February 2016 Archive

Pour vivre ensemble, il vaut mieux se ressembler

L’amitié et l’amour seraient durables s’ils étaient construits avec des personnalités qui se ressemblent plutôt que complémentaires. Les points communs aideraient à l’édifice d’une rencontre.

Pour vivre ensemble, il vaut mieux se ressembler

Pour former un couple stable et durable et construire un lien fort d’amitié, faut-il plutôt choisir un partenaire complémentaire ou qui nous ressemble? La similitude serait plutôt un gage de réussite du couple et de l’amitié, selon les résultats d’une étude publiée dans la revue Journal of Personality and Social Psychology . La ressemblance serait un lien social qui favorise la construction de la relation.

Les chercheurs du Wellesley College (Etats-Unis) ont étudié 1 523 participants pour établir ce qui faisait durer le couple ou l’amitié. Les scientifiques ont analysées les modes de vie, les traits de caractère, les valeurs et les similitudes de chaque individu pour comprendre si un couple ou une amitié fondée sur des personnalités et un environnement social contraire pouvaient fonctionner.


Les points communs aident à construire la relation

L’étude a tout d’abord révélé que les similitudes favorisent les rencontres. Les points communs forment pour les deux partenaires un lien social et aident à la construction de la relation. Pendant l’expérience, les similitudes ont permis aux participants de créer une rencontre et une relation.

«Le début d’une relation pourrait dépendre du degré de similitude entre deux personnes », souligne l’une des auteurs, Angela Bahns. «Le principe est de se créer un groupe social où vous êtes à l’aise, où vous réussissez, avec des gens à qui vous pouvez faire confiance et avec qui vous pouvez coopérer pour atteindre vos objectifs ».

Puis, elle a mis en exergue le fait important qu’il est difficile de changer l’autre au fil du temps. Et que les valeurs ou points de vue différents n’évoluent pas au cours de la relation.

Cette étude insiste donc sur la nécessité d’une compatibilité et de points communs dans l’amitié et dans le couple .

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Asthme : un enfant sur deux serait sur-diagnostiqué

Le diagnostic de l’asthme devrait être systématiquement accompagné de tests de la fonction pulmonaire pour limiter le risque d’erreur.

Asthme : un enfant sur deux serait sur-diagnostiqué

Les diagnostics de l’ asthme sont-ils inexacts ? C’est en tout cas ce que dénoncent des immunologistes et des pneumologues du Julius Care Center et de l’université d’Utrecht (Pays-Bas), dans une étude publiée dans le British Journal of General Practice . Selon eux, parmi les enfants traités pour asthme, plus de la moitié (53,5%) auraient été sur-diagnostiqués. Ces chercheurs ont en effet analysé les données médicales de 652 enfants âgés de 6 à 18 ans et diagnostiqués asthmatiques dans quatre centres de santé de la ville hollandaise d’Utrecht. Ils ont alors étudié la façon dont l’asthme avait été diagnostiqué – avec ou sans test de capacité pulmonaire – et les traitements prescrits. Une des façons de diagnostiquer un asthme de manière certaine est de recourir à un examen de spirométrie. Le spiromètre est en effet un outil de mesure qui permet de quantifier précisément les fonctions respiratoires. Mais sur la totalité de ces jeunes patients, seuls 105 (soit 16,1%) ont bénéficié d’un tel test pour confirmer le diagnostic de l’asthme. Et globalement, les examens pulmonaires poussés restent rares. Ainsi, les jeunes patients n’ayant pas reçu de test de spirométrie se répartiraient de la manière suivante : 53 ,5% seraient sur-diagnostiqués, 23,2% auraient un asthme probable et seuls 7,2% auraient un asthme correctement diagnostiqué, avec des examens supplémentaires et plus complets que la spirométrie. “Seuls quelques enfants ont reçu une confirmation du diagnostic de l’asthme par des tests fonctionnels, malgré les recommandations internationales” déplorent les auteurs de l’étude.


Un risque de surtraitement

Le problème : les enfants sur-diagnostiqués reçoivent les traitements habituels contre l’asthme, dont l’ inhalation de corticostéroïdes , même si leur utilité pour ces patients n’a pas été montrée. C’est ce que les scientifiques appellent le surtraitement, c’est-à-dire la prise inutile de médicaments, parfois au point de nuire à la santé du patient. “Pour éviter le surtraitement, la médicalisation et l’anxiété des parents, une stratégie de diagnostic plus structurée par des tests fonctionnels chez les enfants présentant une suspicion d’asthme est justifiée” expliquent les scientifiques dans leur étude. Ces derniers proposent notamment de mieux former le personnel médical à ce type d’examen et d’améliorer l’accès aux tests de fonctions pulmonaires pédiatriques dans les hôpitaux.

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Comment maintenir le désir au sein du couple ?

Pour entretenir la passion sexuelle et le bien-être sexuel du début de la relation amoureuse, il existerait quelques clés, d’après cette nouvelle étude scientifique.

Comment maintenir le désir au sein du couple ?

Pour entretenir la flamme au sein du couple, il est essentiel de maintenir la satisfaction sexuelle, selon les résultats d’une étude publiée dans la revue Journal of Sex Research . Tendresse, complicité, préliminaires et expérimentations permettraient de maintenir le désir et le plaisir éveillés.

A la demande du magazine féminin Elle et de Microsoft, les chercheurs de la Chapman University (Californie) ont réalisé une enquête avec 38 747 participants pour comprendre comment la satisfaction sexuelle évoluait dans le couple et ce qui aidait à maintenir la flamme. Les volontaires ont répondu à des questionnaires au bout de six mois de relation et pendant la durée de l’étude pour établir l’évolution de leur bien-être sexuel dans le couple.


Au bout de six mois, l’insatisfaction sexuelle s’installe

Les chercheurs ont observé qu’au bout de six mois, l’ insatisfaction sexuelle s’installe dans le couple.

En effet, les résultats de l’enquête ont montré que seuls 43% des hommes et 55% des femmes sont toujours satisfaits sexuellement. 16% des hommes et 18% femmes ont déclaré l’être moyennement et 41% des hommes et 27% des femmes, ont avoué être insatisfaits.

La majorité des hommes (59%) et des femmes (42%) ont déclaré se sentir moins désirés par leur partenaire.

Alors que paradoxalement, la majorité de ces couples éprouvent encore du désir pour le partenaire. La solution ? Prendre soin de l’exprimer pour maintenir la flamme dans le couple ?


Les clés pour maintenir la satisfaction sexuelle dans le couple

Les couples sexuellement satisfaits n’ont jamais perdu l’affection et la complicité. Ils déclarent majoritairement que leurs rapports sexuels sont toujours ou passionnés ou tendres et ludiques. Pour la majorité d’entre eux, faire l’amour avec leur partenaire était un jeu agréable qui durait au moins 30 minutes et qui leur apportait un plaisir sexuel personnel. En effet, les couples satisfaits sexuellement ne négligent pas la tendresse au quotidien, les préliminaires, les rapports oraux et les expérimentations ( nouvelles positions , fantasmes …). Leur vie sexuelle est un moment de complicité, de jeux et de satisfaction personnelle.

« On retiendra donc qu’un couple sur 3 environ parvient à maintenir la flamme, mais que ces couples-là ont fait un effort conscient pour échapper à la routine du couple et du sexe », conclut le Pr David Frederick, professeur de psychologie et auteur principal de l’étude.

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43 000 cas de Zika en Colombie

L’Institut national de la santé de Colombie a rapporté avoir enregistré près de 43 000 cas d’infections dues au virus Zika dans le pays dont 7653 chez des femmes enceintes.

43 000 cas de Zika en Colombie

Le dernier décompte de l’épidémie de Zika en Colombie réalisé par l’Institut national de la santé du pays, fait état de 5695 nouveaux cas du virus enregistrés au cours de la dernière semaine, dont 1300 cas chez des femmes enceintes. Cela porte à plus de 43 000 le nombre d’infections dues au Zika en Colombie, dont 7653 chez les femmes enceintes .

La Colombie est le pays qui a recensé le plus grand nombre d’infections, après le Brésil. Les autorités sanitaires colombiennes prévoient que plus de 600 000 personnes seront infectées par le virus Zika cette année, et attendent plus de 500 cas de microcéphalies si les tendances observées au Brésil se répètent dans le pays.

Le ministère de la Santé a également signalé trois décès causés par le syndrome de Guillain-Barré, un trouble neurologique qui est également soupçonné d’être lié au virus.


La Barbade, touchée à son tour par le virus

Le virus Zika continue de se propager en Amérique du Sud et dans les Caraïbes. La Barbade vient d’annoncer qu’elle était touchée à son tour. Le ministère des Affaires étrangères recommande donc aux femmes enceintes qui envisageaient un voyage dans cette nouvelle zone d’épidémie, d’envisager un report du voyage, quel que soit le terme de leur grossesse.

Le virus Zika a en effet été retrouvé dans le liquide amniotique de deux Brésiliennes au cours de leur grossesse et le virus, soupçonné d’avoir provoqué de nombreux cas de microcéphalie , serait également responsable de mortinaissances .

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Pour mincir, mangez dans le noir

Pour ressentir le seuil de satiété et manger juste à sa faim, il faudrait prendre ses repas dans le noir.

Pour mincir, mangez dans le noir

Manger dans le noir ou les yeux bandés aiderait à consommer 9% d’aliments en moins, selon les résultats d’une étude publiée dans la revue médicale Food Quality and Preference . Une méthode simple, mais salissante pour perdre du poids sans effort.

Notre vue nous pousserait-elle à la gourmandise et à la surconsommation d’aliments ? D’après les résultats de cette nouvelle étude scientifique allemande, il semblerait que oui, car dans le noir, nous sommes repus plus vites et écoutons plus nos sensations corporelles.

Les chercheurs de l’université de Konstanz, en Allemagne, ont mené une expérience avec deux groupes de volontaires. Le premier groupe a mangé les yeux bandés, et l’autre a servi de groupe témoin. Sur la table, les individus avaient accès pendant 15 minutes à trois bols de glace de 95 grammes.


Le noir permet de ne pas manger plus

Les conclusions de l’étude ont révélé que les participants qui ont mangé les yeux bandés ont réduit leur consommation de 9% et ont surestimé la taille de leur repas de 88%.

En effet, le groupe témoin a consommé 116g de glace par personne. Ceux qui ont mangé dans le noir n’en ont avalé que 105 grammes.

Pour comprendre le mécanisme de satiété dans le noir, les scientifiques ont interrogé les participants sur leurs impressions. Les individus qui ont mangé dans le noir ont surestimé la quantité de nourriture qu’ils avaient mangée, 197g en moyenne.

“Privés de la vision, les consommateurs se sont concentrés sur ce qu’ils ressentaient sur le moment et se sont arrêtés quand ils étaient rassasiés”, explique le Dr Britta Renner, auteur principal de l’étude.

Vous souhaitez faire l’expérience d’un repas dans le noir : découvrez l’expérience unique .

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Implantation avec succès de la première rétine artificielle française

Une société française a réussi en janvier à implanter avec succès un implant rétinien sur un patient âgé de 58 ans.

Implantation avec succès de la première rétine artificielle française

La France s’engage dans la course aux “yeux bioniques”. La société française Pixum Vision entend rattraper la firme américaine Second Sight avec la sortie d’une rétine artificielle innovante.

Les espoirs hexagonaux découlent de l’implantation réussie en janvier dernier de l’implant Iris II sur un patient âgé de 58 ans. Le dispositif est doté de 150 électrodes, soit trois fois plus que le prototype précédent Iris I, et plus que la version américaine Argus II de Second Sight qui comprend 60 électrodes.

Iris II est un implant qui stimule artificiellement la rétine déficiente de façon à restaurer la vision des formes et des mouvements. “Nous avons du retard par rapport à Second Sight, mais notre implant est plus avancé sur le plan technologique”, a expliqué à l’AFP le président de Pixium Vision, Bernard Gilly, interrogé par l’AFP. Le système fonctionne par le biais d’une micro-caméra installée sur la paire de lunettes portée par le patient. Les informations visuelles enregistrées par la caméra sont converties en signaux lumineux captés par l’implant, qui se substitue à la rétine défaillante.


Une commercialisation mi 2016

“Après des années dans le noir, le patient a déclaré percevoir des premiers signaux lumineux”, a expliqué le professeur Michel Weber, chef du service d’ophtalmologie du CHU de Nantes, cité par Ouest-France. L’heure est à la rééducation de l’œil “en accord avec le protocole clinique pour apprendre à interpréter ces perceptions”.

Dans le cadre de l’essai clinique, dix patients en Europe doivent bénéficier d’une implantation de ce nouveau modèle. Si tout se passe comme prévu, la commercialisation de l’implant Iris II est attendue au milieu de l’année.

Grâce à cette rétine artificielle, les personnes atteintes d’une rétinite pigmentaire pourraient recouvrer partiellement la vue. Cette maladie dégénérative de l’œil touche 20 000 à 40 000 personnes en France.


Un implant français pour la DMLA

Les chercheurs français vont devoir aussi développer cet œil bionique pour traiter la DMLA s’ils veulent emboiter le pas des Américains. Second Sight a en effet annoncé en juillet dernier le succès de la première implantation réussie d’Argus II chez un patient britannique atteint de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).

Or le nombre de personnes souffrant de DMLA en France est plus important que les patients atteints de rétinite pigmentaire (environ 1.5 millions de personnes atteintes de DMLA). Pixum Vision affirme se tenir prête à se positionner sur ce marché porteur. La société française travaille sur un prototype d’implant doté de 2 500 électrodes destiné à la DMLA. Il pourrait être testé dans les prochains mois.

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Idée reçue : le poisson de mer est plus salé que celui d’eau douce

Idée reçue : le poisson de mer est plus salé que celui d'eau douce

Qu’ils proviennent des lacs, de la mer, des rivières, les poissons ont sensiblement la même teneur en sodium (sel). Certains poissons d’eau douce en contiennent même un peu plus que ceux de mer. En fait, la peau des poissons est imperméable et ne laisse pas passer l’eau ou les composants contenus dans l’eau. La composition en sel va essentiellement dépendre de l’espèce du poisson. Globalement, les poissons contiennent peu de sodium et sont donc autorisés en cas d’alimentation visant à éviter les excès de sel.
(Source : Nutrinews Hebdo)

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Première greffe d’utérus réalisée aux Etats-Unis

Les chirurgiens de la Clinique de Cleveland (Etats-Unis) ont annoncé avoir réalisé la première greffe d’utérus sur une jeune femme de 26 ans.

Première greffe d'utérus réalisée aux Etats-Unis

Aux Etats-Unis, une jeune femme de 26 ans (dont l’identité n’a pas été révélée) souffrant de stérilité d’origine utérine est devenue la première bénéficiaire d’une greffe d’utérus du pays. Les chirurgiens de la Clinique Cleveland (Etats-Unis) ont en effet annoncé dans un communiqué qu’ils avaient procédé avec succès à une première greffe, au cours d’une opération chirurgicale de 9 heures.

La Clinique Cleveland a annoncé que l’utérus provenait d’une donneuse décédée et que la receveuse était cliniquement stable. Ils devraient donner d’autres informations sur cet essai clinique dans quelques jours.

Pour cet essai, dix femmes ont été sélectionnées. Toutes sont nées sans utérus (une condition connue sous le nom de syndrome de Mayer-Rokitansky-Küster-Hauser qui affecte une femme sur 4500) ou ont dû les faire enlever suite à un cancer.

En France, l’Agence national de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a décidé d’autoriser les greffes d’utérus et a lancé un essai clinique au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Limoges. Pour cet essai , 8 femmes atteintes de stérilité d’origine utérine recevront des utérus de donneuses en état de mort cérébrale. Mais les transplantations ne devraient pas avoir lieu avant 2018.

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Congeler ses ovocytes pour plus tard

La médecine permet aujourd’hui aux femmes de congeler leurs ovocytes pour avoir un enfant plus tard. Mais en France, cela n’est permis qu’à certaines conditions. Sinon, il faut se rendre à l’étranger. Explications avec le Dr Joëlle Belaisch-Allart.

Congeler ses ovocytes pour plus tard

Top Santé : Dans quels cas la vitrification des ovocytes est-elle autorisée en France ?

Dr Joëlle Belaisch-Allart, présidente de la Société française de gynécologie, vice-présidente du Collège national des gynécologues et obstétriciens français, chef du pôle Femme-Enfant-AMP au Centre hospitalier des Quatre Villes (Sèvres): Depuis 2011, cette technique de congélation ultrarapide des cellules reproductrices féminines dans de l’azote liquide est autorisée uniquement pour des raisons médicales : avant un traitement potentiellement stérilisant (comme une chimiothérapie ) et pour les femmes en couple engagées dans une démarche de PMA (procréation médicalement assistée). Depuis octobre dernier, les femmes sans enfant qui font don de leurs ovocytes peuvent aussi en garder pour elles. Mais il faut avoir obtenu plus de 10 ovocytes le jour de la ponction pour être autorisée à en garder la moitié. Comme la moyenne est de 8 à 10, ce n’est pas le moyen le plus sûr pour préserver sa fertilité.

T. S. Est-ce une alternative aux FIV tardives ?

Dr J.B.-A. Le désir d’enfant est de plus en plus tardif et nos consultations sont remplies de femmes de 35-40 ans qui affirment ne pas avoir été suffisamment informées de la chute de la fertilité avec l’âge. D’autres en sont conscientes, mais elles n’ont pas rencontré l’homme de leur vie ou sont avec un compagnon qui n’est pas prêt à franchir le pas. Contrairement à une idée reçue, ce ne sont pas que des femmes ambitieuses qui font passer leur travail avant tout. Elles souhaitent avoir recours à l’auto-conservation pour ne pas précipiter les choses. Comme le résultat des FIV (fécondations in vitro) baisse avec l’âge (après 40 ans, on a 10 % de chances d’avoir un bébé à la suite de chaque ponction, à 42 ans, 5-6 %), et qu’il faut attendre près de deux ans pour bénéficier d’un don d’ovocytes, mettre de côté ses ovocytes apparaît comme une bonne solution, même si cela pose des questions.

T. S. Quelle est l’efficacité de la vitrification et quels en sont les risques ?

Dr J.B.-A. La vitrification (congélation ultrarapide) donne des résultats identiques lors de la fécondation à ceux qui sont obtenus avec des ovocytes « frais ». Plus les ovocytes congelés sont « jeunes », plus les chances de réussite sont importantes : si l’on congèle 6 ovocytes à 30 ans, les chances d’avoir un bébé sont de 24 % ; à 35 ans, elles sont de 18 %. L’idéal est de le faire avant 35 ans et de conserver une vingtaine d’ovocytes, ce qui correspond en moyenne à deux ponctions. Mais rien n’est garanti ! Une fois congelés, les ovocytes ne « vieillissent » pas. Les risques ne sont pas plus importants que lors d’une grossesse « naturelle » ou qui fait suite à une FIV. Sauf après 45 ans, où toutes les grossesses comportent un risque supplémentaire.

T. S. Y a-t-il un âge limite pour utiliser ses ovocytes ?

Dr J.B.-A. Les pays où la vitrification ovocytaire sociétale (pour des raisons de choix de vie) est autorisée (Espagne, Belgique, Italie, Grande-Bretagne, États-Unis, Israël…) n’ont pas fixé de limite d’âge pour réutiliser ses ovocytes. Si elle devait être autorisée en France, pour tenir compte des risques médicaux et des implications sociétales, 45 ans pourrait être une limite raisonnable, 50 ans maximum si la femme est en bonne santé. La limite pourrait être fixée par décret ou, mieux, discutée au cas par cas par un comité pluridisciplinaire.

T. S. Pourquoi n’est-ce pas permis chez nous ?

Dr J.B.-A. Alors que la Société française de gynécologie, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français et la plupart des spécialistes de la PMA y sont favorables, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) reste bloqué sur le sujet, ce que je trouve vraiment dommage. Au-delà des questions sur l’âge limite et le devenir des ovocytes, se pose la question de savoir si la société doit ou non financer cette « assurance procréative ».

Or, cela ne coûterait pas plus cher que de pratiquer des fécondations in vitro répétées trop tardives, actuellement prises en charge jusqu’à 42 ans. Autoriser la vitrification ovocytaire sociétale en France, sans forcément la rembourser, me semblerait être une bonne solution. Aujourd’hui, seules celles qui peuvent se rendre à l’étranger y ont accès. Cela permettrait à plus de femmes d’en bénéficier.

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Quelques minutes de sport pour augmenter son espérance de vie

Pour réduire le risque de mourir prématurément, il suffirait de pratiquer 10 minutes d’activité physique par jour.

Quelques minutes de sport pour augmenter son espérance de vie

10 minutes d’ activité physique par jour suffiraient à réduire le risque de mortalité précoce, selon les résultats d’une étude publiée dans la revue médicale Medicine & Science in Sports & Exercise . Des conclusions encourageantes quand on sait que la sédentarité est aujourd’hui un problème de santé publique.

Les chercheurs de plusieurs universités américaines ont mené une étude de grande ampleur avec 3029 participants, âgés de 50 à 79 ans, dans le cadre du National Health and Nutrition Examination Survey (NHANES). Dirigée par l’agence nationale de santé américaine (CDC), cette enquête évaluait la santé d’enfants et d’adultes aux États-Unis. Pendant 7 jours les volontaires ont porté des accéléromètres pour évaluer de manière très précise le niveau d’activité physique. Les scientifiques ont pendant 8 ans recueilli les taux de mortalité.


10 minutes suffisent à faire la différence

Sans surprise, l’étude a confirmé que les personnes sédentaires sont cinq fois plus susceptibles de mourir prématurément que les plus actives, et ont trois fois plus de risques de décéder que les volontaires qui pratiquent une activité physique modérée.

Mais, les chercheurs ont aussi observé que 10 minutes d’ activité physique par jour suffisaient à augmenter l’espérance de vie. Et que passer à 30 minutes de sport par jour avait des effets encore plus marqués sur le taux de mortalité prématurée.

“Les personnes qui marchaient dans leur maison, faisaient la vaisselle ou passaient le balai enregistraient une espérance de vie plus longue que celles qui restaient assises à leur bureau”, a commenté Ezra Fishman, en charge de cette étude. Et d’ajouter que “l’activité n’a pas besoin d’être particulièrement vigoureuse pour être efficace. C’est ça le message de santé publique”.

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