September 2016 Archive

L’astigmatisme : les 10 points clés à connaître



L'astigmatisme : les 10 points clés à connaître

L’astigmatisme est dû à une anomalie de courbure qui entraîne une vision flouée, déformée, dédoublée. Globalement, à différents degrés, la vision d’un astigmate n’est jamais excellente sans être pour autant vraiment mauvaise de près comme de loin.

Troubles visuels : l’astigmatisme en 10 points clés

1) Près de 15% des Français sont concernés par l’astigmatisme.

2) Au lieu d’avoir une courbure sphérique régulière, la cornée est ovoïde. Résultat, l’image est floue de près comme de loin et parfois aussi déformée.

3) Typiquement, une personne astigmate a tendance à confondre les chiffres ou les lettres ayant des formes proches comme le 8 et le 0 ou le M, le H et le N, le O et le Q et le G par exemple.

4) En plus d’une vision floue et déformée, l’astigmatisme peut entraîner des maux de tête et une fatigue oculaire (démangeaisons, brûlures, voire fatigue générale).

5) L’astigmatisme est considéré comme :
Faible : de 0,25 à 1,5 dioptries.
Moyen : de 1,75 à 3 dioptries.
Fort : au-dessus de 3 dioptries.

6) L’astigmatisme peut s’associer à une hypermétropie ou à une myopie et/ou à une presbytie.

7) Pour corriger l’astigmatisme, on peut recourir à des lunettes, des lentilles ou à la chirurgie réfractive.

8) Les lunettes utilisent des verres toriques, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas la même correction sur les différents méridiens. Et les verres présentent une épaisseur variable au bord. Les lentilles de contact ont également une forme torique. Par rapport aux lunettes, elles offrent une meilleure qualité visuelle et un champ visuel plus étendu.

9) La chirurgie réfractive de l’astigmatisme consiste à sculpter la cornée à l’aide d’un laser.

10) Le choix du laser dépend entre autres de l’épaisseur de la cornée.
Par exemple, si elle est de faible épaisseur, l’ophtalmologiste lisse la cornée en ayant recours au laser Excimer ou à l’Epilasik. Les suites de l’opération étant douloureuses et nécessitant des antalgiques, une autre technique, le Lasik, est utilisée si l’épaisseur de la cornée est suffisante. Il s’agit de découper le sommet de la cornée (on découpe une sorte de “chapeau”), chirurgicalement ou au laser Femtoseconde®. L’ophtalmologiste peut alors lisser la partie ainsi dénudée. Il replace ensuite le “chapeau” sur la cornée, sans qu’il y ait besoin de suture. Et les suites sont indolores.

Mis à jour par Isabelle Eustache le 28/09/2016
Créé initialement par Isabelle Eustache le 05/10/2009

Sources : Société française d’ophtalmologie (SFO).

Cet article fait partie du dossier Les 4 troubles visuels les plus fréquents

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Un implant électrique pour traiter l’apnée du sommeil

Pour traiter les apnées du sommeil, le port d’un appareil de ventilation est pour le moment la solution la plus usitée. Mais une société a créé un implant d’un tout nouveau genre, capable de traiter l’apnée… en stimulant la langue.

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L’apnée du sommeil toucherait 3 millions de personnes en France. Ce syndrome respiratoire accroit le risque de maladies cardiaques et peut provoquer des somnolences dans la vie de tous les jours. Dans un récent communiqué, l’agence américaine des médicaments (FDA) a annoncé l’autorisation de la mise sur le marché d’un implant spécialement conçu pour traiter l’apnée du sommeil. Crée par Inspire Medical Systems, une entreprise américaine basée à Minneapolis aux Etats-Unis, cet implant fonctionne à la manière d’un pacemaker , en stimulant électriquement un nerf.

Le “syndrome d’apnée obstructive du sommeil” ou SAOS est un trouble du sommeil qui se caractérise par de courts arrêts du flux respiratoire (apnée) ou par une diminution du débit respiratoire (hypopnée). Ces apnées mènent à une dégradation de la qualité du sommeil qui affecte, au final, la vie des malades et de leur entourage. Ainsi, chaque année, de nombreux accidents de la route sont dénombrés suite aux somnolences qu’entraîne le SAOS.


Un « pacemaker » respiratoire

Les causes de ce syndrome sont diverses, mais la plupart du temps, il est dû une obstruction des voies respiratoires (nez, bouche, pharynx, larynx). Souvent, le SAOS est provoqué par un relâchement excessif de la langue et des muscles de la gorge qui bloque alors la respiration du dormeur et le réveille.

C’est pourquoi les scientifiques ont eu l’idée de créer un implant qui stimule électriquement le nerf hypoglosse (qui contrôle la langue) afin de le projeter en avant et libérer l’espace nécessaire à la bonne circulation de l’air. L’implant est posé sous la clavicule, et s’active au coucher à l’aide d’une petite télécommande. Il est relié à deux électrodes : l’une, implantée sous la peau au niveau du cou, au contact du nerf hypoglosse et l’autre au niveau du thorax. Au début de l’inspiration, l’électrode du thorax envoie un signal à l’électrode de la langue qui s’active pour libérer les voies respiratoires .


Un traitement déjà disponible en France

Une étude publiée en janvier 2014 dans la revue New England Journal of Medecine rapportait une baisse de 68% des symptômes d’apnée du sommeil chez les patients appareillés par ce dispositif. S’il est désormais autorisé aux Etats-Unis, le seul établissement français à le proposer est la clinique du sommeil du CHU de Bordeaux, qui bénéficie d’un accord médical d’usage européen.

Toutes les personnes atteintes de SAOS ne sont toutefois pas éligibles au dispositif. En effet, le patient doit souffrir d’un syndrome modéré à sévère, soit plus de 20 apnées par heure, et ne pas répondre aux traitements habituels .

Jusqu’à présent, le traitement le plus efficace pour traiter l’apnée du sommeil est la ventilation nocturne en pression positive continue (PPC). Pendant la nuit, de l’air sous pression est insufflé à travers un masque posé sur le nez, empêchant ainsi toute obstruction à chaque phase inspiratoire et expiratoire.

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Une école américaine troque les heures de colle contre la méditation

A l’école élémentaire Robert Coleman aux Etats-Unis, la méditation est utilisée comme outil pédagogique plus efficace que les punitions classiques pour calmer les élèves.

méditation au lieu des punitions à l'école

Envoyer au coin ou donner des heures de colle à un élève trop turbulent serait-il en passe de devenir “has been” ? A l’école élémentaire Robert W. Coleman Elementary School à Baltimore, dans le Maryland, les enseignants ne croient plus en l’efficacité des sanctions pour faire respecter le règlement intérieur de l’établissement. Finies les punitions, à la place on préfère envoyer les élèves à des séances de méditation et de yoga . Cette stratégie axée sur la relaxation et le recentrage sur son corps et sa respiration a l’air de fonctionner : depuis le début de l’année, aucun élève n’a été renvoyé de l’école.

Les enseignants de l’école qui expérimentent ces séances de méditation auprès des élèves ont mis en place ce programme en collaboration avec la Holistic Life Foundation , une association qui propose des actions éducatives axées notamment sur le bien-être et la santé globale.


20 minutes pour méditer et retourner en classe plus zen

Inspirez, soufflez… Les élèves jouent le jeu et préfèrent de loin jouer au yogi et à Maître Yoda que de ruminer assis sur une chaise en heure de colle. La “Salle de méditation” où prennent les élèves dissipés envoyés par leur professeur, a été spécialement aménagée pour favoriser le calme et la détente. Les petits turbulents sont guidés par un spécialiste qui les aide à apaiser leur nervosité pendant 20 minutes. Le temps de revenir plus zen en classe.

Cette démarche originale devrait inspirer d’autres écoles américaines, pour un jour peut-être venir dans les établissements scolaires français.

A photo posted by Cathy (@cathc_007) on Sep 5, 2016 at 2:03pm PDT

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Maladie de Lyme : Un plan national pour améliorer la prise en charge et le diagnostic

“Eviter le sentiment d’abandon et l’errance thérapeutique auxquels sont confrontés des malades de Lyme”. C’est en ces termes que la ministre de la Santé résume l’essence du plan national de lutte contre la maladie de Lyme, rendu public aujourd’hui. L’objectif ? Une meilleure prise en charge de cette maladie, transmise par la tique, et encore très difficile à diagnostiquer.

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Le ministère de la Santé a présenté son plan national de lutte contre la maladie de Lyme ce jeudi 29 septembre. Cette maladie infectieuse, transmise par la morsure d’une tique , a été très médiatisée dernièrement, due à l’inquiétude grandissante de la population et des associations de lutte contre la maladie.

En effet, ses symptômes sont très variables, allant d’une simple fatigue, à des troubles de la mémoire, en passant par des maux de tête, la rendant très compliquée à diagnostiquer . Un traitement de sa forme aigüe élimine rapidement les risques. En revanche, en l’absence de traitement, la maladie peut causer des douleurs articulaires ou des arthrites, quelques semaines, mois, voire des années plus tard. Dans ses formes les plus graves, des lésions cutanées, cardiaques ou neurologiques peuvent même se manifester chez les personnes atteintes.


Un plan gouvernemental en 5 axes

Le plan de lutte présenté par le gouvernement s’articule autour de cinq axes stratégiques et prévoit notamment :

La surveillance et l’amélioration des connaissances sur les tiques en cartographiant la présence des tiques en France pour évaluer les zones à risques, ainsi qu’en évaluant les mesures de lutte en œuvre actuellement.

Le renforcement de la prévention de la maladie de Lyme à travers la formation des professionnels ainsi que la création de supports d’informations aux endroits clés (tels que des panneaux à l’entrée des forêts par exemple).

L’amélioration et l’uniformisation de la prise en charge des malades avec la mise en place d’un protocole national de diagnostics et de soins et la désignation de centres spécialisés dans chaque région.

L’amélioration des tests diagnostic, trop peu efficaces : ils seront évalués et l’Institut Pasteur est chargé d’en développer de nouveaux.


Controverse parmi les acteurs du projet

La publication d’un rapport très complet, fin 2014, par le Haut conseil de santé publique avait motivé le ministère de la Santé à annoncer un plan national de lutte , en juin dernier. Très attendu de la part des associations de malades, le projet a suscité de vifs débats au sein de la communauté scientifique avant d’être adopté. Un clivage règne encore parmi les spécialistes qui s’opposent sur la bonne façon de prendre en charge la maladie. Certains redoutant un surdiagnostic, quand d’autres dénoncent une sous-évaluation du nombre de cas.

En outre, la gouvernance du plan prévoit qu’un comité de pilotage, accueillant les associations de patients et l’ensemble des acteurs, soit organisé deux fois par an. Par ailleurs, le site internet du ministère chargé de la santé développera un dossier consacré à ce plan, notamment sur le volet accès aux soins.


Des associations qu’il reste à convaincre

En France, plus de 26 000 cas supplémentaires de borrélioses de Lyme (du nom de la maladie de la bactérie transmise par la tique) sont dénombrés chaque année. Or, selon l’association de malades Lyme sans frontières, ce chiffre serait en réalité bien supérieur , de l’ordre de « dix fois plus ».

C’est pourquoi Marisol Touraine a voulu répondre aux nombreuses inquiétudes des associations en expliquant la nature de ce projet : “éviter le sentiment d’abandon et l’errance thérapeutique auxquels sont confrontés des malades de Lyme “.

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Le Parlement écossais propose la gratuité des protections périodiques

Un débat inédit agite le Parlement écossais : celui de la précarité des femmes face aux périodes menstruelles. Les plus pauvres ne pouvant se permettre d’acheter des protections périodiques, une députée travailliste propose la gratuité de ces protections pour les femmes recevant des prestations sociales.

Le Parlement écossais propose la gratuité des protections périodiques

“C’est une vérité sans doute inconfortable à entendre mais aujourd’hui en Ecosse, un grand nombre de femmes qui vivent en situation de précarité financière, ne peuvent s’acheter les protections périodiques dont elles ont besoin chaque mois. Lorsqu’elles ont leurs règles, elles doivent utiliser des journaux ou des chaussettes usagées” vient de déclarer Monica Lennon, députée travailliste face à ses collègues du Parlement écossais.

La députée demande fermement au gouvernement d’envisager la fabrication de produits d’hygiène féminine qui seraient mis à disposition gratuitement pour les femmes recevant certaines prestations sociales. La députée affirme qu’il s’agit là d’une question de dignité. Selon une étude menée plus tôt cette année par la Banque alimentaire Trussell Trust, environ 1,2 million de personnes n’ont pas les moyens d’acheter les produits d’hygiène de base au Royaume-Uni.


New-York a montré l’exemple

Dans son discours face au Parlement, Monica Lennon a rappelé qu’une telle initiative avait déjà été prise par la ville de New-York en juin dernier. Après un vote unanimement “pour” émanant de tous les conseillers municipaux, les tampons et serviettes périodiques sont désormais délivrés gratuitement dans les écoles publiques, les centres d’accueil de sans-abris et les prisons.

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Un médecin sur 10 se méfie des vaccins

Le grand public affiche souvent une méfiance envers la vaccination. Ce sondage nous dévoile que 10% de médecins affirment avoir eux aussi des réserves quant à ce type de protection.

Un médecin sur 10 se méfie des vaccins

Si la majorité des médecins généralistes sont favorables à  la vaccination, 10% d’entre eux déclarent émettre certaines réserves, selon un sondage de la Société française de médecine générale (SFMG) dévoilée par le quotidien Le Parisien.

L’enquête menée auprès de 1 069 professionnels  révèle que si la majorité (90%) des médecins généralistes déclarent  être persuadés des bienfaits de la vaccination, un sur dix affirme émettre des précautions, pour certains types de vaccin.
Les généralistes ont les mêmes inquiétudes que les patients et s’interrogent sur la présence d’adjuvants, l’innocuité et l’utilité du vaccin HPV contre les papillomavirus , ainsi que sur les vaccins combinés.
Ce sondage a révélé que 24 %  des professionnels de santé déclarent  avoir un avis défavorable sur la présence d’adjuvant (essentiellement des sels d’aluminium) dans les vaccins. S’ils sont une majorité (95%) a adhérer à celui contre le tétanos , seul 1 généraliste sur 3 comprend l’intérêt du vaccin HPV, contre les papillomavirus, pour protéger des cancers du col de l’utérus .

En réaction à un refus de se faire vacciner, un quart des médecins avoue ne pas se lancer dans une argumentation. Ils sont la moitié à ne pas insister quand il s’agit du vaccin HPV
« Lorsque le médecin est en situation défensive et qu’il est obligé de négocier, il sait que ça va lui prendre du temps et compliquer l’organisation de sa journée », explique le Dr Luc Martinez, vice-président du SFMG et directeur scientifique de l’étude, cité par le Monde. Les médecins n’ont pas été préparés à ce type de situation, certains se trouvent déstabilisés. »
Ce sondage nous apprend aussi que les informations et les prises de positions véhiculées par les médias et les réseaux sociaux sont pour un tiers de médecins (33%) défavorables à la vaccination. Ce pourcentage augmente et passe à 56% lorsqu’il s’agit du papillomavirus.

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Le quotidien d’une mère bipolaire racontée par sa fille

Pendant sept ans, Melissa Spitz a “mitraillé” de son objectif sa mère en proie aux troubles bipolaires. Le résultat, visible sur un compte Instagram, offre un témoignage juste et sensible sur cette maladie mentale.

Le quotidien d'une mère bipolaire racontée par sa fille

Les variations de l’humeur qui assaillent les personnes bipolaires sont aussi brutales que les changements météo en altitude. Tantôt le soleil brille et un sentiment d’euphorie, d’excitation et de bien-être irradie la personne et son entourage. Tantôt le ciel s’assombrit de nuages menaçants et se pare de mélancolie, de désespoir ou pis, d’ idées suicidaires .

Ces oscillations mentales, Melissa Spitz les connaît bien. Elle les vit au quotidien à travers sa mère, diagnostiquée bipolaire alors qu’elle venait d’avoir six ans. Elle grandit auprès de sa mère Deborah, tentant tant bien que mal à garder pied face à l’instabilité mentale de sa maman. En sus de ce trouble mental, cette dernière apprend qu’elle souffre d’un cancer et doit alors subir les lourds traitements de radiothérapie et de chimiothérapie. La fragilité et les coups durs ont raison de cette mère qui commence à abuser de l’alcool et des médicaments. Une spirale négative qui causera un divorce.


“Une métaphore de ce qui se passe dans ma vie et vice versa”

La tentation de s’éloigner de sa mère pour se préserver est là mais Melissa en décide autrement. En 2009, alors qu’elle étudie l’art à l’Université du Missouri à Columbia, elle démarre un projet photographique dont le modèle sera sa mère et son quotidien avec ses troubles bipolaires.

Comme un besoin d’extérioriser ce qu’elle a sur le cœur, la jeune fille capture les états d’âme en pendule de sa mère. “Il y a une photo où ma mère hurle sur un banc. Elle a de la douleur dans sa voix et je me suis dit alors, Voilà comment je me sens. Soudain, ça a fait écho. Il ne s’agissait pas seulement de faire un documentaire sur ma mère, mais de l’utiliser comme une métaphore de ce qui se passe dans ma vie et dans la sienne”, explique Melissa au site Vice américain .

On y voit ici sa mère tout sourire en pleine séance de shopping. Là, changement de décor, Deborah est maintenant assise sur le sol les mains qui lui cachent le visage… Les nombreuses photos invitent à la réflexion sur la bipolarité pour les malades et leur entourage. Le projet photographique de Melissa est visible sur le compte Instagram “Nothing to worry about” . Il cumule à ce jour plus de 28 600 abonnés.

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Le VIH-2 est contrôlé par les lymphocytes T CD8

Les malades touchés par le VIH-2 sont protégés grâce à des “supers” lymphocytes T CD8 très actifs et nombreux qui empêchent la maladie de se développer.

Le VIH-2 est contrôlé par les lymphocytes T CD8

Des “supers” lymphocytes T CD8 contribuent à la maîtrise du VIH-2, selon les résultats d’une étude publiée dans la revue médicale The Journal of Immunolgy . Ils permettent d’éviter l’évolution de la maladie et préservent la santé des malades.
Les personnes touchées par le VIH-2 ne développent majoritairement pas la maladie contrairement à celles atteints par le VIH-1 . Les ressources immunitaires, notamment celle en cellules CD8 sont nécessaires pour contrôler l’évolution du  VIH. Or, lors de l’infection par le VIH-1 (environ 99% des cas), ces ressources s’épuisent très rapidement. Mais,  la  grande majorité (80%) des malades  infectés par le VIH-2, contrôlent naturellement l’infection sans recourir à un traitement.

Les chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et de l’Institut Pasteur en France ont découvert que les malades atteints par le VIH-2  disposent d’un stock abondant et durable de lymphocytes T CD8, et qu’ils montrent une véritable efficacité pour éliminer les cellules de l’organisme qui hébergent le virus du sida.
“Cette capacité à maintenir de telles ressources immunitaires est remarquable. Nous ne connaissons pas encore les mécanismes sous-jacents, mais il existe incontestablement un cercle vertueux permettant un bon contrôle du virus et pérennisant la production de lymphocytes CD8 efficaces. En cas d’infection par le VIH-1, c’est tout l’inverse ! Le cercle est vicieux : le virus est mal contrôlé et cela provoque l’épuisement des CD8 et de leurs ressources”, expliquent Victor Appay et Asier Saez-Cirion.
Les chercheurs ont mis en place de nouvelles études pour connaître les caractéristiques de ces  “super” lymphocytes T  CD8.  Ils étudient les récepteurs présents à leur surface et leurs affinités, ainsi que leur métabolisme. « Sont  également étudiés les facteurs du VIH-2 qui pourraient induire ce cercle vertueux. Avec à la clé, espérons-le, de nouvelles pistes thérapeutiques pour mieux contrôler le VIH-1 », concluent les auteurs de l’étude.

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Dépakine : les victimes lancent la première action de groupe française

L’association des victimes de l’anti-épileptique Dépakine a annoncé avoir l’intention de lancer une action de groupe contre le laboratoire Sanofi.

Dépakine : les victimes lancent la première action de groupe française

Les victimes de l’anti-épileptique Dépakine n’ont pas attendu longtemps après la publication du décret instaurant l’action de groupe en santé, pour annoncer qu’elles avaient l’intention de mener une telle action contre le laboratoire Sanofi.

Ce décret, signé par la ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine et publié mardi au Journal Officiel, instaure l’action de groupe en santé pour “permettre aux victimes d’accidents liés à des produits de santé de se défendre collectivement devant les tribunaux”.


Uniquement pour un même dommage issu d’une même cause

Concrètement, pour un même dommage issu d’une même cause, les victimes peuvent désormais se regrouper pour agir en justice, mutualiser les procédures et les frais de contentieux. A l’issue de la procédure, les indemnisations resteront déterminées de manière individuelle en fonction du préjudice réel de chacun.

“Nous attendions avec impatience ce décret”, a déclaré à l’AFP Marine Martin, présidente de l’Association d’aide aux parents d’enfants souffrant du syndrome de l’anticonvulsivant (Apesac). Cette première action de groupe vise le “manquement à l’obligation d’information” de la part de Sanofi concernant les risques de la Dépakine pour les patientes enceintes, a précisé la présidente de l’Apesac, qui fédère environ 2000 familles.

Cette action de groupe s’ajoutera aux autres procédures judiciaires engagées. La semaine dernière, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour blessures involontaires et tromperie aggravée.

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Sel : les programmes de réduction sont-ils efficaces ?

Pour que la population consomme moins de sel, les autorités sanitaires devraient mettre en place des programmes de réduction impliquant tous les acteurs, des producteurs aux consommateurs.

Sel : les programmes de réduction sont-ils efficaces ?

Les programmes pour réduire la consommation de sel ne seraient efficaces que s’ils incluent tous les échelons de la société, selon les résultats d ‘une étude publiée dans la revue médicale Cochrane Library . En effet, il est nécessaire de toucher les industriels pour qu’ils modifient la composition de leurs produits et les consommateurs pour qu’ils changent leur façon de s’alimenter et qu’ils prennent de bonnes habitudes.

La consommation en excès de sel est un facteur de risque d’ hypertension , de maladies cardiaques , et d’ accident vasculaire cérébral . Actuellement, la consommation de sodium alimentaire, dans presque tous les pays, est trop élevée et représente un lourd fardeau économique et sanitaire.

Un grand nombre d’états dans le monde ont mis en œuvre des initiatives de réduction de sodium alimentaire au niveau de la population. A ce jour, aucun examen scientifique n’a examiné l’impact de ces initiatives.

Les experts du Cochrane Public Health Group aux Etats-Unis ont réalisé une méta-analyse de 881 études sur les méthodes utilisées par les gouvernements et les autorités sanitaires pour réduire la consommation de sel des habitants afin de comprendre leur efficacité.

Les auteurs ont retenu 15 initiatives nationales portant au total sur 260 000 participants, puis 10 portant au total sur 64 798 participants, suffisamment qualifiées pour observer que :

5 études ont permis des diminutions de la consommation de sel quotidienne moyenne par personne allant de 1,15 grammes / jour de moins (Finlande) à 0,35 grammes / jour de moins (Irlande),

Les scientifiques ont aussi noté que 2 initiatives ont favorisé au contraire, une augmentation de la consommation de sel (Canada (1,66) et Suisse (0,80 grammes/ jour de plus par personne)) et que la majorité des programmes de réduction de sel ne montrent pas un changement statistiquement significatif.


Des programmes de réduction de la consommation de sel impliquant tous les acteurs

Les experts ont remarqué que parmi 7 des 10 initiatives qui intégraient plusieurs étapes, de la production alimentaire, à la distribution (écoles, collèges) et consommation alimentaire, 4 ont été satisfaisantes et ont montré une diminution moyenne significative de la consommation de sel.

La mise en œuvre de futures initiatives devrait intégrer des moyens plus efficaces d’évaluation pour aider à mieux comprendre la variation des effets sur la consommation de sel.

« Les interventions sur la population générale en faveur de la réduction du sodium alimentaire ont le potentiel d’entraîner des réductions de consommation à l’échelle de la population à une condition, d’intégrer toutes les étapes et les acteurs concernés dans la chaine alimentaire. Cependant, la grande variation des résultats entre les différentes études appelle à d’autres recherches, mais révèle l’insuffisance de bilan, post-initiative ou intervention, en Santé publique », concluent les chercheurs de l’étude.

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