January 2016 Archive

Le surpoids provoquerait une puberté précoce chez les garçons

Des chercheurs américains viennent de découvrir que, chez les garçons, le surpoids pouvait provoquer une puberté précoce. Cependant, l’obésité aurait plutôt tendance à avoir l’effet inverse.

Le surpoids provoquerait une puberté précoce chez les garçons

La puberté précoce, on en parle surtout chez les filles. Pourtant, ce phénomène biologique peut aussi survenir chez les garçons, bien qu’il soit 5 fois moins fréquent. On parle de « puberté précoce » lorsque les premiers signes pubertaires surviennent avant l’âge de 10 ans, alors que l’âge moyen « normal » chez le garçon est de 12 ans, en France en tout cas. Lorsque ces premiers signes arrivent vers 10-11 ans, on parle simplement de « puberté avancée ». Une récente étude de la University of Michigan in Ann Arbor (États-Unis) vient de montrer que le surpoids pouvait déclencher une puberté précoce chez les garçons.


Chez les garçons, la courbe n’est pas linéaire

Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont travaillé avec 4000 garçons, âgés de 6 à 16 ans : 60 % d’entre eux avaient un indice de masse corporelle (IMC) normal, 17 % étaient en surpoids et 23 % souffraient d’obésité.

Les scientifiques ont suivi leur courbe de croissance, mesuré régulièrement leur IMC et surveillé l’apparition de leurs signes pubertaires pendant plusieurs mois.Verdict ? Les enfants qui étaient en surpoids (mais pas en situation d’obésité) entraient dans l’âge de la puberté à partir de 9,3 ans en moyenne. A l’inverse, ceux qui étaient obèses connaissaient une puberté plus tardive que la moyenne.

« Chez les filles, la courbe est linéaire : plus le surpoids est grand, plus le risque de puberté précoce est élevé, puisque le poids influence l’action des oestrogènes. Mais chez les garçons, le problème est différent : le surpoids favorise la puberté précoce, mais l’obésité ralentit l’apparition des signes pubertaires » expliquent les scientifiques. Conclusion : gardez un œil vigilant sur la courbe de croissance de votre pré-ado…

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Dépression : les thérapies comportementales peuvent aider

Les TCC, vous connaissez ? Ces méthodes psycho déjà utilisées pour soigner les phobies et les addictions seraient aussi efficaces contre la dépression. On fait le point.

Dépression : les thérapies comportementales peuvent aider

Les thérapies comportementales et cognitives (TCC), kézaco ? Il s’agit de méthodes fréquemment utilisées par les psychothérapeutes, notamment pour traiter les addictions, les comportements compulsifs et les phobies. Pour faire simple, le thérapeute « corrige » les réflexes et les automatismes qui accompagnent le trouble psychologique afin de les « remplacer » par des comportements sains.

On savait déjà que les TCC étaient utiles pour lutter contre la dépression saisonnière, qui touche surtout les femmes lorsque les journées raccourcissent. Mais une récente étude menée conjointement par la University of Bristol et le Center for Academic Mental Health (Grande-Bretagne) vient de montrer que les thérapies comportementales et cognitives pouvaient aussi être utiles en complément d’un traitement médicamenteux pour soigner la dépression elle-même.


Des effets plus durables sur le long terme

Les chercheurs ont travaillé pendant deux ans (entre 2008 et 2010) avec un groupe de 469 patients âgés de 18 à 75 ans et souffrant de dépression. Ces volontaires ont été divisés en 2 groupes : le premier a bénéficié d’un traitement médicamenteux et de 18 séances de TCC, réparties sur environ 5 mois. Le second groupe, lui, n’a eu droit qu’aux médicaments. Trois ans plus tard, les participants ont du répondre à des questionnaires concernant leur état de santé et leur bien-être général.

Verdict ? « Nous avons découvert que l’ajout de séances de TCC au traitement médicamenteux permettait d’accélérer la guérison des personnes touchées par la dépression, et d’améliorer leur niveau de bien-être général sur le long terme », explique Nicola J. Wiles, principal auteur de ces travaux, publiés dans le magazine professionnel The Lancet Psychiatry. En effet, via un barème de notation, les participants du groupe 1 ont estimé qu’ils se sentaient mieux que ceux du groupe 2.

« Les médicaments destinés à réguler l’humeur ne fonctionnent pas chez tout le monde : les TCC permettent donc d’augmenter l’efficacité globale de la prise en charge. Par ailleurs, les patients peuvent continuer à suivre des séances de TCC après la fin de leur traitement. » Autre possibilité : la méditation de pleine conscience. Celle-ci a également fait ses preuves contre la dépression !

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Droit des patients : l’action de groupe sera bientôt possible

Jusqu’ici réservée au seul secteur de la consommation, l’action de groupe en justice pourrait bien se développer dans le domaine de la santé. Nos explications.

Droit des patients : l'action de groupe sera bientôt possible

L’action de groupe, c’était l’une des mesures proposées par la loi Santé, défendue par la ministre Marisol Touraine et votée le 17 décembre 2015 par l’Assemblée Nationale. Le principe ? Se regrouper entre patients victimes d’un même préjudice afin de demander réparation à la justice.

Jusqu’ici, seuls les litiges relatifs à la consommation pouvaient faire l’objet d’une action de groupe : achat de matériel défectueux, factures excessives, non-respect des droits du consommateur… Les clients concernés pouvaient se réunir et saisir la justice en groupe afin d’avoir davantage de poids face aux entreprises incriminées.


Seuls les préjudices corporels sont concernés

La loi Santé est actuellement examinée par le Conseil Constitutionnel. Et celui-ci vient de valider le principe de l’action de groupe dans le domaine médical pour les seuls « préjudices corporels » – ce qui exclut donc, pour l’instant, les préjudices psychologiques. Lorsque la loi sera définitivement adoptée, il sera donc possible d’intenter une action en justice au nom d’une association (500 associations peuvent prétendre aux actions de groupe santé, selon le Conseil Constitutionnel) ou d’un groupe de patients.

Un principe légal qui aurait pu être utile lors de la tristement célèbre affaire du sang contaminé (1980-1990), l’affaire du Mediator ou encore au cours du scandale concernant les prothèses mammaires PIP. Car jusqu’ici, chaque plainte devait être déposée de manière individuelle. Si le principe de l’action de groupe est définitivement adopté, la justice n’aura à se prononcer qu’une seule fois sur la responsabilité du laboratoire, de la clinique ou du praticien. Un gain de temps phénoménal.

À lire aussi : la Loi Santé est un échec sur l’alcool, selon Claude Evin.

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La pollution atmosphérique, responsable de naissances prématurées

Une étude américaine vient de montrer que la pollution aux particules fines pouvait provoquer des naissances prématurées, surtout lorsque la future maman y est exposée en fin de grossesse.

La pollution atmosphérique, responsable de naissances prématurées

Vous êtes une future maman, et vous vivez en ville ? Méfiez-vous ! Une nouvelle étude menée conjointement par la University of Cincinnati et le Cincinnati Children’s Hospital Medical Center vient de montrer que la pollution de l’air pouvait provoquer des naissances prématurées, c’est-à-dire des accouchements avant les 37 semaines de grossesse nécessaires au bon développement du bébé.

Or, on le sait : la prématurité a des conséquences à long terme sur la santé de l’enfant. Les bébés nés « avant terme » ont davantage de risques de souffrir d’hyperactivité, de troubles de l’attention, du développement et du comportement, d’infections bactériennes…

Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont étudié les rapports concernant 225 000 naissances survenues dans l’état de l’Ohio (États-Unis) entre 2007 et 2010. Parmi les 19 000 naissances prématurées recensées, 97 % avaient eu lieu dans des villes fortement touchées par la pollution aux particules fines. Les scientifiques en ont conclu que lorsque la future maman vivait son troisième trimestre de grossesse dans un environnement fortement pollué, le risque de prématurité augmentait de 19 %.


Un site officiel pour s’informer

Pour rappel, les particules fines sont des micro-particules polluantes qui mesurent moins de 0,25 micromètre de diamètre, et qui sont généralement produites par les moteurs des véhicules ainsi que par certains rejets atmosphériques industriels. Ces particules pénètrent dans les poumons et peuvent provoquer des troubles respiratoires (de l’asthme, par exemple) et cardiovasculaires (athérosclérose…). La pollution aux particules fines est particulièrement élevée lorsque le ciel est clair, qu’il fait chaud et qu’il n’y a pas de vent.

Voilà peut-être une bonne raison supplémentaire d’aller vivre ses trois derniers mois de grossesse à la campagne ? Et pour celles qui ne peuvent vraiment pas quitter la ville, rendez-vous sur le site officiel Prev’air, qui évalue la qualité de l’air sur tout le territoire français.

Ces travaux ont été publiés dans la revue spécialisée Environmental Health.

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Senior : continuer à conduire, pour vivre plus longtemps en bonne santé

Arrêter de conduire avec l’âge serait une mauvaise idée selon une étude américaine. Cela augmenterait le risque de déprime.

Senior : continuer à conduire, pour vivre plus longtemps en bonne santé

Il n’est pas que l’alimentation et l’exercice physique qui seraient gages d’une plus grande espérance de vie en bonne santé. Conduire le plus longtemps possible aiderait également à entretenir sa santé mentale et physique, selon une étude de la Mailman School of Public Health associée à l’université de Columbia aux Etats-Unis.

Les chercheurs américains expliquent dans la revue Journal of The American Geriatrics Society que l’arrêt de la conduite est associé à un risque accru de déclin des capacités physiques et cognitives. L’étude relève un paradoxe : si les déplacements automobiles représentent 49 % des décès et 47 % des blessures chez les plus de 65 ans, le risque de mortalité à 5 ans augmente de 68 % chez les plus de 55 ans qui arrêtent de conduire, selon l’étude, reprise par Pourquoi docteur. Les seniors ont alors cinq fois plus de risque de rentrer en maison de retraite.

Arrêter la conduite revient à restreindre de 51 % la taille du cercle social. Cette moindre sociabilité affecterait davantage la santé des femmes que celle des hommes selon les auteurs. “Comme les anciens conducteurs commencent à substituer les activités extérieures par des activités intérieures, cela peut nuire aux capacités physiques”, remarque Thelma Mielenz, co-auteure de l’étude. Quand les seniors arrêtent de prendre le volant, “il est important d’élaborer des stratégies personnalisées pour maintenir la mobilité et les fonctions sociales”, recommande la chercheure en guise de conclusion.

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Senior : visite médicale obligatoire pour les conducteurs ?

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Quels risques pour la santé après une fracture du col du fémur ?

Sur les 95000 personnes hospitalisées pour une fracture du col du fémur en 2008-2009, un homme sur trois et une femme sur cinq sont décédés dans l’année qui a suivi. Le ministère des Affaires sociales vient de sortir un rapport sur les risques pour la santé de ce type de fracture.

Quels risques pour la santé après une fracture du col du fémur ?

La fracture de l’extrémité supérieure du fémur (FESF), communément appelée “fracture du col“, est la plus grave des complications de l’ostéoporose, en raison de la morbidité et de la mortalité importantes qui lui sont associées. En 2008-2009, son taux d’incidence était, en France, de 42,5 pour 10 000 personnes de 55 ans ou plus. Au cours de ces deux années, près de 95 000 personnes âgées de plus de 54 ans dont 76,4% de femmes, affiliées au régime général de l’Assurance maladie, ont été hospitalisées pour ce type de fracture. La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) s’est penchée sur ces chiffres afin d’évaluer quels étaient les risques pour la santé après une fracture du col et vient de publier son rapport.


• Un quart des patients décède dans l’année qui suit

Toutes causes confondues, 23,5 % des patients de 55 ans ou plus meurent dans l’année qui suit une fracture du col du fémur. Ce taux de moralité est plus élevé chez les hommes (32,9 %) que chez les femmes (20,6 %) et ce, dès l’hospitalisation.

Pendant l’hospitalisation, les décès surviennent deux fois plus souvent chez les hommes (6,8 %) que chez les femmes (3,4 %). Un mois après leur fracture, 10 % des hommes et 5,3 % des femmes sont morts. Trois mois après, ce taux a doublé pour les deux sexes, puis la progression ralentit. Six mois après, 25,4 % des hommes et 15,3 % des femmes sont décédés.


• La mortalité augmente avec l’âge

La mortalité à un an augmente logiquement avec l’âge. Inférieure à 15 % avant 65 ans chez les hommes, elle est supérieure à 30 % à partir de 75 ans et atteint 64 % chez les plus âgés. Chez les femmes, elle est inférieure à 10 % avant 70 ans, elle ne dépasse 30 % qu’à partir de 90 ans, atteignant 42,4 % chez les femmes plus âgées.

A noter que la mortalité est plus élevée que pour les autres pathologies ayant nécessité une hospitalisation.


• Les maladies chroniques augmentent le risque de mortalité

L’état de santé du patient au moment de la fracture est déterminant sur le risque de décès à un an. Par rapport à un patient sans maladie chronique (qui a donc un score de Charlson à 0), le risque est multiplié par 1,46 dès que ce score est à 1, multiplié par 2,64 si le score de Charlson est à 4 ou 5 et ce risque est 4,63 fois plus important si le score est supérieur ou égal à 6.

“Réduire la mortalité en relation avec les FESF implique donc d’agir sur les facteurs favorisant sa survenue : le traitement de l’ostéoporose chez la femme et l’homme, l’encouragement à l’activité physique et l’éducation à la prévention des chutes, dont l’efficacité a été prouvée” concluent les auteurs de l’étude.

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États-Unis : à 23 ans, elle s’invente un cancer pour récolter de l’argent

Mary Bennett, une Américaine de 23 ans, s’est inventé un cancer des ovaires pour récolter de l’argent auprès des internautes. Une arnaque de 23 000 €.

États-Unis : à 23 ans, elle s'invente un cancer pour récolter de l'argent

Mary Bennett a 23 ans. Cette infirmière américaine originaire de la ville de Cumming (aux États-Unis) souffre d’une terrible maladie : un cancer des ovaires, stade IV. Il s’agit de la forme la plus grave : au stade IV, la tumeur, qui nait au niveau des ovaires, se propage vers des organes éloignés tels que la plèvre (l’enveloppe des poumons), le foie… Certains métastases mesurent plus de 2 cm de diamètre et les ganglions pelviens sont atteints.

Sauf que Mary Bennett a menti : elle est en parfaite santé. La jeune femme s’est inventé un cancer gravissime dans le but de récolter de l’argent, en comptant sur le financement participatif des internautes.

C’est en effet sur Facebook que l’Américaine a développé son arnaque : sur sa page personnelle, on trouve des commentaires larmoyants (« C’est terrible de vivre un cancer aussi jeune. Mais c’est déjà la deuxième fois que je traverse cette épreuve, cela m’a rendue humble et sage. »), des photos de son crâne et de ses sourcils rasés « à cause de la chimio », des appels à l’aide déchirants, des photos de pansements, de bandages…


La justice a découvert la vérité

Et les internautes sont tombés dans le panneau. Au total, Mary Bennett a récolté 23 000 € (25 000 $) de dons. Grâce à cet argent, elle a effectué un saut en parachute (gracieusement offert par une entreprise émue par son sort), un tour en montgolfière (idem), a participé à des dîners caritatifs, à des voyages et à des parties de pêche organisés en son honneur, s’est rendue gratuitement au cinéma, au théâtre, à l’opéra… Elle a également reçu de nombreux messages de célébrités lui souhaitant un prompt rétablissement.

Heureusement, la justice a fini par découvrir le pot aux roses, notamment grâce à certaines incohérences troublantes : absence de cicatrices, de dossier médical, fausses signatures, faux documents officiels… Mary Bennett est aujourd’hui poursuivie pour vol, faux et usage de faux. Selon les enquêteurs, l’arnaque durait déjà depuis 2010.

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7 idées reçues sur la sodomie

Faux : Mal faite, oui la sodomie  peut faire mal et être douloureuse. La pénétration anale est un acte sexuel qui demande plus particulièrement de longs préliminaires(stimulation digitale, orale), de la douceur et de la lubrification. Si l’introduction doit se faire avec une extrême délicatesse, le rythme et la pression peuvent s’accélérer au cours du rapport en fonction des goûts et du plaisir de la femme ou de l’homme.  N’Hésitez pas à commencer par introduire, un doigt pour habituer cette zone à la sensation et à utiliser des lubrifiants adaptés à la sodomie. « Mais pour autant, s’il existe une gêne physique, une douleur ou un malaise, ne vous forcez jamais, car vous n’atteindrez jamais le plaisir » rappelle Coralie Trinh Thi.

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Fumeur et cancer du poumon : halte à la culpabilité !



Fumeur et cancer du poumon : halte à la culpabilité !

Le cancer du poumon est le cancer le plus meurtrier dans le monde, chez l’homme comme chez la femme… En France aussi, c’est la première cause de décès par cancer chez l’homme (la 2e chez la femme).
Alors pourquoi parle-t-on si peu de ce cancer particulièrement dévastateur ? Parce qu’il s’agit principalement d’une maladie de fumeur ? Ce n’est pas une raison : « Personne au monde ne mérite un cancer du poumon ». Vous êtes fumeur ou fumeuse, consultez précocement dès les premiers signes, sans culpabilité !

Vers une amélioration du dépistage du cancer du poumon

Afin d’améliorer le devenir des patients atteints de cancer du poumon et de leurs familles, 4 objectifs ont été définis :

  • favoriser la connaissance du public sur le cancer du poumon,
  • informer les patients à risque sur les symptômes et les premiers signes du cancer du poumon,
  • signaler les sources d’information et d’aide,
  • mettre en valeur le cancer du poumon auprès des autorités sanitaires.

Chaque année, dix millions de nouveaux cas de cancer du poumon sont diagnostiqués dans le monde. Le principal facteur de risque est le tabagisme. C’est pourquoi, ce cancer a longtemps véhiculé une image négative associée à un sentiment de culpabilité des patients, ne favorisant pas l’investissement public.

Le diagnostic du cancer du poumon reste très tardif

Le diagnostic du cancer du poumon est encore trop tardif, c’est-à-dire qu’il a lieu lorsque le cancer a déjà atteint un stade avancé.

C’est ainsi que le taux de survie est faible (15% à 5 ans), tandis qu’il existe peu d’alternatives thérapeutiques. En effet, l’investissement dans la recherche ou dans la prise en charge a longtemps été inférieur à celui engagé dans d’autres cancers ou d’autres maladies incurables. Les autorités de santé et les gouvernements doivent allouer davantage de fonds publics pour s’attaquer à cette maladie, assurer un diagnostic plus précoce, un meilleur avenir aux patients et une meilleure qualité de soins appropriés. Et bien sûr, l’amélioration des connaissances du public pourrait inciter à un diagnostic précoce et ainsi sauver des vies.

Mis à jour par Isabelle Eustache le 29/01/2016
Créé initialement par Isabelle Eustache le 24/11/2004

Sources : Communiqué de la Global Lung Cancer Coalition et d’AstraZeneca, novembre 2004. Fondation ARC pour la recherche sur le cancer (ARC), “Les cancers du poumon”, http://www.arc-cancer.net/Le-cancer-du-poumon/article/Le-cancer-du-poumon.html. Institut national du cancer (INCa), « Projections d’incidence et de mortalité par cancer en France », 26/11/2015, http://www.e-cancer.fr/Actualites-et-evenements/Actualites/Projections-d-incidence-et-de-mortalite-par-cancer-en-France.

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Cancer du poumon : mieux vaut prévenir… ou au moins consulter !



Cancer du poumon : mieux vaut prévenir… ou au moins consulter !

Une étude menée en Angleterre auprès de patients atteints d’un cancer du poumon a montré qu’un délai anormalement long entre l’apparition des symptômes et la consultation était responsable d’une perte de chance importante. L’étendue du problème dans la région londonienne et certains déterminants de ce retard ont aussi été évalués.

Cancer du poumon : les conséquences d’un diagnostic tardif

Pourquoi tant de patients se voient diagnostiquer un cancer du poumon aussi tardivement, alors qu’ils sont pris en charge en urgence pour des symptômes qui ne sont pas récents ? Quelles conséquences sur leur pronostic ?

Parmi les 121 patients interrogés, un sur cinq avait attendu plus de 12 semaines avant de se présenter à un médecin, et la moitié déclarait avoir été retardé dans sa démarche d’aller consulter : difficulté d’obtenir un rendez-vous, médecin habituel non disponible, manque de confiance en son médecin généraliste, crainte du diagnostic… Près d’un patient sur cinq n’avait pas réalisé que ses symptômes pouvaient être sérieux : souffle court, douleur à la poitrine et toux persistante pouvant être sanglante !

Les trois quarts des patients avaient tout de même consulté leur médecin généraliste au sujet de leurs symptômes et un quart des cas avaient été orientés vers une consultation hospitalière. Pour beaucoup d’entre eux, cependant, la venue à l’hôpital en urgence a devancé cette consultation prévue, leur état étant devenu trop préoccupant pour attendre.

Les causes possibles du retard de diagnostic

Les chercheurs constatent donc que le retard de consultation trouve des causes tant dans le comportement propre du patient, sa peur ou son manque de discernement, que dans l’organisation du parcours de soin qui semble parfois manquer de fluidité.

Autant de points qu’il faut améliorer pour réduire cette perte de chance qui est importante : environ 40 % des patients atteints d’un cancer du poumon en Angleterre ont été diagnostiqués en situation d’urgence.

Ces cas, souvent défavorisés socialement, sont associés à un pronostic plus sombre.

Mis à jour par Isabelle Eustache le 29/01/2016
Créé initialement par Collectif d’auteurs de la Fondation ARC le 27/11/2014

Sources : Fondation ARC – Communiqué de presse Cancer Research UK ; 4 novembre 2014

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