La santé et la maladie française

2015 : une année mortelle en France

En 2015, 594 000 personnes sont décédées en France, soit 6,1 % de plus qu’en 2014, selon les nouvelles publications de l’Insee . Le chiffre le plus haut depuis l’après-guerre. Si le pic hivernal est pourtant moins marqué qu’à cette époque, il a été plus élevé que les 3 dernières années passées. Pour l’Institut, ces chiffres s’expliquent par « deux explications qui se conjuguent : la première est liée à la structure de la population française, la seconde à des évènements conjoncturels ».

La population française évolue et sa répartition augmente le risque de mortalité. À partir de 1985, les classes d’âges dites « creuses », nées entre 1915 et 1919, sont en effet arrivées aux âges où l’on meurt le plus. S’en suit une diminution du nombre de décès entre 1985 et le début des années 2000 (la génération née en 1919 a 83 ans en 2002). Au début de la décennie 2010, le nombre de décès progresse et est accentué par le risque de mourir des premières générations nombreuses de baby-boomers.


Deux évènements conjoncturels expliquent l’augmentation de la mortalité

Grippe et canicule ont favorisé la hausse de la mortalité en France en 2015. « En effet, en février 2015, 380 personnes supplémentaires sont décédées quotidiennement par rapport à février 2014. En janvier et mars, sont survenus respectivement 240 et 180 décès journaliers supplémentaires. Finalement, sur les trois premiers mois de l’année, 24 000 personnes supplémentaires sont décédées par rapport aux mêmes mois de 2014. Cette année-là, en revanche, 15 000 personnes de moins étaient décédées par rapport à 2013 sur la même période », explique l’Insee. En juillet 2015, il est par ailleurs décédé 60 personnes de plus par jour qu’en juillet 2014 et, en octobre 2015, 117 de plus par jour qu’en octobre 2014.

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Les traitements médicamenteux efficaces contre la maladie d’Alzheimer manquent cruellement. Une équipe de chercheurs table sur la thérapie génique pour contrer cette pathologie de plus en plus fréquente.

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Mes aliments anti-brûlures d’estomac


Myrtilles

Leurs antioxydants aident à combattre les brûlures d’estomac, en neutralisant les radicaux libres et en diminuant l’inflammation de la paroi gastrique. Hors saison, on les choisit surgelées. Légèrement compotées, par exemple, avec une touche de cannelle en toute fin de cuisson, les myrtilles composent un dessert léger et gourmand.


Lentilles

Les lentilles apportent du magnésium (35 mg pour 100 g de lentilles cuites), qui favorise la relaxation musculaire, y compris au niveau de l’estomac. On les accompagne d’un verre de jus de carotte bio, riche en vitamine B6 qui aide à fixer le magnésium. Autres duos magnésium-vitamine B6 : noix du Brésil et graines de tournesol (au petit déjeuner), sarrasin et germe de blé (sur des salades)…


Persil

Il est particulièrement riche en calcium (200 mg pour 100 g) qui agit un peu comme un anti-acide. Le fameux taboulé libanais, à base de persil plat ciselé, est une excellente façon de faire le plein de calcium. On mise aussi sur les sardines en boîte, avec leurs arêtes (également riches en oméga-3 anti-inflammatoires), les noix, les amandes, les noisettes…


Curcuma

Grâce à la curcumine, son principe actif, le curcuma lutte contre l’inflammation qui accompagne les brûlures d’estomac. On l’associe au cours du même repas avec un peu de matière grasse pour favoriser son assimilation (huile d’olive, de coco , poisson gras…). En revanche, on évite les épices fortes : poivre en quantité, piment, harissa…


Réglisse

Son principe actif, la glycyr-rhizine, protège la muqueuse gastrique tout en exerçant un effet anti-inflammatoire. On incorpore de la réglisse en poudre dans les compotes, les mueslis du petit déjeuner… Naturellement sucrée, elle permet aussi de faire l’impasse sur le sucre : tout bénéfice, puisque les aliments sucrés favorisent les brûlures.


Boisson calmante à la guimauve

Grâce à sa haute teneur en mucilages, la guimauve protège la muqueuse digestive. On l’achète en poudre chez un herboriste, et on prépare une boisson en délayant 1 c. à c. de guimauve en poudre dans un verre d’eau froide ou chaude. À boire 3 ou 4 fois par jour, un quart d’heure avant les repas.

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Psycho : stop aux clichés sur l’avortement !

Lorsqu’on parle d’ interruption volontaire de grossesse (IVG) , on convoque immédiatement une foule de préjugés, assez tenaces. Ceux-ci sont (trop) souvent utilisés par les détracteurs de l’avortement pour condamner ce droit, accordé aux femmes françaises depuis la loi Veil de 1975. Ainsi, selon les versions, les femmes qui avortent seraient « irresponsables », ne sauraient « pas vraiment ce qu’elles font » et seraient souvent issues des « classes sociales défavorisées »…

Stop ! Une nouvelle étude, publiée au mois d’octobre 2016, déconstruit les clichés. Des chercheurs de la University of California (aux États-Unis) ont travaillé avec 500 femmes souhaitant bénéficier d’une IVG, inscrites dans 4 plannings familiaux de l’Utah. Celles-ci ont répondu à des questionnaires concernant leur état psychologique avant l’interruption volontaire de grossesse, puis à nouveau 3 semaines après.

En moyenne, les participantes avaient 25 ans, n’avaient jamais eu d’enfants et étaient de type caucasien. La majorité des femmes étaient employées ou étudiantes et vivaient en couple avec l’homme impliqué dans la grossesse non-désirée.


« Le délai de réflexion est inutile »

Résultat ? Les questionnaires pré-IVG révélaient que plus de 50 % des sondées répondaient « oui » aux affirmations suivantes : « je connais mes droits », « je connais les alternatives qui s’offrent à moi » et « je suis sûre de ma décision ». En revanche, très peu de femmes répondaient « oui » à « cette décision a été facile à prendre » mais moins de 1 % des femmes se sentaient « indécises ». Trois semaines plus tard, 89 % des participantes avaient bénéficié d’un avortement  : les autres avaient poursuivi la grossesse.

« Ces travaux montrent bien que les femmes ne sont pas irresponsables vis-à-vis de l’avortement, concluent les chercheurs, qui ont été publiés dans la revue scientifique Contraception Journal . Il est donc totalement inutile de leur imposer un « délai de réflexion » ou de les forcer à écouter le cœur du fœtus avant l’intervention. »

En France, la loi Santé (promulguée le mercredi 27 janvier 2016) a supprimé le délai de réflexion obligatoire pré-IVG. Avant, celui-ci était de sept jours.

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Canada : le champignon le plus dangereux au monde a tué un petit garçon de 3 ans

Ce mardi 11 octobre 2016, un drame s’est déroulé dans la ville de Victoria, la capitale provinciale de la Colombie-Britannique – au Canada. Un petit garçon âgé de 3 ans a été admis aux Urgences de l’hôpital après une promenade avec ses parents : il est décédé quelques heures plus tard, en début de soirée.

Les analyses sanguines ont révélé un empoisonnement . En réalité, l’enfant avait ingéré quelques grammes d’un champignon mortel : l’amanite phalloïde. Ce champignon vénéneux – aussi appelé « calice de la mort » ou « oronge verte » – contient un puissant agent toxique : l’α-amanitine, une molécule qui inhibe le métabolisme cellulaire, ce qui stoppe de manière quasi-instantanée l’action du foie et des reins . À ce jour, aucun antidote n’est connu : 30 grammes suffisent à terrasser un homme adulte (soit environ la moitié du chapeau).

Le problème principal avec l’amanite phalloïde, c’est que ce champignon a l’air tout à fait banal : le chapeau peut être vert pâle, vert-jaunâtre ou vert olive ; le pied est grisâtre ; l’odeur est sucrée, un peu écœurante. Pour les novices, il est facile de confondre une amanite phalloïde avec une vesse-de-loup ou un tricholome équestre. D’autant plus que ce champignon mortel est très fréquent en Europe, se développant généralement au pied des chênes, des hêtres, des châtaigniers ou encore des marronniers. Chaque année, il tue environ 9 personnes dans le monde.


Chaque année, l’amanite phalloïde fait 9 victimes dans le monde

Des spécialistes se sont rendus sur le lieu du drame, là où le jeune garçon avait ingéré le champignon : ils ont découvert 16 autres spécimens vénéneux. « Cette tragédie nous rappelle que la cueillette de champignons peut être un loisir dangereux, explique Dr. Richard Stanwick, directeur de l’hôpital local. Il est très difficile, pour un novice, de faire la différence entre un champignon toxique et un champignon comestible. Si vous avez le moindre doute sur un spécimen, ne le touchez pas. »

En France, il est toujours possible de faire vérifier les fruits de sa cueillette par un pharmacien mycologue. Ce drame n’est malheureusement pas exceptionnel : au mois de septembre 2014, 3 personnes en Bretagne ont été hospitalisées au CHU de Rennes pour avoir consommé des amanites phalloïdes. Mycophiles, soyez (très) vigilants !

Source

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Cardiologie : bientôt des cellules souches pour réparer les cœurs brisés

En France, environ 1 million de personnes souffrent d’ insuffisance cardiaque  : ce problème de santé assez fréquent survient lorsque le cœur, affaibli ou endommagé, n’est plus capable d’effectuer correctement son travail de pompe. Résultat : il n’assure plus le débit sanguin nécessaire au bon fonctionnement de l’organisme.

Des chercheurs de la Shinshu University (au Japon) viennent peut-être de trouver un moyen de réparer les cœurs affaiblis ou endommagés : les cellules souches. Une cellule souche , c’est une cellule indifférenciée, capable de s’auto-renouveler, de se « spécialiser » en fonction des besoins du corps et de proliférer en culture.

Les scientifiques japonais ont mené une expérience avec des macaques : ils ont prélevé des cellules souches chez un macaque pour les injecter ensuite dans 5 macaques différents, souffrant d’insuffisance cardiaque. Après la greffe, les singes ont été placés en observation durant 3 mois.


Une amélioration de la contraction musculaire

Bonne nouvelle : au terme de l’expérience, les macaques souffrant d’insuffisance cardiaque étaient en bien meilleure santé et aucun rejet n’avait été observé. En réalité, les cellules souches s’étaient intégrées au tissu cardiaque : on constatait donc une amélioration de la contraction musculaire et du fonctionnement du cœur .

En revanche, les chercheurs ont également observé un phénomène indésirable : les macaques greffés ont souffert d’arythmie durant quatre semaines après l’opération – cela correspond à une perturbation du rythme cardiaque. Un « effet secondaire » qui n’a cependant pas menacé leur survie.

« Ces travaux pourraient ouvrir la voie à un traitement contre l’insuffisance cardiaque », expliquent les chercheurs, qui travaillaient sous la direction du Dr. Yuji Shiba, professeur en cardiologie. « Bien sûr, des études complémentaires seront nécessaires afin de déterminer si cette thérapie cellulaire fonctionne aussi sur les humains. »

À l’heure actuelle, il n’est pas possible de traiter de manière définitive l’insuffisance cardiaque. Néanmoins, des médicaments peuvent être prescrits (diurétiques, bêta-bloquants, inhibiteurs de l’enzyme de conversion…) et un dispositif particulier peut même être installé au niveau du cœur : un défibrillateur implantable, par exemple.

Source : Nature

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Mal de dos : consultations gratuites chez les chiropracteurs

Les chiropracteurs de l’Association française de chiropraxie ouvrent leur cabinet toute la semaine du 17 au 22 octobre pour proposer des bilans posturaux.

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Erreurs médicales : 60 millions d’euros d’indemnités versés en 2015

Selon le rapport annuel de la Mutuelle d’Assistance des Professionnels de la Santé (MACSF), 60 millions d’euros ont été versés à des patients victimes d’erreurs médicales en 2015. Sur le podium : les médecins généralistes, les chirurgiens-dentistes et les cliniques privées.

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Femme : après la ménopause, pourquoi faire l’amour est bénéfique ?



Femme : après la ménopause, pourquoi faire l’amour est bénéfique ?

La vie sexuelle après la ménopause existe-t-elle encore ? La réponse est oui, et sans équivoque. Actuellement, 90 % des femmes de plus de 50 ans ont eu des rapports sexuels dans l’année. Et en moyenne, 5 par mois. Ce n’était pas le cas dans les années 70 où seulement une femme sur 10 environ avait une vie sexuelle au même âge !
Mieux encore, la pratique sexuelle est bénéfique pour les femmes ménopausées. Pourquoi ? Réponse à suivre.

Faire l’amour, ça rend heureux !

Les couples de plus de 50 ans qui ont des relations sexuelles régulières sont plus heureux que les autres. Rien que cela pourrait suffire à motiver pour l’amour !

L’acte sexuel entretient le désir


Le désir sexuel est stimulé par les relations sexuelles. Comme le dit la sagesse populaire, « l’appétit vient en mangeant ». On sait que c’est lié à la légère augmentation de testostérone liée aux rapports sexuels, ainsi, certainement qu’aux pensées et gestes érotiques qui surviennent à ce moment.

Article publié par le 14/10/2016

Sources : - Trudel, G., Turgeon, L., Piché, L. (2000) Marital and sexual aspects of old age Sexual and relationship therapy, 15, 381-406 
Ade-Ridder,Linda. (1990). Sexuality and marital quality among older married couples. In Timothy H.Brubaker (Ed), Family relationships in later life,2nd ed. (pp.48-67). Newbury Park, CA: Sage Publications
- La sexualité en France : Pratiques, genre et santé de Nathalie Bajos et Michel Bozon. Aux éditions la découverte.
- Bajos, Nathalie ; Bozon, Michel. Le contexte de la sexualité en France. 2008 éditions la découverte.

 

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Acné : peau grasse ou peau sèche, quelles différences ?



Acné : peau grasse ou peau sèche, quelles différences ?

L’acné est souvent associée aux peaux grasses. Pourtant, certaines peaux sèches peuvent elles aussi souffrir d’acné. Le Dr Nina Roos, dermatologue, dresse pour nous les différences entre une peau acnéique à tendance grasse et une peau acnéique à tendance sèche.

Acné sur peau grasse ou peau sèche : des causes différentes, mais pas seulement

La première des différences peut être notée au niveau de l’âge. L’acné des peaux grasses correspond plutôt une acné juvénile qui touche les ados et les jeunes adultes jusqu’à environ 25 ans. Alors que l’acné sur peau sèche surviendra plutôt à partir de la trentaine, période à partir de laquelle la peau devient “plus sèche, plus fine, plus réactive.”

Le Dr Nina Roos, dermatologue, explique qu’il existe des facteurs prédominants dans les deux types d’acné : “Chez tous les acnéiques quel que soit leur âge on retrouve un problème de bactérie, d’inflammation, de mauvaise qualité du sébum.”

Des causes auxquelles s’ajoutent des facteurs différents liés à l’âge.

  • Chez les jeunes, on retrouve des problèmes “d’hyperséborrhée qui engorge les pores et donne un côté luisant à la peau grasse” mais également d’épaississement de la couche cornée.
  • Chez la femme adulte, chez qui la peau est plus sèche pour des raisons physiologiques (avec l’âge la peau sécrète moins de sébum), l’acné peut être causée par des perturbations hormonales, le stress, l’alimentation, le tabagisme. Par ailleurs, une très grande consommation de soins et d’actifs différents au cours de leur vie peut avoir sensibilisé, irrité voire agressé la peau qui en réaction “va entrer dans un cercle vicieux en graissant plus facilement. Il a d’ailleurs été scientifiquement démontré que des irritations de la peau peuvent engendrer des lésions d’acné” éclaire la dermatologue.

Selon les âges, des boutons d’acné et une topographie bien distinctes

L’acné juvénile et l’acné de la femme adulte sont des pathologies proches mais qui ont leurs propres spécificités.

  • L’acné de la femme adulte donc plutôt sur peau sèche (elle touche environ 41 % des femmes de 25 à 45 ans) est une forme d’acné inflammatoire qui se traduit par des boutons rouges et des kystes avec quelques nuances.

Le Dr Roos précise : “Chez la femme non fumeuse, on a plutôt une acné de type inflammatoire avec des gros boutons douloureux qui mettent du temps à partir. Chez les fumeuses régulières, on a plutôt une forme rétentionnelle avec des points noirs et des petits boutons blancs.”

  • Chez l’adolescent, les lésions d’acné sont plutôt mixtes avec des points blancs, des points noirs, des kystes. 

Autre différence entre les peaux acnéiques grasses ou sèches, la répartition des lésions.

  • Chez la femme adulte, les lésions vont se situer principalement sur la partie basse du visage : menton, zone mandibulaire, haut du cou. “Cela correspond à une topographie hormonale” poursuit Nina Roos.
  • Alors que chez l’ado, la répartition est plus homogène avec des lésions d’acné sur l’ensemble du visage, notamment sur le front, une zone très peu touchée chez la femme acnéique.

Article publié par le 14/10/2016

Sources : Entretien avec le Dr Nina Roos, dermatologue, auteure de “Une peau en Pleine Forme”, Editions Solar   

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