July 2016 Archive

Grossesse : une femme enceinte sur trois manque de fer

On le sait : les femmes enceintes souffrent souvent d’anémie. D’après une nouvelle étude menée en Belgique, une future maman sur trois serait concernée.

Grossesse : une femme enceinte sur trois manque de fer

Les chiffres viennent tout juste de tomber. D’après une récente étude menée par le Centre Hospitalier Universitaire de Bruxelles (en Belgique), plus d’un tiers des femmes enceintes manquent de fer.

Or, cet oligo-élément est essentiel au bon développement du cerveau du bébé, en particulier au cours du premier trimestre de grossesse… De plus, en septembre 2014 , une étude américaine avait montré que le risque d’autisme chez l’enfant était multiplié par 5 lorsque la maman avait manqué de fer au cours de sa grossesse. Un sujet qu’il faut donc prendre au sérieux !

Les recherches ont été conduites sur un échantillon représentatif de 1900 femmes, européennes et enceintes. L’âge des volontaires et leur indice de masse corporelle (IMC) a aussi été pris en compte. Résultat ? 35 % des participantes présentaient une carence en fer plus ou moins sévère. Et parmi elles, 20 % souffraient également d’hypothyroïdie.


Dinde, sardines, tofu…

En effet, le fer est impliqué dans le bon fonctionnement de la glande thyroïde : lorsqu’il vient à manquer, la production de triiodothyronine et de thyroxine (deux hormones souvent abrégées T3 et T4) diminue. Cette condition se traduit généralement par une fatigue importante, une hypothermie, un ralentissement du rythme cardiaque (bradycardie) et/ou une prise de poids.

Chez les femmes enceintes, les apports nutritionnels recommandés (ANR) sont de l’ordre de 30 mg de fer par jour. Pour faire le plein, n’hésitez pas à adapter votre alimentation : régalez-vous de dinde, de sardines, de tofu, de lentilles, d’épinards, de haricots blancs…

En revanche, les abats et les fruits de mer sont vivement déconseillés. Attention : à l’inverse, un excès de fer peut également nuire à la santé de la femme enceinte – d’après certains spécialistes, il y aurait un risque de troubles cardiovasculaires.

Ces travaux ont été publiés dans le European Journal of Endocrinology .

À lire : Comment faire le plein de fer ?

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Dépression, troubles anxieux… Ça commence pendant l’enfance

Votre enfant a du mal à se réveiller, il somnole durant la journée ? Prudence, il souffre peut-être de troubles du sommeil. Un problème qui peut avoir de sérieuses conséquences à l’âge adulte.

Dépression, troubles anxieux... Ça commence pendant l'enfance

On le sait : pour être en bonne santé, il est primordial de bien dormir . Chez les enfants, le manque de sommeil est associé à une augmentation du risque d’obésité, de surpoids et de diabète de type 2 . Et selon une nouvelle étude menée par la University of Houston (aux États-Unis), les enfants qui ne dorment pas suffisamment (ou pas correctement) ont également davantage de risques de souffrir de dépression et/ou de troubles anxieux à l’âge adulte.

Pour en arriver à cette conclusion, Candice Alfano et Cara Palmer (les deux auteurs de cette étude publiée dans la revue spécialisée Sleep Medicine Reviews ) ont travaillé avec 50 petits volontaires, des pré-adolescents américains âgés de 7 à 11 ans.

Les chercheuses ont découvert qu’au bout de seulement 2 nuits difficiles et/ou insuffisantes, les enfants éprouvaient moins de plaisir lorsqu’ils étaient confrontés à des situations positives et avaient aussi plus de mal à se remémorer des souvenirs agréables. Par ailleurs, ils étaient moins concentrés, plus agités et plus irritables.


Toujours coucher les enfants à la même heure

“Lorsqu’un enfant dort mal de manière régulière, cela peut avoir des répercussions à l’âge adulte. Au final, cela peut même se traduire par des dépressions , des troubles anxieux, des difficultés relationnelles et émotionnelles” expliquent les chercheuses.

Leur conseil ? “Si votre enfant a du mal à se réveiller le matin, s’il somnole dans la journée, s’il est grognon plusieurs jours de suite, vous pouvez soupçonner un problème de sommeil . N’oubliez pas de coucher votre enfant toujours à la même heure, même en vacances.”

Pour rappel, les spécialistes de la Société Française de Recherche et de Médecine du Sommeil* conseillent de coucher les enfants âgés de 5 à 6 ans vers 20 heures. Puis, 21 heures vers 8 ans et 22 heures vers 11/12 ans. L’heure de lever, elle, doit rester relativement fixe.

*source : https://sommeil.univ-lyon1.fr/

Infographie : ce que le manque de sommeil fait à votre corps.

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Diabète : les bactéries intestinales résisteraient à l’insuline

Le microbiote intestinal pourrait jouer un rôle dans la survenue de diabète de type 2 en augmentant la résistance des cellules à l’insuline.

Diabète : les bactéries intestinales résisteraient à l'insuline

Et si une des causes du diabète de type 2 se trouvait… dans notre ventre ? Le diabète est une maladie chronique qui correspond à un taux de glucose trop élevé dans le sang. Très souvent, la personne qui souffre de diabète de type 2 produit bien de l’ insuline , l’hormone qui abaisse la glycémie, mais les cellules de l’organisme y deviennent insensibles. C’est ce que les médecins appellent l’insulino-résistance. Des chercheurs du consortium MetaHIT, dont des biologistes français de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), viennent de découvrir un lien entre bactéries intestinales (ou microbiote ) et diabète. Ils annoncent ainsi dans la revue Nature que le microbiote pourrait jouer un rôle dans le développement de la résistance à l’insuline. 


Quatre espèces de bactéries intestinales impliquées dans l’insulino-résistance

Les scientifiques de cette équipe internationale ont examiné le plasma sanguin et le microbiote de 277 personnes non diabétiques et de 75 diabétiques. Ils ont alors effectivement observé que plus les taux de certaines molécules (les acides aminés BCAA pour “Branched chain amino acids”) étaient élevés dans le plasma, plus l’insulino-résistance augmentait. En parallèle, les chercheurs ont déterminé que la quantité de ces acides aminés était directement liée au microbiote : ils ont identifié quatre espèces de bactéries associées à la fabrication de BCAA et donc au risque de résistance à l’insuline.


Equilibrer le microbiote pour réduire les risques de diabète

Pour aller plus loin, les chercheurs ont examiné le rôle d’une de ces bactéries, appelée Prevotella copri, sur le diabète des souris. Leurs expériences ont pu confirmer que cette espèce bactérienne induisait une résistance à l’insuline. “De tels résultats ouvrent des pistes prometteuses pour la santé humaine : si Prevotella copri est un facteur de risque d’insulino-résistance chez l’homme, la prochaine étape consiste à moduler et diminuer cette bactérie pour atteindre un équilibre optimal entre les espèces bactériennes de notre microbiote et optimiser notre alimentation” détaille l’ Inra dans un communiqué. De plus en plus de preuves d’un impact du microbiote sur notre santé émergent dans la littérature scientifique. Nos bactéries intestinales pourraient ainsi être impliquées dans le syndrome de fatigue chronique , dans l’obésité ou encore dans l’anorexie .

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Bientôt un médicament anti-diabète pour prévenir les naissances prématurées ?

Connaissez-vous la metformine ? Cet antidiabétique pourrait permettre de prévenir les naissances prématurées. On vous explique tout.

Bientôt un médicament anti-diabète pour prévenir les naissances prématurées ?

En France, 8 % des bébés sont pressés de voir le jour . On parle de prématurité lorsque la naissance survient avant 35 semaines de grossesse. Cette condition est liée à un certain nombre de problèmes de santé : les enfants prématurés ont plus de risques que les autres de souffrir d’hyperactivité, d’autisme, de difficultés scolaires…

Des chercheurs du Cincinnati Children’s Hospital Medical Center (aux États-Unis) ont fait une découverte intéressante : un médicament fréquemment prescrit aux personnes qui souffrent de diabète de type 2 pourrait permettre de prévenir les accouchements prématurés. Cette molécule, c’est la metformine (C4H11N5). Il s’agit d’un antidiabétique oral de la famille des biguanides normoglycémiants : elle agit sur le foie (où elle inhibe la production de glucose) et permet également de réduire les taux de “mauvais” cholestérol et de triglycérides .


Du raisin, des myrtilles et du chocolat noir

Mais grâce à une expérience menée sur des souris, les scientifiques ont découvert que la metformine a aussi un autre intérêt : elle ralentit le vieillissement cellulaire de la caduque basale, située dans l’utérus. Normalement, cette muqueuse utérine se détache au moment de l’ accouchement , au bout de 35 semaines de grossesse. Mais chez certaines femmes, la caduque basale se décolle beaucoup trop tôt : l’accouchement est alors prématuré. C’est ici que la metformine entre en jeu : elle va ralentir le processus chez les femmes jugées “à risque”.

Par ailleurs, les chercheurs ont également remarqué qu’un antioxydant (le resvératrol ) pouvait jouer le même rôle que la metformine, dans une moindre mesure. On trouve notamment celui-ci dans le raisin, les myrtilles et… le chocolat noir !

“La science ne comprend pas encore très bien la prématurité, explique Sudhansu K. Dey, le principal auteur de ces travaux publiés dans la revue spécialisée The Journal of Clinical Investigation . De plus, des études complémentaires seront nécessaires afin d’évaluer les effets secondaires de la metformine chez les femmes enceintes.” Bref, affaire à suivre…

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Hyperactivité : les médicaments efficaces pour la traiter

Les parents et professionnels de la santé émettent régulièrement des doutes sur l’efficacité de certains médicaments utilisés dans le traitement de l’hyperactivité, comme la Ritaline. Une nouvelle étude apporte les premières preuves de ses bénéfices sur le long terme.

Traitement médicament hyperactivité

Blessures, addictions ou encore infections par des maladies sexuellement transmissibles (MST). Les chercheurs de l’Université de Princeton (aux Etats-Unis) viennent de démontrer que le traitement médicamenteux contre l’hyperactivité réduisait les comportements à risques associés au trouble du déficit de l’attention et l’hyperactivité (TDAH).

“Le TDAH est un problème tellement répandu, pourtant personne n’était encore capable de donner une réponse formelle sur l’effet à long terme des médicaments utilisés dans son traitement” déclare Anna Chorniy, co-auteur de l’étude* avec le professeur Kitashima.

Diagnostiqué généralement avant 12 ans, le TDAH touche 3,5 à 5,6% des enfants scolarisés en France. Il est traité soit par une approche psychologique (90% d’entre eux), soit par une approche médicamenteuse (10%).

Le principal souci de cette seconde option se situe au niveau du médicament prescrit, la Ritaline, qui inquiète souvent les parents. En effet, beaucoup se demandent si son efficacité à long terme justifie ses effets secondaires tels que l’insomnie ou les migraines.


Le sur-diagnostic, un problème grandissant

Les résultats de la nouvelle étude américaine sont timides mais suffisant pour dissiper les doutes sur l’effet à long terme du traitement médicamenteux du TDAH. Comparativement aux enfants diagnostiqués sans médication, les risques de contracter une MST chez les enfants traités plus jeunes ont été réduits de 3,6%, ceux d’avoir une addiction à la drogue de 7,3% et les risques de se blesser de 2,3%.

Sur un autre plan, le sur-diagnostic de la maladie ces dernières années fait bondir les spécialistes. Ils dénoncent un protocole de détection parfois trop peu rigoureux. Une étude américaine de la Northwestern University, publiée en 2012 , estimait l’augmentation du nombre de diagnostic à près de 66% en 10 ans ! Un constat confirmé par plusieurs autres études**.

De nombreuses recherches sont encore nécessaires pour déterminer les effets exacts du traitement sur la santé et le comportement des enfants atteint de TDAH. Ces conclusions positives sont une première bonne nouvelle pour tous les parents qui étaient jusqu’alors sceptiques.

* – Sex, Drugs, and ADHD: The Effects of ADHD Pharmacological Treatment on Teens’ Risky Behaviors , Anna Chorniy & Leah Kitashima.

** -  The Rise of Attention Deficit Hyperactivity Disorder , Brandeis University.  Misdiagnosis attention deficit hyperactivity disorder ?

Empirical findings concerning possible overdiagnosis , Katrin Bruchmüller & Silvia Schneider.

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Un ancien mannequin dévoile son vitiligo après 12 ans de silence

Pendant des années, Brianna Rice a mené une vie de top model en cachant son vitiligo, une maladie qui entraîne une dépigmentation de la peau. En publiant son visage démaquillé sur les réseaux sociaux, elle encourage les internautes à assumer leur apparence.

Vitiligo Mannequin

Bas les masques ! Il y a quelques semaines, l’ancien mannequin de 31 ans Breanne Rice a fait tomber l’épaisse couche de fond de teint qui camouflait depuis 12 ans son vitiligo . La publication du selfie laissant apparaître ses tâches blanches est accompagnée d’un message plein de détermination : « Personne ne peut être vous, mais vous, assumez ce qui vous rend différent et unique »

Montrer ses véritables couleurs a suscité beaucoup d’encouragements de la part des internautes qui voient sa démarche comme une ode à l’acceptation de soi . Depuis, elle ne cesse de publier sur les réseaux sociaux, affichant son soutien envers les femmes également touchées par la maladie.

Diagnostiquée à 19 ans, elle raconte avoir passé des heures à se maquiller pour camoufler cette maladie. « Mon visage c’était tout, et j’étais constamment en quête de perfection. (…) Je mettais une première couche de fond de teint très épais pour faire croire j’avais du pigment. C’était un long processus chaque jour », confie Breanna Rice à People.


Le vitiligo, une maladie relativement fréquente

S’il touche tout de même 0,5 à 2% de la population mondiale, les mécanismes du vitiligo sont encore mal connus. Causée par un dysfonctionnement du système immunitaire ou des troubles endocriniens, cette maladie peut être transmise de manière héréditaire.

Le vitiligo touche toutes les populations, hommes ou femmes et peut se développer à tout âge. Néanmoins, il se déclenche la plupart du temps avant 20 ans et au-delà d’une repigmentation de la peau, il n’existe pas de traitement-miracle pour le moment.

Aujourd’hui nutritionniste à Seattle, Breanne Rice rejoint le mannequin Winnie Harlow, aussi atteinte de vitiligo . Très apprécié pour sa différence, elle a su en faire un atout qui la met aujourd’hui sur le devant de la scène tout en sensibilisant les gens sur l’acceptation de soi.

“Le fait que ma publication ait résonnée sur tant de femmes montre bien (…) que dans notre culture on met un peu trop l’accent sur notre apparence extérieure. Pour moi, voir une femme avoir confiance en elle m’apporte beaucoup de joie » s’enthousiasme Rice.

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Pour retrouver la forme après l’accouchement, pensez à l’ostéopathie

Maux de ventre, maux de dos, contractions… Après l’accouchement, les douleurs post-partum peuvent être intenses. Pour retrouver la forme, l’ostéopathie serait efficace, selon une nouvelle étude américaine.

Pour retrouver la forme après l'accouchement, pensez à l'ostéopathie

Les douleurs post-accouchement, on n’en parle pas souvent. Pourtant, après la naissance de Bébé, les jeunes mamans souffrent souvent de maux de dos , de maux de ventre et d’élancements au niveau du vagin. L’origine de ces douleurs est généralement mécanique : après 9 mois de grossesse, les muscles et les ligaments sont moins toniques, l’utérus doit reprendre sa forme initiale, des contractions peuvent même survenir… Ces troubles peuvent durer jusqu’à 3 mois après la naissance.

Bonne nouvelle : d’après une nouvelle étude américaine publiée dans le Journal of the American Osteopathic Association , l’ostéopathie serait efficace pour lutter contre les douleurs post-partum, que l’accouchement se soit déroulé par voie basse ou par césarienne .

Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont travaillé avec 59 jeunes mamans, enregistrées à l’hôpital de St. Barnabas, à New-York. Quarante-huit heures après leur accouchement, celles-ci ont bénéficié d’une séance d’ostéopathie de 20 à 30 minutes environ.


Moins de douleur, aucun effet secondaire

Résultat ? La douleur ressentie par les participantes avait nettement diminué quelques heures après l’expérience. Ainsi, les maux de dos étaient 30 % moins intenses, les maux de ventre avaient diminué de 17 % et les douleurs intimes, de 10 % environ.

“Pendant l’accouchement, le corps de la femme est mis à rude épreuve, analyse le Dr. Octavia Cannon, vice-présidente de l’American College of Osteopathic Obstetricians and Gynecologists. Ces travaux montrent que l’ostéopathie est efficace pour réduire les douleurs post-partum. Cela peut considérablement améliorer le bien-être des jeunes mamans… et donc, des enfants.”

Vous avez envie d’essayer ? Pour trouver un ostéopathe près de chez vous, rendez-vous sur l’annuaire en ligne du Syndicat Français des Ostéopathes (SFDO).

À lire :

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Aqua-ostéopathie : une séance d’ostéo… à la piscine !

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Arrêt cardiaque : quid du défibrillateur ?



Arrêt cardiaque : quid du défibrillateur ?

Face à un arrêt cardiaque, chaque minute compte. Le massage cardiaque entrepris immédiatement en attendant les secours est primordial. Mais le pronostic peut être encore meilleur si vous disposez d’un défibrillateur à portée de main. Comment fonctionne un défibrillateur ? Où sont-ils installés ?

Arrêt cardiaque ou fibrillation

Dans la majorité des cas, lors d’un infarctus du myocarde, le cœur se met en fibrillation, ce qui signifie que les muscles du cœur se contractent de façon incontrôlée (défibrillation ventriculaire). Le cœur n’assure plus correctement son rôle de pompe. Il est alors urgentissime de relancer le cœur. Chaque minute compte et conditionne le pronostic vital. C’est précisément l’objectif du massage cardiaque ou du défibrillateur automatique. Hélas, le massage est parfois entrepris trop tardivement, voire pas du tout ou de façon inefficace. D’où l’intérêt des stages de formation aux premiers secours.
Quant aux défibrillateurs, ils ne sont pas toujours à portée de main. Mais si vous avez cette chance, il ne faut pas hésiter un seul instant, car il est d’une utilisation extrêmement facile. Comme son nom l’indique, le défibrillateur automatique est automatique.

Comment fonctionne un défibrillateur ?

Il suffit de placer les deux électrodes sur le thorax de la victime. Le défibrillateur analyse tout seul le rythme cardiaque et détermine si un choc est nécessaire. S’il détecte une fibrillation ventriculaire, le défibrillateur donnera des instructions vocales et visuelles pour délivrer un choc électrique au bon moment. Vous n’avez donc qu’à suivre les indications après avoir placé les deux électrodes.
Évidemment, comme pour le massage cardiaque, mieux vaut avoir déjà vu au préalable comment s’y prendre, surtout face à une telle situation de stress.

Mis à jour par Isabelle Eustache le 29/07/2016
Créé initialement par Isabelle Eustache le 14/09/2009

Sources : Fédération française de cardiologie, http://www.fedecardio.org/savezvoussauver/.

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Tous les lieux publics devraient être équipés de défibrillateurs



Tous les lieux publics devraient être équipés de défibrillateurs

Lorsqu’il y a une quarantaine d’années, le docteur Mirovsky, médecin américain, voit mourir un de ses amis d’un arrêt cardiaque par trouble du rythme (fibrillation ventriculaire), il a l’idée de mettre au point un appareil défibrillateur que l’on puisse implanter dans l’organisme de façon permanente afin qu’il agisse immédiatement pour rétablir le rythme cardiaque et éviter la mort subite.

Lorsque plus récemment, en France, un ancien ministre de la République meurt d’un arrêt cardiaque survenu en pleine séance de l’Assemblée Nationale, on déplore ne pas avoir eu sous la main un appareil défibrillateur qui aurait pu lui sauver la vie. A quelques années d’intervalle, ces deux histoires rappellent la gravité de l’arrêt cardiaque par fibrillation ventriculaire et la nécessité d’un traitement immédiat au moyen d’appareils défibrillateurs.

L’arrêt cardiaque : un problème de rythme.

Le cœur est un muscle qui se contracte à intervalles réguliers pour envoyer dans l’ensemble de l’organisme par le biais des artères, le sang oxygéné en provenance des poumons. Il pompe également par le biais des veines le sang utilisé par l’organisme et le renvoie vers les poumons pour qu’il soit oxygéné. Chaque battement cardiaque – que l’on peut percevoir en prenant le pouls- correspond à un cycle complet du sang dans l’organisme. Les oreillettes droite et gauche correspondent aux phases de pompage, et les ventricules droit et gauche aux phases d’éjection. Les contractions régulières du muscle cardiaque sont provoquées par de faibles courants électriques émis par des groupes de cellules à l’intérieur même du cœur. Ces courants électriques peuvent être enregistrés par un électrocardiogramme. Le « rythme » ainsi provoqué est normalement régulier et sa fréquence est autour de 60 battements par minute. Ce rythme peut être modifié par des éléments extérieurs comme une augmentation des besoins en oxygène lors d’un effort, ce qui provoque son accélération. Ces modifications sont physiologiques.

En revanche dans certaines conditions de souffrance du muscle cardiaque comme par exemple un rétrécissement des artères coronaires (les artères nourricières du cœur) les cellules responsables du rythme cardiaque peuvent être lésées et provoquer un rythme anarchique aboutissant à une véritable « crampe » du cœur. Il n’assure alors plus sa fonction et la mort est imminente. Cette « crampe » du muscle cardiaque est appelée fibrillation. Si la fibrillation touche les oreillettes elle est appelée fibrillation auriculaire et ne provoque en général pas d’arrêt cardiaque. Si elle touche les ventricules elle est appelée fibrillation ventriculaire et aboutit à la mort par arrêt cardiaque en l’absence de traitement.

L’intérêt des chocs électriques.

Certains arrêts cardiaques ne sont pas dus à un rythme anarchique des contractions mais à une inefficacité de celles-ci. Leur traitement requiert outre les gestes élémentaires de réanimation comme le massage cardiaque et le bouche-à-bouche, l’administration intra-veineuse d’adrénaline. Pour les arrêts par fibrillation il s’agit essentiellement de phénomènes électriques et outre les manœuvres de réanimation, il faut appliquer au cœur un choc électrique pour que toutes les cellules reviennent en phase et assurent un rythme régulier. Ce traitement ne souffre aucun délai.

Mis à jour par Isabelle Eustache le 29/07/2016
Créé initialement par Dr Renaud Guichard le 24/06/2000

Sources : La Revue du Praticien n°1 Tome50 Janvier 2000 Manuel de Secourisme. Norbert Vieux, Ed Flammarion Médecine Sciences Secourisme T3 : détresses circulatoires. Ouvrage collectif. Flammarion Médecine Science. Fédération française de cardiologie, http://www.fedecardio.org/savezvoussauver/.

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Cet été, formez-vous aux gestes de premiers secours !



Cet été, formez-vous aux gestes de premiers secours !

Profitez de l’été pour vous former aux gestes de premiers secours. Savoir détecter les signes d’un arrêt cardiaque, connaître les réflexes d’urgence, utiliser un défibrillateur, sont autant de gestes à la portée de tous qui permettent vraiment de sauver des vies.

Connaître les gestes de premiers secours pour sauver des vies

Ça peut tomber sur vous, dans un cas comme dans l’autre : vous pouvez être la victime (votre survie dépend des compétences des témoins) ou le témoin d’un arrêt cardiaque (vous réussissez à sauver la vie de cette personne). Et ça peut aussi être un de vos proches… !

Chaque année en France, on déplore 40.000 décès par arrêt cardiaque, dans la plupart des cas faute d’une intervention rapide et efficace par les témoins de l’accident. Selon la Fédération française de cardiologie, 32 % des victimes d’une mort subite peuvent être sauvées si les gestes de premiers secours sont immédiatement réalisés. Dans le cas contraire, seules 5 % des victimes sont sauvées. Il faut bien comprendre que chaque minute compte : en cas d’arrêt cardiaque, « une minute de perdue, c’est 10 % de chance de survie en moins ». L’objectif est d’agir en urgence « pour préserver le cœur et le cerveau, et prévenir des séquelles cardiaques et neurologiques… » 

Formez-vous aux gestes de premiers secours

En juillet 2015, la Fédération française de cardiologie lance une campagne de sensibilisation sur le web #SavezVousSauver pour inciter les Français à se former afin que nous soyons quasiment tous capables de pratiquer les gestes qui sauvent. En effet, encore aujourd’hui, seulement 44 % des Français sont capables d’agir en cas d’accident et moins de 50 % ont le réflexe d’appeler le 15. À peine 27 % ont passé le brevet de secourisme, tandis que 17 % seulement ont été initiés aux premiers secours (équivalent d’une heure de sensibilisation).

C’est très insuffisant ! Alors vous aussi, profitez de l’été pour vous former. 

Mis à jour par Isabelle Eustache le 29/07/2016
Créé initialement par Isabelle Eustache le 24/06/2015

Sources : Communiqué de presse de la Fédération française de cardiologie, 17 juin 2015.

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