November 2015 Archive

Pour ou contre le foodporn ?

Quel rapport entre les cheesecakes, les burritos, les macarons et les sushis ? Magnifiées par nos filtres de smartphones, ce sont les stars des réseaux sociaux ! Le nom de ce phénomène ? Le food porn. “Porn” car la photo culinaire éveille le désir, parfois jusqu’à tourner à l’obsession. Et nous, serions-nous food-pornistes ?

Pour ou contre le foodporn ?


Pour le food porn !

Ariane Grumbach, diététicienne-nutritionniste

Le food porn, est-ce vraiment partager le plaisir de manger ?

Selon moi, l’expression”food porn” est inadaptée. Elle évoque l’excès et la surabondance alors qu’en réalité, le food porn valorise l’expérience alimentaire. La nourriture cesse d’être banalisée ou fonctionnelle. Et cette pratique oblige ceux qui sont contraints de manger seuls à prêter attention à ce qu’ils préparent. Plutôt que de se nourrir directement dans ses casseroles, debout ! C’est aussi faire partie d’une communauté de gourmands.

A photo posted by Violaine ✨ (@missviolaine) on Nov 30, 2015 at 7:54am PST

Une image ultra-gourmande est-elle forcément incitative ?

Oui, et c’est bien le but. D’ailleurs, lorsque l’on cuisine quelque chose de « moche », on ne le publie pas ! Par l’image, on montre également qu’un plat n’est pas forcément compliqué à concocter.

Cette manie peut-elle révéler un comportement alimentaire déviant ?

Ces images valorisent les belles choses que nous cuisinons, ou ce que nous mangeons dans de beaux endroits. Elles garantissent un souvenir et créent du lien facilement. Voilà pour la majorité des cas. Quelqu’un de boulimique ou d’hyperphagique en a plutôt honte. Donc, a priori, ne va pas publier. Et en cas de restriction ou d’anorexie, mettre en scène la nourriture peut effectivement venir remplacer le fait de manger. Mais ces cas sont ultra-minoritaires.

La pratique ne contribue-t-elle pas à promouvoir des plats riches et gras ?

Nous vivons entre deux excès : les obsédés du healthy ou ceux de la nourriture très grasse. C’est ce que l’on retrouve sur les réseaux sociaux. Pour créer une sensation, les uns utilisent, comme cet été, une pizza-pastèque sans pâte à pizza (qui va, croit-on, nous faire grossir), les autres un gâteau dégoulinant de crème. Montrer son steak-salade n’est pas très intéressant.

Le plaisir de l’œil supplante-t-il désormais le goût ?

Nous mangeons avec tous nos sens. Le beau est un élément parmi d’autres. Un plat mijoté peut être visuellement assez laid mais délicieux. Tant pis pour la photo ! Mais publier sur les réseaux a deux effets intéressants : apporter davantage de soin à l’aspect visuel de notre plat ou, au restaurant, y être plus attentif. Cela évite, comme le font beaucoup de personnes, de se précipiter pour manger !

A photo posted by Clarisse RC (@clarisse_rc) on Nov 6, 2015 at 4:05pm PST


Contre le food porn !

Pascale Hébel, spécialiste de la consommation et de l’alimentation

Le food porn, est-ce vraiment partager le plaisir de manger ?

Non, le plaisir est dans le parler et le goût. Sur une photo, il n’y a rien de tout ça. En France, nous avons une relation particulière à l’alimentation, qui se veut être un échange. Le repas à la française est représenté par une tablée. Or, sur une image, la parole n’apparaît pas : c’est le plat sans les convives. Sans l’acte social. Et même si les cuisiniers de haut renom font de très belles choses, dans l’acte de manger, le plus important reste de goûter.

Une image ultra-gourmande est-elle forcément incitative ?

Poster la photo d’un vin n’appelle pas le désir d’en boire. C’est la même chose pour la nourriture : l’envie vient en goûtant ! Nos sensations sont plus interpellées par une photo de voyage que par celle d’un plat, qui est seulement dans l’esthétique ou l’artistique. C’est-à-dire une toute petite partie du plaisir de manger. Le visuel ne se suffit pas à lui-même.

Cette manie peut-elle révéler un comportement alimentaire déviant ?

Lorsque c’est obsessionnel, c’est un peu comme les shoppers accros qui passent leur vie à poster des photos de leurs chaussures. Oui, le food porn peut révéler le trouble de quelqu’un qui serait très porté sur la nourriture. Cette personne réduirait l’acte de manger à l’aliment, à ingurgiter des denrées. Elle efface toute convivialité. Or, se retrouver et parler de ce que l’on mange est important.

La pratique ne contribue-t-elle pas à promouvoir des plats riches et gras ?

Le terme « food porn » dénonce l’obscénité, l’obsession ou l’excessif qui accompagnent la malbouffe. Si vous rendez commune une consommation de burgers par exemple, vous avez tendance à normaliser, à banaliser quelque chose qui, en excès, n’est pas bon pour la santé. Le food porn s’est peut-être construit en réaction à des courants écolos, au « manger sain », etc.

Le plaisir de l’œil supplante-t-il désormais le goût ?

Les images sont depuis longtemps utilisées dans les livres de recettes ou sur les blogs culinaires ; c’est ce qui donne envie de cuisiner. Sur les réseaux sociaux, c’est un peu différent : on y montre ce que l’on fait, ses vacances, ou comment on s’habille… et même ce que l’on mange. Mais ce ne sont que des photos !

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Couple : la manière de se parler révèle le bien-être du couple

Tous les couples ont une manière personnelle de se parler. Le fond comme la forme serait des éléments clés pour déterminer la qualité du couple et si les partenaires vont rester longtemps ensemble.

Couple : la manière de se parler révèle le bien-être du couple

Ce que vous dites a de l’importance mais, la manière de parler à son partenaire révélerait de manière assez significative le bien-être du couple et sa probable durée dans le temps, selon les conclusions d’une étude publiée dans la revue Proceedings of Interspeech.

Les chercheurs de l’université de Californie du Sud (Etats-Unis) ont développé un algorithme capable de prévoir les chances qu’a un couple de durer. Il s’appuierait uniquement sur les intonations de la voix. Et les résultats seraient plus sûrs que ceux révélés par un spécialiste.

Pour développer cet outil, les scientifiques ont pendant deux ans enregistré les dialogues de couples lors de séances avec un conseiller conjugal. Les chercheurs ont ensuite évalué la vie de ces couples pendant 5 ans.

Hauteur de la voix, intensité, mais aussi les gazouillis de la voix, l’algorithme a mis en exergue le lien entre la manière de parler et la durée de vie du couple.

Les prévisions de cet outil mathématique seraient justes pour plus de 74% des cas analysés. Une performance que les spécialistes n’arrivent pas à atteindre.

“Les chercheurs en psychologie et les praticiens savent depuis longtemps que la manière dont les partenaires parlent de leurs problèmes a des importantes conséquences sur la santé de leur relation. Cependant, le manque d’outils efficaces et fiables pour mesurer les éléments importants de ces conversations a été un frein majeur à leur utilisation clinique”, rappelle Brian Baucom de l’université de l’Utah, qui a commenté cette étude.

“Ce que vous dites n’est pas la seule chose qui compte, il est aussi très important de savoir comment vous le dites”, conclut Shrikanth Narayanan, chercheur à UCLA et co-auteur de l’étude.

 

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Le sida a fait trois fois plus de décès en 15 ans chez les adolescents

Le nombre de décès d’adolescents dus au sida a triplé au cours des 15 dernières années, selon de nouvelles données publiées par l’UNICEF, à l’occasion du Critical Thinking Forum (« Forum sur la pensée critique ») organisé à Johannesburg en Afrique du Sud.

Le sida a fait trois fois plus de décès en 15 ans chez les adolescents

Les chiffres publiés par l’Unicef sont alarmants. Le sida est la première cause de décès chez les adolescents en Afrique et la deuxième cause de décès chez les adolescents au niveau mondial.

Depuis 2000, près de 1,3 millions de nouvelles infections ont été évitées, largement en raison des progrès obtenus dans la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant.

En 2014, 3 femmes enceintes sur 5 vivants avec le VIH recevaient un traitement aux antirétroviraux pour prévenir la transmission du virus à leurs bébés). Mais, ces données sur les adolescents et le sida (Statistical Update on Children, Adolescents and AIDS) publiées par l’Unicef révèlent que, moins de la moitié des enfants de moins de 2 mois sont testés pour le VIH. Et qu’un sur trois seulement des 2,6 millions d’enfants de moins de 15 ans qui vivent avec le VIH bénéficie d’un traitement.


Une génération qui ignore sa séropositivité

Ces nouvelles données montrent que la plupart des adolescents qui meurent de maladies liées au VIH ont été infectés par le virus pendant leur petite enfance, il y a 10 à 15 ans, à l’époque où un nombre moins important de femmes et de mères vivant avec le VIH recevaient des antirétroviraux pour prévenir la transmission du virus de la mère à l’enfant. « Ces enfants ont survécu jusqu’à leurs années d’adolescence, parfois en ignorant leur statut séropositif » explique Craig McClure, chef des programmes mondiaux sur le VIH/SIDA pour l’Unicef « Il est crucial que les jeunes qui sont séropositifs au VIH aient accès à un traitement, à des soins et à un soutien », a déclaré aujourd’hui Craig McClure. « De même, ceux et celles dont le test VIH se révèle négatif doivent avoir accès aux connaissances et aux moyens nécessaires pour le rester. »

« Les progrès que nous avons réalisés pour prévenir la transmission de la mère à l’enfant sont louables et doivent être célébrés, a ajouté Craig McClure. «Mais des investissements immédiats sont nécessaires pour fournir aux enfants et aux adolescents qui sont infectés les traitements qui peuvent leur sauver la vie », a conclu l’auteur du rapport.

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L’odeur de la nourriture incite les enfants obèses à des prises alimentaires impulsives

Si l’odeur de la nourriture a tendance à nous ouvrir l’appétit, elle semblerait déclencher chez les enfants obèses des comportements impulsifs et favoriser les troubles du comportement alimentaires.

L'odeur de la nourriture incite les enfants obèses à des prises alimentaires impulsives

Pour étudier les rapports qu’entretiennent les enfants obèses avec la nourriture et mieux comprendre la place de l’impulsivité dans leurs comportements alimentaires, les chercheurs de l’hôpital d’enfants Frederico Gomez de Mexico (Mexique) ont suivi 30 enfants âgés de 6 à 10 ans  La moitié d’entre eux avait un indice de masse corporel (IMC) normal (compris entre 19 et 24), tandis que l’autre moitié du groupe était considérée comme obèse (IMC supérieur à 30). 

Selon leurs conclusions présentées à la réunion annuelle de la Radiological Society of North America (RSNA) à Chicago (Etats-Unis), l’odorat a un rôle primordial dans le comportement alimentaire des enfants touchés par l’obésité

Les participants ont été mis en contact avec une odeur de chocolat, d’oignon et une odeur neutre (de l’acétone diluée). Pendant cette exposition, les chercheurs ont mesuré l’activité cérébrale des enfants avec une IRM. Chez les enfants obèses, l’odeur de la nourriture stimule la zone du cerveau associée aux troubles alimentaires et à l’impulsivité. Par ailleurs, les zones qui permettent le contrôle de l’appétit, elles, étaient désactivées. En revanche, chez les enfants aux poids normal, elle active les zones de récompense, du plaisir, de l’organisation et celles des émotions et la mémoire.

« Cette étude nous a permis de mieux comprendre que l’obésité a une composante de trouble neurologique et cette découverte est susceptible d’influencer le traitement des patients obèses” explique Pilar Dies-Suarez, médecin radiologue en chef à l’hôpital d’enfants de Mexico.


L’obésité un vrai problème de santé publique

En 2010, l’organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé que le surpoids et l’obésité sont à l’origine de 3,4 millions de décès et de la diminution de l’espérance de vie.

Dans un rapport, l’OMS indique que les Européens deviennent de plus en plus gros : 27% des adolescents de 13 ans et 33% des enfants de onze ans sont en surpoids. Et, le nombre d’habitants de la planète en surpoids ou obèses a atteint 2,1 milliards en 2013 (dont 671 millions d’obèses).

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Avoir un chien influe positivement sur la santé des enfants

On connaissait déjà les bienfaits de la zoothérapie sur la santé des adultes et des enfants. Aujourd’hui, une étude révèle que les enfants qui vivent avec un chien sont moins anxieux que les autres.

Avoir un chien influe positivement sur la santé des enfants

Les bienfaits de la présence d’un chien sur la santé des enfants étaient déjà connus. Une étude finlandaise publiée en juillet 2012 dans la revue américaine Pediatrics montrait que les bébés avec des chats ou des chiens à domicile étaient environ 30% moins enclins à manifester les symptômes d’infections respiratoires comme la toux, le sifflement, la rhinite (nez bouché ou qui coule) et la fièvre ; et environ moitié moins enclins à développer des infections de l’oreille. Cette nouvelle étude publiée dans la revue médicale Preventive Chronic Disease nous apprend que la présence d’un chien permet de réduire le stress et l’anxiété des enfants.


Le chien favorise le bien-être de l’enfant

Les chercheurs de l’Institut de recherche du Bassett Medical Center de New York (États-Unis) ont mené une étude pendant 18 mois avec 643 enfants âgés en moyenne de 7 ans et venus pour une consultation annuelle dans un établissement de soins pédiatriques de New York. Parmi ces enfants, 73% possédaient un animal dont 58% un chien. 21% des enfants n’avaient aucun animal de compagnie chez eux.

Pour évaluer l’état de santé et de bien-être des enfants, les scientifiques ont utilisé le DartScreen, un test sur internet utilisé dans la mesure du risque en santé de l’enfant. Résultat, les enfants ayant chez eux un chien obtenaient des scores d’anxiété moins élevés que ceux n’en possédant pas.

« En renforçant l’attachement, stimulant la conversation et favorisant les interactions sociales, le compagnon canin contribue à augmenter le niveau d’ocytocine (l’hormone de l’attachement amoureux ou du lien mère enfant) et à réduire les niveaux de cortisol, une hormone qui régule le métabolisme. Ce processus a pour effet d’atténuer la réponse au stress », indiquent les chercheurs qui ont tenté d’analyser le lien entre la présence d’un chien et la diminution du risque d’anxiété.

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Vivre dans un bel endroit favoriserait une bonne santé

Dis moi où tu vis et je te dirai si tu es en bonne santé ? Cette version “urbaine” du célèbre adage de Brillat-Savarin pourrait être vrai selon une récente étude britannique. D’après les chercheurs de la Warwick Business School, l’urbanisme influence la santé et le bien-être des populations.

Vivre dans un bel endroit favoriserait une bonne santé

Le cadre de vie joue un rôle sur la santé des individus, selon les résultats d’une étude publiée dans la revue médicale Scientific Reports. Plus l’environnement est beau, atypique ou pittoresque, plus les habitants se sentent bien.

La beauté de notre environnement quotidien pourrait revêtir plus d’importance pratique que ce que nous pensions et influer sur la santé et le bien-être des populations. Les chercheurs de la Warwick Business School (Royaume-Uni) ont réalisé une étude pour comprendre si l’environnement et le cadre de vie avaient un impact sur la santé. Pour ce faire, ils ont évalué la santé (très bonne, bonne, moyenne, mauvaise ou très mauvaise) des individus recensés en 2011 en fonction de la “beauté” de l’endroit où ils vivaient.

Les conclusions de leur étude ont montré que les individus qui vivent dans un environnement et un cadre de vie beau ou atypique affichent une meilleure santé. La beauté des lieux n’était pas forcement liée aux espaces verts. Des zones urbaines et suburbaines pouvaient être considérées comme un cadre de vie favorable à une bonne santé.


Développer des environnements beaux ou atypiques

Évidemment, d’autres facteurs entrent en jeu. “Nous avons vérifié également les caractéristiques socio-économiques qui peuvent influer sur la santé, comme le revenu et l’emploi. Nous effectuons aussi des analyses supplémentaires pour rendre compte des niveaux de pollution de l’air » explique Chanuki Seresinhe , docteur en sciences du comportement à l’Université de Warwick.

« Après avoir pris tous ces paramètres en considération dans l’analyse, nous constatons qu’en Angleterre, les personnes font état d’une meilleure santé lorsqu’ils vivent dans des endroits spectaculairement beaux”.

“Cette découverte est fascinante. Un espace n’est pas bénéfique à notre santé simplement parce qu’il est vert. Il semblerait que ce soit la beauté de l’environnement en question, mesurée par sa dimension pittoresque, qui revêt une importance cruciale”, explique Chanuki Seresinhe.

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Ostéo : pourquoi consulter ?

Pas de staff de grands sportifs sans un ostéo attitré. En rétablissant un fonctionnement optimum du corps, l’ostéopathie permet d’optimiser les perfs et de limiter les blessures. Et si, nous aussi, on prenait rendez-vous ?

osteopathe

Quand on dit ostéo, on pense souvent mal de dos. Certes, c’est l’une des grandes indications de l’ostéopathie… mais loin d’être la seule. “Fondée sur la capacité du corps à s’auto-équilibrer, l’ostéopathie permet de prévenir et de soigner de nombreux troubles physiques et agit également sur les plans nerveux, fonctionnel et psychologique”, rappelle Aurore Sacarrère, ostéopathe DO spécialisée dans le sport au sein de la clinique Drouot et de Block’Out-Paris.

Comment ? En rétablissant la mobilité de tous les tissus - muscles, ligaments, fascias, organes, os, peau, vaisseaux sanguins et lymphatiques - car cet équilibre tissulaire est garant du bon fonctionnement de notre corps.

Avec quels outils ? Les mains, uniquement. “Avec elles, l’ostéopathe explore le corps à la recherche des zones qui présentent des restrictions de mouvement susceptibles d’altérer l’état de santé. Puis, par des manipulations douces et des techniques de mobilisation, il va réharmoniser ces structures”, poursuit l’ostéopathe. En restaurant sa mobilité et son équilibre, le corps recouvre son fonctionnement optimal. On comprend mieux alors l’intérêt de l’ostéopathie chez le sportif, dont le corps est le véritable outil de travail. “Le champ d’action de l’ostéopathe est large chez le sportif : il peut agir à titre préventif, curatif et palliatif”, ajoute notre expert.

Ok, mais aller chez l’ostéo, à quoi ça peut me servir concrètement ?


Optimiser mes mouvements

“L’ostéopathie peut permettre d’augmenter les performances pures en optimisant le fonctionnement biomécanique, le fonctionnement musculaire, la souplesse articulaire”, indique notre expert. Toute perte de mobilité des articulations, des muscles, des ligaments, des viscères peut entraîner un déséquilibre du corps. Résultat : on compense, on adopte une mauvaise posture, nos mouvements sont limités, mal coordonnés, notre respiration étriquée. Au final, on n’utilise pas notre corps de façon optimale, ce qui freine, logiquement, nos perfs. De plus, ce déséquilibre et cette chaîne de compensations qui se crée autour peuvent entraîner des contractures et autres douleurs chroniques, elles aussi obstacles à nos perfs et parfois même à la poursuite de l’entraînement. En rétablissant l’équilibre tissulaire avec ses mains, l’ostéopathe va nous aider à mieux utiliser notre corps… et donc à être meilleures en action !


Éviter les blessures

“La restriction de mobilité peut entraîner un risque accru de blessure, car, par compensation, on adopte parfois une mauvaise position qui va entraîner l’usure prématurée de certaines zones”, explique Aurore Sacarrère. En rétablissant la mobilité, l’ostéopathie permet donc de limiter cette usure propice aux blessures. Cette prévention passe aussi par l’expertise, car l’action de l’ostéo n’est pas seulement manuelle ; il est aussi là pour expliquer, conseiller. “De nombreuses blessures peuvent être évitées lorsque le sportif comprend l’origine de ses douleurs, le fonctionnement biomécanique de son corps et qu’il est éclairé sur les gestes à faire et à ne pas faire”, estime notre spécialiste.

Et de citer le cas du running : “Un coureur peut avoir de nombreuses blessures à cause d’un mauvais choix de baskets, un mauvais échauffement… L’ostéopathe va observer et améliorer la gestion du mouvement, l’équilibre musculaire et articulaire, la coordination, la respiration. En s’intéressant à ces paramètres, il optimise la foulée, l’endurance, la résistance.” Au final : moins de blessures et une performance globale améliorée.


Retrouver ma mobilité

Agir en prévention, c’est toujours mieux. Mais quand la douleur ou la blessure est là, il n’est pas trop tard pour aller voir son ostéo. “Il peut travailler sur toute douleur faisant suite à un traumatisme plus ou moins important : entorse, tendinite, contracture, torticolis, sciatique, costalgie (douleur au niveau des côtes), douleur coccygienne (coccyx)”, rappelle Aurore Sacarrère. Mais aussi après une fracture ou une intervention chirurgicale. Et là où le kiné va se concentrer sur la rééducation de la zone blessée, l’ostéopathe lui va travailler sur le corps dans sa globalité afin d’en restaurer l’équilibre.

Prenons l’exemple d’une entorse de la cheville : l’ostéo va restituer la bonne mobilité articulaire de la cheville en travaillant sur les ligaments et l’articulation, mais aussi étudier la posture générale du corps. Car pour soulager le pied douloureux, le corps compense avec toute une série d’adaptations : au niveau du genou, du bassin (en faisant moins porter le poids du corps sur la cheville douloureuse), de la tête. Avec, à la clé, diverses douleurs, parfois même longtemps après l’entorse. Un petit tour chez l’ostéo va permettre de déceler et de corriger ces adaptations. Cela ne remplace pas la kinésithérapie, mais la complète.


Quand consulter ?

• Avant de me remettre au sport

• Pour préparer une épreuve

• Suite à une entorse, une fracture

• Suite à un traumatisme récent ou ancien, un choc, une chute

• En cas de douleurs articulaires ou musculaires

• Si j’ai du mal à respirer à l’effort, des points de côté réguliers

• Si j’ai du mal à récupérer entre les séances.


Combien ça coûte ?

Compter entre 50 et 80 € la séance (en fonction du lieu d’exercice et de l’expérience de l’ostéopathe). On vérifie auprès de sa mutuelle : certaines prennent en charge totalement ou partiellement quelques séances d’ostéopathie par an (sur note d’honoraires).

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Le réchauffement climatique pourrait causer  250 000 morts par an supplémentaires

Disparition de la banquise et d’espèces animales, fonte des neiges, le réchauffement climatique est déjà coupable de bien des maux. Mais, il pourrait aussi entrainer 250 000 décès supplémentaires par an, selon les prévisions de l’Organisation Mondiale de la Santé.

Le réchauffement climatique pourrait causer  250 000 morts par an supplémentaires

La santé est inextricablement liée au changement climatique. En effet, les modifications climatiques influent sur les déterminants sociaux de la santé: air pur, eau potable, nourriture en quantité suffisante, sécurité du logement, développement des maladies cardiovasculaires ou respiratoires, et infectieuses (paludisme, dengue).

L’Organisation évalue que le changement climatique pourrait entraîner environ 250 000 décès supplémentaires par an entre 2030 et 2050: 38 000 dus à l’exposition à la chaleur des personnes âgées, 48 000 dus à la diarrhée, 60 000 dus au paludisme, et 95 000 dus à la sous-alimentation des enfants.

«Le coût des dommages directs pour la santé (à l’exclusion des coûts dans des secteurs déterminants pour la santé tels que l’agriculture et l’eau et l’assainissement) se situe entre 2 et 4 milliards de dollars par an d’ici 2030 », rappelle l’Organisation.


Les scientifiques en alerte

En 2015, le professeur Anthony Costello, Directeur de l’Institut pour la santé mondiale, de l’Université de Londres au Royaume-Uni (UCL) déclarait dans une étude publiée dans la revue médicale The Lancet, «la santé publique est un des plus gros enjeux du réchauffement climatique». «Atteindre les 4°C de réchauffement aurait des effets catastrophiques sur la santé de l’homme. C’est une situation qui pourrait remettre en cause tous les progrès de ce dernier demi-siècle. Nous estimons que l’urgence climatique est une urgence médicale ».

Une étude publiée dans la revue médicale Journal of the American Medical Association révélait que les changements induisent des troubles liés à la chaleur, comme le stress thermique et une réduction de la capacité de travail mais aussi une augmentation de l’asthme et des maladies respiratoires. Les maladies infectieuses et vectorielles (pathologies transmises par des vecteurs comme les moustiques, poux, tiques, mouches) vont se développer comme les maladies gastro-intestinales. Ces modifications climatiques seront aussi responsables de troubles post-traumatiques et d’une augmentation de la dépression.

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Comment choisir son dentifrice pour la santé de ses dents

Élimination de la plaque, prévention des caries, de la coloration des dents, protection des gencives des dents sensibles… À chaque problème dentaire sa solution et… son dentifrice. Faut-il encore savoir le choisir. Nos conseils.

Comment choisir son dentifrice pour la santé de ses dents

Dents colorées : dentifrice blancheur !

Vos dents sont ternes, tâchées ou jaunies ? Différents facteurs peuvent être à l’origine de cette coloration comme la cigarette, le thé ou le café. Pour retrouver un sourire éclatant, utilisez un dentifrice blancheur. Grâce à des formules contenant des agents blanchissants, par exemple du bicarbonate de sodium, il va éliminer progressivement taches et coloration présentes sur vos dents et vous aider à retrouver leur blancheur naturelle.

 

À utiliser deux ou trois fois par jour après chaque repas. Pour éviter d’agresser vos gencives, l’idéal est d’alterner entre un dentifrice blancheur et un dentifrice traditionnel, ou d’utiliser des formules douces comme celle du Sanogyl Blancheur & Soin.

 

Gencives irritées ? Dentifrice soin protecteur !

Sensibilité, douleur, saignement, déchaussement… 50 % des problèmes bucco-dentaires sont causés par des gencives mal entretenues* et près de 3 personnes sur 4 souffriront de problèmes de gencives au moins une fois dans leur vie**. La prévention des problèmes gingivaux est donc indispensable.

 

Les gonflements et saignements occasionnels de la gencive sont principalement dus à l’accumulation et la calcification de plaque dentaire, dépôt constitué de bactéries, résidus alimentaires et salive, entre les dents et la gencive.
Prévenez ces affections avec un dentifrice spécial gencives, qui contient des composants spécifiques type Vitamines E et B5, qui aide à renforcer les gencives sensibles et éliminer la plaque dentaire.  

 

* Enquête IPSOS réalisée en France auprès de 152 dentistes, septembre 2008.

** 1. Adult Dental Health Survey : Oral Health in the United Kingdom 1998 (Kelly et al.)

2. Petersen E, Ogawa H. Strengthening the Prevention of Periodontal Disease : The WHO Approach – J Periodontol, December 2005;76:2187-2193

 

Dents sensibles ? Dentifrice tout doux !

Vous avez mal aux dents au contact du froid ou du chaud, lorsque vous mangez des aliments acides ou sucrés, ou même simplement lors du brossage ?

 

Vous êtes alors victime de sensibilité dentaire. Les causes peuvent être un émail fragilisé ou encore la mise à nue de la dentine (couche inférieure située en dessous de l’émail, qui renferme des canaux microscopiques, capables de transmettre des stimulis au nerf dentaire) en cas de récession gingivale par exemple.

 

Choisissez un dentifrice spécifique pour dents sensibles qui aide à réparer les zones fragilisées et à prévenir la douleur.

 

Pour de bons résultats, brossez-vous les dents avec ce dentifrice pendant au moins un mois à l’aide d’une brosse à dent à tête souple.

 

Dents cariées : dentifrice fluoré !

Optez pour un dentifrice riche en fluor. Cet élément minéral se fixe dans l’émail et prévient l’apparition des caries.

 

Choisissez un dentifrice affichant entre 100 à 150 mg de fluor pour 100 g (soit 1000 et 1500 ppm (partie par millions)). Pour les enfants, les recommandations sont différentes car l’excès de fluor peut causer une fluorose dentaire, c’est-à-dire l’apparition de tâches sur les dents. Jusqu’à 6 ans, privilégiez pour vos enfants des dentifrices dont la teneur ne dépasse pas les 50 mg pour 100 g (soit 500 ppm).

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Le TRX, star de l’entraînement au poids de corps !

Concept inspiré des trainings militaires américains, le TRX rencontre un succès mondial auprès des fit girls ! En solo, accroché à un arbre ou version cours collectif, cet outil de musculation est pratique, complet et efficace.

Le TRX, star de l'entraînement au poids de corps !

Le TRX, c’est…

Conçu à partir de sangles de parachute, cet accessoire, imaginé par un marine qui souhaitait pouvoir s’entraîner partout et sans matériel, fait travailler tous les muscles grâce à un système d’exercices par suspension et résistance via son poids de corps. Facile à transporter car très léger et peu encombrant, le TRX s’adapte à tous les styles de vie en permettant un entraînement à la maison ou en déplacement. Pratique, il suffit de quelques minutes pour l’accrocher à une porte ou un arbre pour une séance outdoor.

Comment l’utiliser?

Le TRX associe deux résistances : celle des sangles et celle de la gravité puisque celles-ci sont attachées à un point en hauteur (porte, portique, arbre, plafond…). Avec cet outil de fitness ludique, les exercices sont variés et les options illimitées ! Pieds dans les sangles ou mains sur les poignées, on alterne travail dynamique (avec mouvements et déplacements du corps dans l’espace) et isométrique (maintien de la position sans bouger). Tout en renforçant les muscles en profondeur grâce à son instabilité, les mouvements améliorent la force fonctionnelle du corps, l’équilibre, la proprioception et la coordination.

L’ensemble des groupes musculaires est sollicité (bras, dos, jambes, fessiers, abdos…) et ce, sans charges additionnelles (haltères, barres, machines…), ce qui préserve les articulations. Pour adapter le TRX à sa morphologie et évoluer à son rythme, on peut varier facilement la résistance et la difficulté des exercices en modifiant l’inclinaison du corps et la longueur des sangles.

C’est pour moi si…

Je veux des résultats rapides sur ma silhouette

Quel que soit son niveau de départ, les résultats sont bluffants ! Si le TRX est pratiqué assidûment, on peut transformer sa silhouette en quelques semaines. Aussi bien pour affiner sa taille que fortifier son corps, l’évolution est rapide pour atteindre ses objectifs. Trente minutes suffisent à dépenser des calories et à renforcer tous les muscles.

Je recherche un appareil multifonction

Avec son petit poids (1 kg !) et son système d’accroche optimisé pour s’utiliser aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur (toutefois, une hauteur de plus ou moins 1,80 m est nécessaire pour pouvoir accrocher les sangles), le TRX se transporte facilement et permet un entraînement n’importe où et n’importe quand ! En petit groupe avec force et vitesse au programme ou en travaillant son endurance à la maison, on peut atteindre différents objectifs.

Je souhaite un corps sculpté et gainé

Les mouvements basés sur le poids de corps sollicitent les muscles longs et profonds. Grâce à l’instabilité constante des sangles, le renforcement de la zone abdominale et pelvienne est garanti. Pour obtenir une silhouette ferme et sculptée, cet outil est formidable car très complet : amélioration de la force fonctionnelle, de l’équilibre, de la souplesse, des performances et fonte des graisses.

3 exercices types:

La fente arrière croisée : je muscle mes jambes

Face au point d’attache, descendre sur la jambe droite en position de fente, le genou fléchi à 90°, aligné avec la pointe de pied. Puis croiser la jambe gauche derrière (sans vouloir aller chercher trop loin) en décollant le pied et en ramenant le genou à l’extérieur de la cheville droite. Le buste est droit et la poitrine haute. Le poids du corps est placé sur la jambe d’appui pour bien engager les fessiers et les cuisses, contractés. Sur l’expiration, se hisser à la force des bras tout en appuyant sur le talon droit pour se redresser et revenir en position initiale de fente. La vitesse est modérée et le mouvement contrôlé, pour insister sur un travail de mobilité et de force.

Le rythme : 3 séries de 10 répétitions, à droite et à gauche.

La pyramide :  je renforce mes abdos!

Face au sol, les pieds en suspension dans le TRX, se placer en position de planche, en appui sur les mains. Les jambes sont tendues, le dos bien droit. Sur l’expiration, ramener les jambes vers le tronc. Les hanches vers le plafond, le corps forme une pyramide. Pour garder les bras tendus, pousser fort dans le sol avec les mains. Puis, à l’inspiration, redescendre en position initiale de planche et recommencer le mouvement sur l’expiration.

Le rythme : 2 séries de 5 répétitions.

Le pont :  je raffermis mes fesses

Allongée sur le sol, les bras le long du corps, placer les talons dans les sangles du TRX. Pousser les fesses vers le haut afin de décoller le bas du dos : seuls le haut du dos et les épaules demeurent en contact avec le sol.

Les genoux sont au-dessus des hanches. Se gainer entièrement et appuyer fortement les talons dans les sangles du TRX pour maintenir la position. Relâcher sans que les fesses touchent le sol sauf entre chaque série.

Le rythme : 3 séries de 10 répétitions. 

Merci à Magali Roby, coach sportif.

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