présentant une mutation génétique qui entraîne une dégénérescence rétinienne précoce.

A lire aussi:

DMLA : pensez au dépistage dès 55 ans

Yeux clairs ou foncés : ce qu’ils dévoilent sur votre santé

Problème de vue : les compléments alimentaires sont-ils utiles ?


Posted by admin in santé

A la piscine, ce n’est pas le chlore qui pique les yeux mais son mélange à l’urine

Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas le chlore qui irrite les yeux à la piscine, mais le produit de la réaction chimique entre le chlore et l’urine. C’est ce que révèlent des chercheurs américains du centre de contrôle et de prévention des maladies. Explications.

A la piscine, ce n'est pas le chlore qui pique les yeux mais son mélange à l'urine

Avec la vague de chaleur annoncé par Météo France dans les prochains jours, l’appel de la piscine risque de se faire sentir. Pour autant, ne vous fiez pas aux apparences : l’odeur si spécifique de la piscine et les yeux rouges ne sont pas simplement dus au chlore qu’elle contient. Etonnés de voir que c’est ce que pensent 71% des nageurs selon leur sondage, des chercheurs du Centre américain de contrôle et de prévention des maladies (Center for Disease Control, CDC)) ont tenu à rétablir la vérité.

En effet, c’est le contact du chlore avec l’urine qui entraîne les yeux rouges et irrités.

Lorsque ces deux substances se rencontrent, un troisième composé se créée par réaction chimique, et c’est ce qui rend l’eau des piscines agressive pour les yeux. C’est aussi ce mélange de chlore, d’urine et de sueur qui aboutit à l’odeur si caractéristique des piscines. A l’origine, le chlore et les autres désinfectants dilués dans l’eau des piscines ont pour but de détruire les germes susceptibles de s’y développer. Mais parfois, il arrive que certains germes des urines résistent à ces produits. Dans ce cas, les irritations des yeux et la forte odeur ne sont finalement que de petites conséquences. Certaines maladies (comme une gastro-entérite, des irritations cutanées et des problèmes respiratoires) peuvent ainsi se déclarer suite à l’absorption d’une eau contaminée, un cas fréquent lorsque les enfants apprennent à nager notamment.

Au vu de ces risques infectieux, le CDC a tenu à rappeler les règles d’hygiène et de bonne conduite élémentaires pour garantir des piscines propres. Sans surprise, le CDC déconseille donc la piscine aux personnes sujettes aux diarrhées, rappelle qu’une douche est obligatoire avant d’aller nager, qu’il est fortement déconseillé de boire l’eau des piscines, et bien-sûr qu’il est formellement interdit d’uriner ou de déféquer dans l’eau. Des conseils qui tombent sous le sens mais qu’il est bon de rappeler en ce début de période estivale, afin que les parents passent le message à leurs jeunes enfants.

A lire aussi :

En vacances au bord d’une piscine: comment vérifier la sécurité ?

Piscines : pas si sales que ça…

Piscine : la propreté de l’eau altérée par le manque d’hygiène des nageurs


Posted by admin in santé

Complémentaires santé : dès le 1er juillet, les plus modestes pourront se soigner moins cher

Le gouvernement met en place, dès le 1er juillet, un nouveau dispositif pour permettre aux personnes les moins favorisées de bénéficier d’une complémentaire santé de qualité à moindre frais. L’objectif est de limiter le nombre de Français qui renoncent à certains soins médicaux.

Complémentaires santé : dès le 1er juillet, les plus modestes pourront se soigner moins cher

44% d’économie : c’est le rabais que peuvent espérer les prochains bénéficiaires de l’aide à l’acquisition d’une nouvelle complémentaire santé (ACS). Les personnes gagnant moins de 11 700 euros par an pourront bénéficier de cette nouvelle aide à partir du 1er juillet 2015. Concrètement, ils n’auront plus qu’à choisir entre 10 offres présélectionnées par le gouvernement dans le cadre d’un appel d’offres national. Ces contrats ont été retenus pour leur meilleur rapport qualité-prix et services. Les bénéficiaires pourront «se soigner de manière plus simple et moins chère» a annoncé la ministre de la Santé, Marisol Touraine, dans Le Parisien/Aujourd’hui en France daté du 29 juin.


Un dispositif plus simple et plus économique

Les nouveaux contrats offrent le même type de prestations pour tous les bénéficiaires, mais leurs tarifs changent en fonction de l’âge de l’assuré et du niveau de couverture choisie. Mais ils permettront dans tous les cas aux bénéficiaires d’avoir un meilleur accès aux soins médicaux.

«Tous sont moins chers, ou couvrent mieux. Certains d’entre eux, même, coûtent moins cher en couvrant mieux », rappelle la ministère de la Santé.

Et, selon une étude de la Drees (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques du ministère de la Santé), révélée par le quotidien Le Parisien, « ces contrats labellisés ACS permettront aux bénéficiaires de réduire leur budget mutuelle de 15 % à plus de 40 % ».

L’enquête dévoile que, aujourd’hui, « le coût moyen d’une complémentaire santé pour les bénéficiaires de l’ACS s’élève à 765 euros, les trois nouveaux contrats les moins chers proposent une offre à 581 euros, soit une baisse de prix de 24%. Pour un retraité de 80 ans, la facture pourra même chuter de 44% soit de 1 087 euros par an aujourd’hui à 554 euros, pour une offre similaire ». Depuis juin, un site Internet  recense les offres existantes. Chacun pourra s’y repérer en fonction de sa situation personnelle.

«Notre objectif pour la fin 2015 est de toucher de 1,3 à 1,4 millions de personnes», explique la ministre de la Santé, contre 1,2 aujourd’hui. «Cette réforme ne coûte pas un centime à l’Etat», assure Marisol Touraine, rappelant que c’est «la mise en concurrence» qui a permis ces baisses de tarifs.

Tous les bénéficiaires seront informés par courrier et une campagne d’informations et de communication va être mise en place sur internet et un numéro d’information, le 0811 365 364, permettra de poser toutes ses questions à des opérateurs.

A lire aussi:

Complémentaires santé : le remboursement des lunettes désormais encadré

Généralisation du tiers payant : les complémentaires santé s’unissent pour mieux la mettre en place

De plus en plus de Français n’ont pas de mutuelle


Posted by admin in santé

Nos conseils pour supporter la chaleur

Les prévisions météorologiques nous ont prévenu : il va falloir se préparer à une chaleur étouffantes dans les jours à venir. Cette situation exceptionnelle peut avoir de graves conséquences sur la santé ( déshydratation, maux de tête, vertiges…), plus particulièrement chez les personnes fragiles comme les enfants et les personnes âgées. Voici donc nos recommandations pour supporter au mieux les températures élevée.

Posted by admin in santé

Pour lutter contre l’obésité, rendons les aliments sains plus attractifs

Si les enfants ont tendance à craquer pour des barres chocolatées ou des crèmes desserts, c’est bien sûr pour le goût mais aussi grâce à l’attractivité de l’emballage de ce type de produits. Utiliser des techniques de marketing aussi agressives pour des aliments sains seraient efficace pour inciter les enfants à mieux manger selon une étude publiée dans la revue scientifique Psychology and Marketing.

Pour lutter contre l'obésité, rendons les aliments sains plus attractifs

En matière d’alimentation, l’habit semble faire le moine. Présentée dans de jolis emballages la nourriture saine et équilibrée pourrait atteindre les enfants. Bien habillée, elle devient même « meilleure à leurs yeux ».

Les chercheurs de l’université de Bonn (Allemagne) ont mené une étude avec 179 filles et garçons, âgés de huit à dix ans.

Ils leur ont proposé de choisir entre trois en-cas à base de yaourt, fruits et céréales pour tester l’effet de l’emballage sur leur choix et leur goût.

« L’industrie agroalimentaire a une longue expérience du marketing pour augmenter la vente de ses produits auprès des enfants », rappelle le Dr Bernd Weber, chercheur en neuro-cognition de l’université de Bonn.

« En comparaison, on dispose d’une connaissance très limitée de l’application de tels effets marketing pour promouvoir des aliments équilibrés auprès des enfants ».

Paquet neutre, informations nutritionnelles ou dessins et personnages imaginaires, les mêmes aliments ont été habillés et nommés différemment. Sans grande surprise la majorité des enfants ont voulu goûter les barres aux paquets attractifs. Les chercheurs ont aussi été capables d’évaluer le plaisir gustatif des enfants. Alors que les produits étaient identiques, les petits gouteurs ont préféré l’en-cas coloré.

« C’est un effet placebo de marketing classique », explique-t-il. «Comme dans le cas d’un médicament placebo, avec des effets attribués à certains produits, alors qu’ils ne sont pas justifiés par les ingrédients ».

Les résultats de cette étude confirment les conclusions d’une méta-analyse de 112 études réalisées préalablement sur les bons réflexes alimentaires par les chercheurs du Cornell Food & Brand Lab (aux États-Unis). Ces derniers avaient déjà observé que la praticité du produit, l’attrait de son emballage et l’idée de manger sainement seraient les trois conditions qui permettraient de convertir les amateurs de junk food.

A lire aussi:

L’alimentation et le surpoids des enfants

Alimentation des enfants : attention aux pizzas industrielles

Comment prévenir l’obésité infantile ?


Posted by admin in santé

Anxiété : les benzodiazépines restent une solution temporaire

La Haute autorité de santé (HAS) vient de réévaluer les benzodiazépines dans le traitement de l’anxiété. Elle ne remet pas en cause leur efficacité mais réaffirme qu’elles doivent rester une solution temporaire.

Anxiété : les benzodiazépines restent une solution temporaire

Environ 7 millions de personnes auraient consommé des benzodiazépines anxiolytiques en 2014 dont 16 % en traitement chronique, c’est-à-dire sur plusieurs années. Les benzodiazépines sont des médicaments commercialisés depuis les années 60 qui agissent sur le système nerveux central. Toutes possèdent (à des degrés divers) des propriétés anxiolytiques, hypnotiques, myorelaxantes et anticonvulsivantes.

En France, 11 benzodiazépines par voie orale sont prises en charge dans le traitement des manifestations anxieuses sévères ou ou invalidantes : l’alprazolam (Xanax), le bromazépam (Lexomil), le clobazam (Urbanyl), le clorazépate (Tranxène), le clotiazépam (Veratran), le diazépam (Valium), le loflazépate (Victan), le lorazépam (Temesta), le nordazépam (Nordaz), l’oxazépam (Seresta), le prazépam (Lysanxia) et leurs génériques.

Face aux effets indésirables de ces médicaments (troubles de la vigilance, troubles de la mémoire, chutes…) et leur exposition parfois prolongée, la Haute Autorité de santé (HAS) vient de réévaluer l’usage des benzodiazépines dans le traitement contre l’anxiété. Suite à cette réévaluation, elle estime que leur intérêt thérapeutique est toujours important, recommandant le maintien du taux de remboursement à 65%. Mais la HAS rappelle que les benzodiazépines restent une solution temporaire et doivent être prescrits sur une durée courte, de 8 à 12 semaines. “Leur utilisation prolongée expose au risque de dépendance” souligne la HAS qui a publié une fiche afin d’aider les médecins à réduire les prescriptions au long cours.

“Il est important que dès l’instauration d’un traitement par benzodiazépines dans la prise en charge de l’anxiété comme dans celle de l’insomnie, le médecin puisse impliquer le patient dans une démarche d’arrêt de ce traitement” insiste la Haute autorité. “Mais le patient doit être acteur du processus et choisir le rythme qui lui convient, de quelques semaines à plusieurs mois”.


Les benzodiazépines en chiffres

L’ANSM a analysé le profil des patients ayant eu un premier remboursement pour une prescription de benzodiazépines pour trouble anxieux en 2012 :

La France se situe en 2ème position derrière le Portugal pour l’utilisation des anxiolytiques.

La prescription d’une benzodiazépineanxiolytique était établie dans 78 % des cas par un médecin généraliste et dans 8 % des cas par un psychiatre.

L’âge médian des patients est de 55 ans. Près de 30 % des patients ont 65 ans ou plus et 10 % 80 ans ou plus.

67% des utilisateurs sont des femmes.

62 % des patients ont bénéficié d’au moins trois délivrances consécutives de médicaments et en ont pris pendant 4,4 mois en moyenne.

A lire aussi :

Benzodiazépines : faut-il arrêter après 65 ans

Crise d’angoisse : comment la surmonter ?


Posted by admin in santé

Le sucre et les graisses affectent la mémoire

Le sucre et les graisses ont un impact sur le cerveau, selon les résultats d’une étude publiée dans la revue scientifique Neuroscience. Ils seraient capables de réduire la fonction cognitive et adaptative d’après des recherches menées sur des souris.

Le sucre et les graisses affectent la mémoire

Le sucre et les graisses ont déjà une mauvaise réputation quant à leurs effets sur le poids et les maladies chroniques comme le diabète et l’obésité. Ils seraient aussi responsables de nuire au cerveau et coupables d’accélérer le déclin cognitif. Les chercheurs de l’Ohio State University (Etats-Unis) ont mené des expériences sur des souris. Pendant 4 semaines, les rongeurs ont été nourris avec une alimentation riche en sucres et en graisses. Tout au long de l’étude, les scientifiques ont testé les aptitudes cognitives et l’adaptabilité des cobayes et les ont comparés aux performances du groupe témoin nourri de manière équilibrée.


Une perte d’autonomie

Les scientifiques ont constaté que l’alimentation avait un impact sur le cerveau des souris. L’excès de sucre et de matières grasses perturbe l’apprentissage et la mémoire à court et moyen terme.

«Il est de plus en plus clair que la flore intestinale est capable de communiquer avec le cerveau humain», explique Kathy Magnusson, professeur en sciences biomédicales à l’Ohio State University, et co-auteur de cette étude. « Les bactéries peuvent libérer des composés qui agissent comme des neurotransmetteurs, stimulant les nerfs sensoriels ou le système immunitaire, et affecter un large éventail de fonctions biologiques. Nous ne sommes pas certains du type de messages qui sont envoyés, mais nous avons suivi leur progression et leurs effets. »

Ces effets ont été encore plus néfastes sur l’adaptabilité et la capacité d’adaptation. « Les troubles de souplesse cognitive étaient assez forts dans cette étude », explique le professeur Kathy Magnusson. «Imaginez rentrer chez vous en voiture et suivre un itinéraire qui vous est familier, auquel vous avez l’habitude. Et un beau jour, cette route est barrée et il vous faut tout à coup trouver un nouvel itinéraire pour rentrer». Une bonne adaptabilité cognitive permet de trouver un autre itinéraire et s’adapter à toute nouvelle situation.

Cette étude a aussi montré que les souris âgées ont été plus touchées par les effets négatifs de l’alimentation et n’ont pas été capables de résister aux influences pathologiques de leur flore intestinale sur le cerveau.

A lire aussi:

Sucre, sel et gras : pourquoi sommes-nous accros ?

Les conseils d’une ancienne accro au sucre pour arrêter d’en manger

Minceur : 6 conseils pour dompter vos envies de sucre


Posted by admin in santé

Un garçon de 6 ans atteint de diphtérie est mort

Un garçon de 6 ans atteint de diphtérie est mort en Espagne, selon un message posté sur Twitter de l’hôpital de Vall d’Hebron, à Barcelone.

Un garçon de 6 ans atteint de diphtérie est mort

A la mi-mai, ce petit catalan qui souffrait de diphtérie a été hospitalisé en soins intensifs dans un hôpital de Barcelone. Il est mort aujourd’hui des suites de cette maladie.

L’enfant a été traité avec un médicament antitoxique, produit qui a été importé de Russie, où la maladie sévit toujours. Le traitement était en effet difficile à trouver en Espagne puisqu’aucun cas de diphtérie n’avait été signalé dans le pays depuis 30 ans. Les parents avaient refusé de vacciner leur enfant par peur des effets secondaires. En réaction, le responsable de la santé de la région de Catalogne Boi Ruiz, a annoncé lors d’une conférence de presse, «nous lançons un appel aux parents: qu’ils vaccinent leurs enfants ». « Il n’y a pas de risque zéro. Mais ce qu’on ne peut pas faire c’est utiliser le fait qu’il n’y ait pas de risque zéro pour créer une peur chez les parents vis-à-vis du vaccin», a-t-il ajouté. «Qu’il nous arrive quelque chose comme ça dans un pays ou l’accès à la vaccination est gratuit et universel doit, en tant que société, nous faire réfléchir», a-t-il conclut.

La diphtérie est une maladie infectieuse qui peut conduire à la paralysie du système nerveux central ou bien du diaphragme et de la gorge, entraînant la mort par asphyxie, rappelle l’Institut Pasteur. L’infection à la bactérie C. diphtheriae est hautement contagieuse et se transmet par voie aérienne. Elle apparaît le plus souvent sous la forme d’angine diphtérique et se traduit par une pharyngite, de la fièvre, une tuméfaction du cou et une céphalée.


Le débat polémique anti-vaccin

La triste fin de cette affaire prend écho dans l’affaire du débat polémique anti-vaccin et la pétition du professeur Joyeux. Près de 700 000 personnes ont signé ce texte, dénoncé par la ministre de la Santé Marisol Touraine. Le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) a déclaré son intention de poursuivre le cancérologue.

En Europe, près de 90 % des Européens sont vaccinés contre la diphtérie. En France, la vaccination est obligatoire chez tous les enfants et les professionnels de santé. Le dernier cas déclaré de diphtérie en France métropolitaine remonte à 1989.

A lire aussi:

Pétition du Pr Joyeux au sujet du vaccin DT-Polio : méfiez-vous des arguments avancés !

Vaccins : comment agissent-ils dans notre corps ?

Vaccination : sans danger avéré pour le système nerveux


Posted by admin in santé